Retrouvez Les Infos du Pays Gallo sur : 7,1K 21K 800

Accueil / Ploërmel Communauté / Val d’Oust. Après 24 ans au Petit Kériquel, Élisabeth et Philippe Morizot passent le relais à Carine et Erwann

Ploërmel Communauté

Publié le 19 septembre 2026

Val d’Oust. Après 24 ans au Petit Kériquel, Élisabeth et Philippe Morizot passent le relais à Carine et Erwann

Version sans publicité

Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption

×

« 24 ans, c’est une sacrée tranche de vie. » L’émotion était palpable vendredi soir au Petit Kériquel, au Val d’Oust. Entourés de nombreux clients, amis et élus, Élisabeth et Philippe Morizot ont officiellement passé le relais à Carine Bouchet et à son fils Erwann. Une transmission chargée de souvenirs pour les anciens propriétaires et un nouveau chapitre qui s’ouvre pour cet hôtel-restaurant devenu au fil des années une adresse bien connue du territoire.

Il y avait forcément un peu plus que la transmission d’un commerce, vendredi soir au Petit Kériquel. Carine Bouchet a officiellement repris les rênes de l’établissement le 4 septembre dernier avec son fils Erwann. Mais pour Élisabeth et Philippe Morizot, cette soirée marquait véritablement la fin d’une aventure commencée 24 ans plus tôt.

« Nous sommes très heureux de vous avoir aussi nombreux ici pour partager avec nous ce moment qui est, vous l’imaginez, assez particulier », a confié Élisabeth Morizot devant leurs invités.

Au fil des années, le couple s’est taillé une solide réputation sur le territoire. La qualité de sa table et de son accueil, mais aussi son dynamisme, lui ont permis de fidéliser une importante clientèle.

Et vendredi soir, beaucoup avaient tenu à venir leur dire au revoir.

Parmi eux figuraient également plusieurs élus : Florence Prunet, maire de Val d’Oust, accompagnée d’une bonne partie de son conseil municipal, Christophe Launay, maire de Ploërmel et président de Ploërmel Communauté, ainsi que le député Paul Molac et le sénateur Simon Uzenat.

« Certains de nos clients sont devenus des amis »

Mais derrière ces 24 années de travail, Élisabeth Morizot a surtout voulu rappeler une histoire beaucoup plus intime. « Il y a eu beaucoup de travail, quelques journées bien remplies, quelques nuits très courtes, mais surtout énormément de rencontres, de souvenirs et de belles histoires. »

Car le Petit Kériquel n’a jamais été uniquement le lieu de travail du couple. Leurs enfants y ont grandi. « Ils ont connu les vacances, les week-ends, les repas de famille, mais aussi les coups de feu en cuisine, les clients, les chambres, les fêtes et toute cette vie qui faisait partie de notre quotidien. Ils ont grandi avec le Petit Kériquel et, quelque part, cette maison fera toujours partie de leur histoire aussi. »

Au fil du temps, la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle s’est parfois également effacée avec la clientèle. « Certains de nos clients sont devenus des amis, certains habitués sont presque des membres de la famille. Nous avons partagé ici des repas, des anniversaires, des fêtes et des moments plus difficiles. »

Et maintenant, une grasse matinée…

Après près d’un quart de siècle rythmé par les services, les chambres et les contraintes de l’hôtellerie-restauration, Élisabeth et Philippe Morizot aspirent désormais à retrouver un autre rythme.

Avec, dans le discours d’Élisabeth, une envie toute simple qui a fait sourire l’assistance : pouvoir enfin faire une grasse matinée et prendre tranquillement un petit-déjeuner. « Après toutes ces années de travail, nous allons enfin pouvoir prendre un peu de temps pour nous, pour Philippe et moi, et retrouver une autre façon de vivre. »

Avant de partir, le couple a surtout voulu remercier ceux qui ont accompagné cette aventure : clients, amis, voisins et élus.

Puis est venu le moment de se tourner vers leurs successeurs. « Nous sommes particulièrement heureux de passer le relais à Carine et Erwann. Nous leur souhaitons sincèrement beaucoup de bonheur et de réussite dans cette nouvelle aventure. » Et de conclure : « Maintenant, c’est à Carine et Erwann d’écrire la suite. »

Un coup de cœur pour le Petit Kériquel

Carine Bouchet, Julie et Erwann forment la nouvelle équipe à la tête du Petit Kériquel

Cette suite a déjà commencé. Carine Bouchet est loin d’être une novice dans l’hôtellerie-restauration. Elle a travaillé pendant plus de seize ans au Brit Hotel de Saint-Méen-le-Grand, en Ille-et-Vilaine, qu’elle a notamment dirigé pendant cinq ans.

Mais elle nourrissait depuis longtemps l’envie de se lancer à son compte, avec un projet familial. « Mon fils Erwann s’est engagé dans la restauration et j’espérais trouver une affaire pour travailler en famille avec lui. On partage tous les deux le sens de l’accueil, de la convivialité, l’envie de faire plaisir à nos clients », explique-t-elle.

C’est en décembre dernier, en parcourant un journal de petites annonces, qu’elle découvre que le Petit Kériquel cherche un repreneur.

La visite sera décisive.

« Ça a été un coup de cœur immédiat pour l’établissement, mais aussi pour son environnement. On a été séduits par le cachet de ce joli petit village. »

« Ils nous ont transmis leur bébé »

À 20 ans, Erwann travaille déjà en cuisine depuis cinq ans. Il a notamment effectué son apprentissage au restaurant étoilé Le Pressoir, à Saint-Avé. Parmi ses domaines de prédilection : les poissons et les desserts. Mère et fils sont accompagnés dans cette nouvelle aventure par Julie.

Mais reprendre une maison aussi identifiée à ses anciens propriétaires constitue forcément un défi. Carine Bouchet en a pleinement conscience.

Vendredi soir, elle a d’ailleurs rendu hommage à ses prédécesseurs. « Nous les remercions de nous avoir transmis leur bébé. On espère faire aussi bien, voire mieux, pour pouvoir faire perdurer. Ils ont tenu ça d’une main de maître pendant 24 ans. Chapeau, parce que dans ce milieu-là, tenir un établissement aussi longtemps, ce n’est pas donné à tout le monde. »

Les premières semaines ont déjà permis aux habitués de découvrir la nouvelle équipe. « Pour ceux qui sont déjà venus, merci d’être venus tester. On est tous contents que vous ayez apprécié le moment passé chez nous. Et tous ceux qui ne sont pas encore venus, n’hésitez pas, la porte est ouverte », lance Carine Bouchet.

Faire évoluer sans rompre avec l’esprit des lieux

Carine et Erwann veulent désormais imprimer progressivement leur marque tout en conservant ce qui a fait la réputation de l’établissement. Le Petit Kériquel propose notamment un menu du moment et un menu gourmand appelé à évoluer au fil des saisons.

Et Carine Bouchet résume en quelques mots l’esprit qu’elle souhaite conserver : « la convivialité, la bienveillance, le souci de vous faire plaisir ».

Une façon de rassurer ceux pour qui le Petit Kériquel est devenu, au fil des années, bien davantage qu’une simple adresse où déjeuner ou passer une nuit.

Vendredi soir, deux histoires se sont ainsi croisées : celle d’Élisabeth et Philippe Morizot qui s’achève après 24 années particulièrement intenses et celle de Carine et Erwann Bouchet qui commence. À ces nouveaux propriétaires, désormais, d’en écrire le prochain chapitre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Articles similaires