Réminiac. L’OBC lance une nouvelle opération sauvetage de commerces

Réunion stratégique à la mairie de Réminiac

L’action communication menée à Ruffiac pour sauver le salon de coiffure avait été couronnée de succès, grâce aux articles publiés dans la presse locale. L’exemple de Ruffiac montre que parfois le bonheur est dans le pré. C’est en effet une habitante de la commune qui a repris le salon. Elle ignorait que cette opportunité lui tendait les bras à quelques centaines de mètres de chez elle…

Du coup, l’OBC a décidé de renouveler l’opération pour Réminiac. L’objectif est bien de sauver le commerce en milieu rural. Et Réminiac dispose de deux commerces qui cherchent repreneurs, sans succès pour l’instant. Il s’agit d’une part du restaurant le Vieux Lierre fermé depuis un an et d’autre part du bar-épicerie situé au coeur du bourg fermé depuis deux ans. Pour l’instant des repreneurs potentiels se sont manifestés, mais aucun dossier n’est allée au bout… Et pourtant, pour peu d’être de la partie, ce sont deux affaires qui ont un réel potentiel de développement. Idéalement situé au bord de la route reliant Malestroit à Guer, le Vieux Lierre était une adresse reconnue et appréciée. Une affaire qui tournait rond entre ses deux activités de restauration et de traiteur. Après la cessation des activités consécutive à un grave problème personnel du gérant, les propriétaires de l’établissement ont effectué des travaux de réhabilitation de la partie logement située à l’étage. Toute la partie professionnelle (cuisine, matériel, salle…) est aux normes. Bref, le restaurant peut reprendre du service du jour au lendemain…

L’avantage du bar-épicerie outre également son bon état, c’est le fait qu’un logement est occupé par un locataire et que ce loyer assuré peut couvrir une bonne partie de l’éventuel emprunt d’un repreneur. (Voir ci-dessous les fiches techniques des deux établissements).

C’est donc une véritable mobilisation générale qui a été lancée jeudi après-midi à la mairie de Réminiac à laquelle participaient les propriétaires des deux établissements, Jean-Yves et Marie-Hélène Durand et Joëlle et Yannick Fradin, mais aussi Michel Martin, le maire de la commune, le président de l’OBC, Jean-Luc Bléher ainsi que Soazic Métayer du service économique de l’OBC. L’idée était donc de faire savoir, via la presse, que ces deux opportunités tendaient les bras à d’éventuels candidats, mais aussi de faire un état des lieux plus large et de mettre en perspective la place de ces commerces locaux dans le développement de la commune et du territoire. Réminiac, c’est un peu l’archétype d’un art de vivre à la campagne que défend Jean-Luc Bléher. « Je ne souhaite pas que ce soient les villes centres qui se développent démesurément. Je suis attaché à la vie du milieu rural et l’OBC développe une stratégie permettant aux chefs-lieux de canton et aux communes alentours de se développer… », explique-t-il.

Avec ses 391 habitants, Réminiac ne manque pas d’atouts. C’est en premier lieu une position géographique stratégique, quasi équidistante de Guer, Malestroit, Carentoir, Ploërmel avec ses sentiers de randonnée et de nombreux centres d’intérêt à proximité, et une bonne desserte des transports scolaires. C’est aussi une politique offensive menée par la mairie pour attirer de nouveaux habitants et notamment des familles avec des terrains vendus à 2 euros le m2. Et ça marche: une cinquantaine d’habitants sont venus s’installer au cours des 5 dernières années et de nouveaux compromis de vente sont signés dans les nouveaux lotissements. Du coup, les effectifs scolaires progressent sensiblement. De 23 à la rentrée dernière, le nombre d’écoliers atteints désormais 28!

Et puis, il y a l’aire d’accueil des campings-cars inaugurée il y a quelques mois qui a connu alors l’affluence: une cinquantaine de campings-caristes s’y sont installés pendant une quinzaine de jours à cette époque, en dépit de la concurrence attractive de Malestroit. « Mais tous nous demandent pourquoi il n’y a pas plus de commerçants, notamment une boulangerie », concède Michel Martin le maire. Bref, il est clair que le redémarrage des commerces locaux viendrait alimenter ce cercle vertueux qui se dessine.

Alors, comment convaincre les repreneurs? C’est le chantier auquel s’attèlent désormais la mairie et les services économiques de la communauté de communes. Outre les caractéristiques propres aux commerces vacants (voir ci-dessous), les repreneurs sont assurés de bénéficier d’un soutien et d’un accompagnement actif de ces collectivités. « Si vous avez un contact avec un repreneur, venez nous voir! On est prêt à vous aider et à envisager toutes les mesures nécessaires pour faciliter son installation… », martèle le maire. Même son de cloche du côté de l’OBC qui peut apporter une aide technique par exemple pour aider le repreneur dans des demandes d’aides financières. Enfin, les actuels propriétaires sont ouverts à des négociations sur le contenu de la reprise.

Pratique:
Renseignements :

Service développement économique 02 97 75 27 28 / soazic.metayer@oust-broceliande.bzh

ou:

Mairie de Réminiac, tel: 02.97.93.22.83.

 

Fiche technique Bar-Epicerie

 

Fiche technique restaurant le Vieux Lierre

 


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