Ploërmel. Le maire et le sous-préfet chez les pompiers et aux urgences

C’est une tradition qui se déroule normalement le 31 décembre ou le 1er janvier. A ce moment clé du changement d’année, le sous-préfet de Ploërmel-Pontivy, et le maire de Ploërmel rendent visite aux services qui sont mobilisés pour assurer la sécurité de la population. Une tournée qui passe par l’hôpital, le centre de secours et la gendarmerie. En cette fin d’année inédite, cette visite s’est aussi déroulée selon une formule inhabituelle puisque c’est ce lundi 11 janvier qu’elle a eu lieu. Enfin en partie puisque le maire Patrick Le Diffon et le sous-préfet Patrick Vautier iront saluer les gendarmes jeudi prochain. Ce lundi après-midi c’est avec les pompiers et les urgentistes  que les deux hommes se sont attardés…

Chez les sapeurs-pompiers

Le constat est évidemment le même dans tous les centres de secours. En raison des périodes de confinement, l’activité des pompiers a été réduite cette année voire quasi nulle en avril. Toutefois, le chef de centre observe que même avec un nombre d’accidents plus faible, la mortalité sur les routes reste au même niveau que l’an passé…

“Chaque fois que j’en ai l’occasion, je pose la question des installations en ce qui concerne le centre de secours de Ploërmel”, lance le sous-préfet qui joue les trublions en évoquant d’entrée le dossier qui fâche. Et pour cause, l’an dernier, lors de sa visite du jour de l’An, les pompiers volontaires femmes avaient posé la question du réaménagement des vestiaires. Une intervention qui a marqué le sous-préfet. L’an dernier, le maire Patrick Le Diffon avait expliqué que la résolution de ce problème était liée à une particularité morbihannaise qui veut que les collectivités locales gère la partie immobilière des sapeurs-pompiers tandis que c’est le SDIS (service départemental d’incendie et de secours) -donc le Département- qui assure l’organisation opérationnelle du service. “Je suis prêt à apporter une contribution financière à la construction de nouveaux locaux mais ce n’est pas à nous communauté de communes de définir leur architecture”. En résumé, Patrick Le Diffon défend l’idée d’une participation financière à un projet qui serait porté par le SDIS, alors que Gilles Dufeigneux, conseiller départemental et président du conseil d’administration du SDIS s’attache à la répartition actuelle: d’un côté les locaux pris en charge par les collectivités locales, de l’autre le fonctionnement, les effectifs et l’organisation gérés par le SDIS. Des échanges de courrier ont eu lieu, mais le dossier est au point mort. Et les pompiers soumis à leur devoir de réserve, rêvent en silence à des installations modernisées et plus en adéquation avec leurs missions… Il y a de fortes chances que le sous-préfet pourra poser la même question l’année prochaine lors de sa tournée ploërmelaise du jour de l’An…

Aux urgences de l’hôpital

Une ambiance plutôt sereine au service des urgences de l’hôpital de Ploërmel où le sous-préfet et le maire ont rencontré les responsables de service et la directrice Valérie Jeanne. Pour l’instant l’établissement n’est pas en surcharge avec le COVID mais tous soulignent la forte implication qui a été celle de tous les services pour faire face à la crise sanitaire notamment lors de son paroxisme, au printemps. Une crise du COVID qui a eu pour effet de réduire fortement l’activité des urgences (jusqu’à 75% de baisse à Vannes) puisque sans doute par crainte d’une éventuelle contamination les visites inappropriées pour des cas ne relevant pas de l’urgence se sont considérablement réduite pendant la crise sanitaire. Ce service est “en temps normal” trop saturé par des cas qui ne relèvent même pas de la médecine, jouant le rôle d’exutoire pour des patients parfois simplement confrontés à une difficulté d’ordre social…  Un phénomène qui alimente d’ailleurs une réflexion au niveau de l’établissement de Ploërmel: comment mettre en place une organisation prolongeant une situation qui permet aux urgences de se concentrer sur leur véritable mission. Les professionnels, devant leurs visiteurs ont loué l’intérêt de l’organisation mise en place dans le cadre du Groupement hospitalier et qui instaure une complémentarité jugée efficace entre les hôpitaux de Ploërmel et de Vannes. Une efficacité dont profitent aussi bien les patients que les professionnels, selon eux. Valérie Jeanne a relevé que les différentes améliorations apportées en terme de matériel (scanners, mammographe de dernière génération en attendant l’IRM), ainsi que le développement de certaines activités (label et salle nature pour la maternité, création d’un service ORL…) permettent aujourd’hui à l’établissement ploërmelais de tourner à plein régime…


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