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Oust à Brocéliande

Publié le 15 septembre 2026

Ploërmel. Radiologie : après plus d’un an de fermeture, le cabinet accueille de nouveau des patients

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Ambiance de rentrée ce mardi matin au cabinet de radiologie de Ploërmel. Des salariées rayonnantes, des patients un peu intimidés par le nombre de journalistes et d’élus présents et une odeur de peinture fraîche donnant aux locaux un air de neuf… À 8 heures, après plus d’un an de fermeture, le cabinet a accueilli ses premiers patients. Pour son repreneur, le groupe RIVA, cette réouverture n’est cependant pas un simple retour à la situation antérieure : elle doit marquer le début d’une nouvelle histoire appelée à s’inscrire dans la durée.

Le symbole était fort ce mardi 15 septembre à 8 heures. Quinze mois après la fermeture du précédent cabinet, intervenue le 13 juin 2025, la radiologie libérale est de nouveau une réalité à Ploërmel.

Autour du docteur Jean-Baptiste Le Nouvel, gérant du groupe RIVA, repreneur du cabinet, Christophe Launay, maire de Ploërmel et président de Ploërmel Communauté, le sénateur du Morbihan Simon Uzenat et Marie-Noëlle Amiot, vice-présidente de Ploërmel communauté, sont venus constater l’aboutissement d’un dossier sur lequel ils travaillent depuis plusieurs mois.

« Ce mardi 15 septembre 2026 marque la renaissance concrète du service de radiologie libérale à Ploërmel », souligne Christophe Launay. Avec une satisfaction particulière : le calendrier annoncé publiquement le 13 juin dernier a été tenu. Les rendez-vous pouvaient être pris à partir du 15 juillet et la réouverture avait été promise pour la deuxième quinzaine de septembre.

Elle intervient finalement dès le premier jour de cette deuxième quinzaine.

« Quelque chose qui va durer »

Le docteur Le Nouvel tient cependant à dépasser la seule satisfaction de la réouverture. Son message est clair : RIVA s’engage dans la durée à Ploërmel.

« Ce à quoi on s’engage, c’est la pérennité », insiste-t-il. Le cabinet ouvrira dans un premier temps deux jours par semaine, avec au minimum deux demi-journées de présence médicale. À partir de novembre, le dispositif ira déjà au-delà des engagements initiaux : un médecin échographiste sera présent une journée complète toutes les deux semaines.

L’objectif est ensuite d’augmenter progressivement le temps médical sur place au fur et à mesure des recrutements, sans pour autant fragiliser les autres sites sur lesquels intervient RIVA.

Le groupe est en effet déjà implanté à Vannes et Auray notamment. « Il n’est pas question de déshabiller Pierre pour habiller Paul », résume le médecin. Il refuse donc de promettre aujourd’hui un calendrier qu’il ne serait pas certain de pouvoir tenir.

« On est dans une phase de réanimation », explique-t-il, rappelant qu’en juin 2025 le cabinet avait fermé et que tout était alors à reconstruire.

120 000 euros investis par RIVA

Le redémarrage a nécessité une course contre la montre pendant l’été. Après la décision de reprise, RIVA a racheté lors de la vente aux enchères du 16 juin les équipements médicaux de l’ancien cabinet. Mammographie, échographie, radiographie, ostéodensitométrie et panoramique dentaire ont été remis en service.

Le groupe a parallèlement installé ses propres infrastructures informatiques et de communication et travaillé sur les conditions d’exercice des salariés. Au total, RIVA annonce avoir investi 120 000 euros dans cette réouverture.

De son côté, Ploërmel Communauté a voté le 29 juin l’acquisition du bâtiment pour 300 000 euros. La signature définitive doit intervenir le 29 septembre. Dans l’intervalle, l’intercommunalité est devenue locataire des lieux dès le début juillet.

Environ 30 000 euros de travaux de remise en état et de rafraîchissement ont également été engagés. Ils se sont achevés le 11 septembre.

Les anciennes salariées n’ont pas été laissées « sur le carreau »

Mais derrière le matériel et les murs, la reprise possède aussi une dimension humaine sur laquelle le docteur Le Nouvel s’est longuement attardé. Le précédent cabinet comptait six salariées. Après parfois trente années passées dans l’établissement, sa fermeture brutale les avait placées dans une situation particulièrement difficile.

