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Oust à Brocéliande

Publié le 5 juillet 2026

Sérent. L’accord secret avec l’OBC sur la piscine fait des vagues

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Lors de la dernières réunion du conseil communautaire de l’OBC, la présidente Gaëlle Stricot et la vice-présidente et maire de Sérent, Rozenn Guégan, ont annoncé la signature d’un accord pour régler le différent financier entre les deux instances concernant le transfert de compétence de la piscine. Ce différent qui durait depuis trois ans portait sur le montant de la compensation financière due par l’OBC à la commune de Sérent. Celle-ci avait été révélée par Christian Guillemot lors d’un conseil municipal de Malestroit et s’établissait à 160 000 euros. On a appris lors de ce conseil communautaire que l’accord prévoit de réduire cette somme à 80 000 euros. Mais surtout les deux dirigeantes ont expliqué qu’un accord de confidentialité avait été signé entre les deux parties ce qui interdit de divulguer le contenu des négociations et les éléments pris en compte pour le calcul. Cette affaire -tant sur le montant que sur le secret qui entoure les négociations- suscite beaucoup de questions voire d’indignation parmi la population. Ce dimanche, c’est David Cabas, responsable du Rassemblement national de la 4è circonscription mais aussi élu du conseil municipal de Sérent depuis le mois de mars qui monte au créneau. Il avait largement exploité ce dossier lors de la campagne des municipales. Dans un communiqué, il exige des explications et menace de saisir le déontologue :

« 160 000 EUROS HIER, 80 000 AUJOURD’HUI : LES SÉRENTAIS ONT LE DROIT DE SAVOIR

En 2023, l’OBC, sans mesurer les conséquences de sa décision, a rendu la gestion de la piscine à Sérent. Aujourd’hui, ce sont encore les Sérentais qui vont payer la facture.

Depuis plusieurs jours, je pose une question simple à laquelle je n’ai toujours pas obtenu de réponse : comment sommes-nous passés de 160 000 à 80 000 euros par an ?

En 2024, le chiffre de 160 000 euros par an avait été publiquement avancé concernant la compensation due à Sérent après la restitution de la piscine. Nous apprenons aujourd’hui qu’un accord a été trouvé sur la base de 80 000 euros par an, auxquels s’ajoutent 240 000 euros pour les années 2023 à 2025.

Nous sommes donc passés de 160 000 à 80 000 euros par an. Les Sérentais ont le droit de savoir pourquoi. Ils ont surtout le droit de savoir à quoi correspondent les 80 000 euros manquants.

J’apprends également que les négociations se sont déroulées dans le cadre d’un accord de confidentialité. Là encore, je pose une question simple : sur quel fondement juridique cette confidentialité repose-t-elle et jusqu’où peut-elle être opposée aux élus appelés à voter un accord engageant les finances de leur commune ?

Comment des élus communautaires ont-ils pu se prononcer sans disposer de l’ensemble des éléments ? Et demain, comment les élus municipaux de Sérent pourront-ils voter en toute connaissance de cause si les documents et les éléments ayant conduit à cet accord ne leur sont pas communiqués ?

En l’état, il me paraît évident que les grands perdants de cette affaire sont les Sérentais.

La situation de la maire de Sérent, désormais vice-présidente d’OBC, soulève également à mes yeux une question déontologique. Je vais donc saisir le référent déontologue compétent afin qu’il examine la situation et nous indique clairement s’il existe ou non une difficulté. Ce n’est pas à moi de trancher cette question, mais elle doit pouvoir être posée en toute transparence.

J’ai demandé communication des documents relatifs à cet accord. Si leur communication m’est refusée, je demanderai le fondement juridique précis de ce refus.

En l’état actuel des informations dont je dispose, je voterai contre cet accord. Si aucune réponse précise n’est apportée à mes questions et si les éléments nécessaires à l’exercice de mon mandat ne me sont pas communiqués, j’examinerai les voies de droit à ma disposition.

Je ne laisserai pas ce dossier se refermer derrière un accord confidentiel et quelques éléments de communication. Tant que la différence entre les 160 000 euros annoncés et les 80 000 euros finalement retenus ne sera pas clairement expliquée, je continuerai à poser la question.

Après trois années de conflit autour de la piscine, les Sérentais ont le droit de savoir comment les intérêts financiers de leur commune ont été défendus.

David CABAS
Conseiller municipal de Sérent »

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