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Oust à Brocéliande

Publié le 16 août 2026

Saint-Guyomard. La noce bretonne fait toujours recette : une commune entière renoue avec la tradition

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Costumes traditionnels, cortège, mariage pour rire et danses bretonnes : Saint-Guyomard a renoué ce dimanche matin avec l’une de ses traditions les plus populaires. Pour sa 54e édition, la noce bretonne organisée par les Chevaliers de Saint-Guyomard a une nouvelle fois attiré une foule considérable. Derrière le spectacle, près de 200 bénévoles sont mobilisés pour faire vivre une fête qui se prolonge jusque tard dans la nuit.

Il suffit de regarder la foule massée devant la mairie de Saint-Guyomard pour mesurer l’attachement du public à cette manifestation. Et, au fil des années, elle semble encore gagner en popularité.

Ce dimanche matin, le bourg a donc remonté le temps à l’occasion de la 54e noce bretonne, organisée par l’association des Chevaliers de Saint-Guyomard.

Le rendez-vous a débuté par le traditionnel cortège. Les « mariés » d’un jour, Lydia Guyot et Stéphane Quatrevaux, ont traversé le bourg entourés de nombreux participants revêtus de costumes traditionnels. Coiffes, dentelles, velours, calèche… toute l’ambiance des noces d’autrefois était reconstituée avant l’arrivée devant la mairie.

Un mariage très officiel… ou presque

C’est là que Maurice Braud, le maire de Saint-Guyomard, attendait les futurs « époux » pour une cérémonie qui reprend les codes d’un véritable mariage civil, mais dans une version très libre et surtout très humoristique.

« Ma chère Lydia, mon cher Stéphane, en ma qualité de maire de Saint-Guyomard, je suis à la fois très heureux et fier de vous accueillir devant la mairie pour cette 54e noce bretonne », a lancé le maire avant de passer à la lecture d’un Code civil quelque peu revisité.

Ainsi, selon « l’article 212 » version Saint-Guyomard, « les époux se doivent provisoirement fidélité (sauf en cas de tentation) ». L’article 213 leur confie conjointement « la direction du moral et de la gaieté de la fête », tandis que le 215 les oblige à « montrer l’exemple pour chanter, rire et danser les vieilles danses du bon pays gallo ».

Quant au contrat de mariage, il comporte une obligation incontournable : « joie, gaieté et abondance ».

Après avoir recueilli le consentement de Lydia et Stéphane, Maurice Braud a donc pu les déclarer unis… pour une journée, sous les applaudissements du public avant de signer l’acte officiel en compagnie des deux témoins des mariés, Brayn Emeraud et Karen Goarin (pour en apprécier toute la saveur, écoutez le discours du maire dans notre vidéo).

Les danses bretonnes gagnent toute la place

La cérémonie achevée, pas question de se disperser. Musique et danses bretonnes ont aussitôt pris le relais devant la mairie.

Les danseurs costumés ont entraîné le public et une grande ronde s’est formée sur la place, illustrant sans doute l’une des raisons du succès de cette fête. Car si la noce bretonne permet de préserver et transmettre une partie du patrimoine culturel local, elle reste avant tout une fête populaire et participative.

Et son succès repose sur une mobilisation impressionnante.

Près de 200 bénévoles sur le pont

Environ 200 bénévoles travaillent à la préparation et au déroulement de cette journée. Certains sont à pied d’œuvre plusieurs jours auparavant.

Maurice Braud a d’ailleurs tenu à rendre hommage à cette équipe ainsi qu’à Samuel Maudet, président des Chevaliers de Saint-Guyomard : « Sans toute cette ferveur, nous ne pourrions plus faire de fête », a-t-il souligné.

Une mobilisation qui dépasse même les frontières bretonnes. Des représentants de Saint-Hippolyte, dans le Haut-Rhin, commune alsacienne jumelée avec Saint-Guyomard, ont fait le déplacement pour participer à l’événement.

Une fête qui se poursuit jusqu’au bout de la nuit

Car la noce du matin n’est que le premier chapitre d’une longue journée.

Après les danses, participants et visiteurs se retrouvent au stade autour d’un repas et de groupes de musique. Puis la fête se poursuit dans une ambiance conviviale jusqu’à une heure avancée de la nuit.

L’ampleur prise par le rendez-vous est considérable : l’an dernier, la soirée avait rassemblé plus de 4 000 personnes.

Cette année, toutefois, une animation manquera au programme. Le feu d’artifice a été annulé en raison de la sécheresse et des conditions climatiques. Des consignes particulièrement strictes ont également été données concernant le risque d’incendie, avec notamment l’interdiction de fumer sur le site. Le maire a appelé chacun à adopter un comportement responsable.

Une précaution qui ne devrait guère entamer l’ambiance. Cinquante-quatre éditions après sa création, la noce bretonne démontre surtout qu’à Saint-Guyomard, les traditions populaires ne sont pas seulement conservées : elles continuent à rassembler les générations.

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