Avant même d’avoir la certitude que le projet de reprise pourrait aboutir, RIVA leur a proposé de rejoindre le groupe.

« On s’est dit qu’il fallait que quelque chose se fasse et qu’on n’allait pas pouvoir laisser ces gens-là sur le carreau », raconte le docteur Le Nouvel.

Certaines ont accepté, d’autres ont choisi de nouvelles orientations professionnelles. Mais celles qui travaillent aujourd’hui sur le site de Ploërmel sont toutes issues de l’ancien cabinet. Et entre-temps, elles ont travaillé sur d’autres sites du groupe.

« Elles sont absolument incroyables », se réjouit le médecin. Leur connaissance des locaux et de leur fonctionnement a d’ailleurs considérablement facilité la réouverture. « Elles en connaissent tous les secrets », sourit-il.

Pour Christophe Launay, c’est du « gagnant-gagnant » : les salariées retrouvent un lieu auquel elles étaient attachées tandis que RIVA bénéficie immédiatement de leur expérience.

« Plus qu’une réouverture, c’est une ouverture »

C’est aussi pour cette raison que le docteur Le Nouvel refuse de considérer ce mardi matin comme un simple retour en arrière. « Elles reviennent travailler dans cette structure qui n’est plus la même structure qu’avant. » Et il résume ainsi l’état d’esprit du groupe : « Plus qu’une réouverture, j’ai l’impression qu’aujourd’hui c’est une ouverture. Une ouverture vers demain, une ouverture vers quelque chose de nouveau. »

Avec une ambition : construire « quelque chose qui va durer ».

Le rôle déterminant de Simon Uzenat

Le gérant de RIVA a également tenu à souligner publiquement le rôle joué par Simon Uzenat dans le sauvetage du cabinet. C’est le sénateur du Morbihan qui a provoqué la rencontre avec le groupe d’imagerie et mis les différents interlocuteurs en relation. « J’ai eu l’impression qu’il y avait un homme bien déterminé en face de moi », sourit le docteur Le Nouvel.

« Sans cette rencontre opportune, ça n’aurait jamais été possible », poursuit-il en qualifiant le sénateur de l’un des « fondateurs » du projet de reprise.

Simon Uzenat préfère, lui, mettre en avant la mobilisation collective et le travail accompli pendant l’été. Des points étaient organisés au minimum chaque semaine en juillet et août afin que la date promise puisse être tenue. « C’était un tour de force », estime-t-il.

Une façade qui attendra la fin de la sécheresse

À l’intérieur, l’odeur de peinture fraîche témoigne du travail réalisé pendant l’été. À l’extérieur en revanche, les visiteurs pourront encore remarquer que le bâtiment n’a pas bénéficié du même rafraîchissement. Et ce n’est ni un oubli ni un retard.

Les restrictions d’eau liées à la sécheresse n’ont pas permis de nettoyer la façade avant de la repeindre. Le chantier extérieur a donc été volontairement reporté.

Une petite imperfection que le docteur Le Nouvel assume volontiers au nom de la « responsabilité écologique » : les travaux seront réalisés lorsque les restrictions permettront de le faire.

Des rendez-vous qui devraient partir très vite

Reste maintenant à répondre à la demande. Et elle s’annonce forte. Même pendant les travaux, des habitants se présentaient régulièrement au cabinet pour tenter de prendre rendez-vous.

Pour Christophe Launay, cette attente confirme à quel point la fermeture du cabinet avait créé une difficulté sur le territoire, allant selon lui jusqu’à provoquer des renoncements aux soins.

Le docteur Le Nouvel ne cache pas non plus que les plannings risquent de se remplir rapidement.

Mais il replace Ploërmel dans une problématique beaucoup plus large : la demande d’imagerie médicale augmente fortement. Lorsque le docteur Le Nouvel a pris la direction du groupe en 2018, RIVA réalisait environ 120 000 examens par an. Aujourd’hui, il en réalise 200 000, soit une progression d’environ 67 % en huit ans.

Une demande que le médecin relie notamment au vieillissement de la population morbihannaise et à l’arrivée de nouveaux retraités accompagnés parfois de leurs parents.

À Ploërmel, le redémarrage sera donc progressif : deux jours d’ouverture par semaine dans un premier temps, une journée supplémentaire d’échographie tous les quinze jours à partir de novembre, puis davantage de temps médical dès que l’organisation du groupe le permettra.

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