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Saint-Malo de Beignon

Publié le 2 juin 2021

OBC. Petites villes de demain: le paradoxe malestroyen

Guer, La Gacilly et Sérent. Ce sont les trois villes de l’Oust à Brocéliande Communauté qui sont finalement retenues pour bénéficier du programme des Petites Villes de demain. Dans le Morbihan, elles sont 24 dans ce cas dont trois sur le territoire de Ploërmel communauté, Ploërmel, Josselin et Mauron et deux sur celui de Questembert, il s’agit de Questembert et de Malansac, deux communes qui ont déjà signé une convention avec la préfecture.

Pour l’OBC, il s’agissait jeudi soir de faire le choix d’adhérer ou pas à ce programme qui s’inscrit dans le cadre du plan de relance.La Gacilly. En direct: le conseil communautaire de l’OBC Un dossier que le président de l’OBC, Jean-Luc Bléher considère comme une véritable arme de développement du territoire et dont Jean-François Guihard, délégué communautaire de Malestroit est en charge. Sur l’OBC, quatre communes avaient été pressenties pour intégrer ce programme: Guer, La Gacilly, Sérent et Malestroit. Le 8 décembre dernier, Malestroit faisait acte de candidature. Mais trois mois plus tard, le 8 mars, cette dernière pourtant retenue avec Guer et La Gacilly, décidait de renoncer (lire ci-dessous). Du coup, c’est Sérent qui prend sa place.

Pour Jean-Luc Bléher, le président de l’OBC, l’inscription à ce programme est porteur d’espoir et pourrait permettre de donner un nouvel élan à tout un territoire. La mise en oeuvre de ce dernier se déroulera en plusieurs temps. Dès qu’elles auront signé, les communes auront 18 mois pour élaborer un plan d’action détaillé. Elles bénéficieront de soutiens divers (voir dossier ci-dessous) et notamment d’une aide financière pour recruter un chef de projet (à hauteur de 75%) et de managers de centre ville pris en charge dans la limite de 20 000 euros par an pendant 2 ans. « Cette action va ruisseler sur les autres communes du territoire… », analyse Jean-Luc Bléher le président de l’OBC qui propose donc que le reste à charge des managers de commerce soit répartis sur l’ensemble des communes du territoire, au prorata du nombre de commerces dont elle dispose. Au total, l’OBC recense 441 commerces sur l’ensemble de son territoire.

Cette disposition a suscité quelques réactions, notamment de petites communes qui s’inquiètent de ne pas avoir d’éléments d’appréciation sur le coût que représente cette décision sur leur budget (voir vidéo). C’est notamment le cas de Caro par la voix de son maire Erwan Gicquel. Le président de l’OBC a donné la liste des restes à charge pour chaque commune (sous réserve d’une bonne évaluation du nombre de commerces): 317 euros par an pour Caro, 180 euros pour Bohal, 136 euros pour Saint-Malo de Beignon, 499 euros pour Ruffiac, 3311 euros pour La Gacilly, 4354 euros pour Guer, 3400 euros pour Malestroit… (le reste est à écouter sur notre vidéo à partir de 16 mn 15).

Petites villes de Demain: pour quoi faire?

Voici la synthèse de ce programme présenté par le ministère qu’il résume ainsi:

« Petites villes de demain vise à améliorer les conditions de vie des habitants des petites communes et des territoires alentour, en accompagnant les collectivités dans des trajectoires dynamiques et respectueuses de l’environnement. Le programme a pour objectif de donner aux élus des villes et leurs intercommunalités de moins de 20 000 habitants exerçant des fonctions de centralités les moyens de concrétiser leurs projets de territoires », précise le dossier du ministère.

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L’étonnant retrait de Malestroit

Sérent bénéficie donc du retrait de Malestroit. Une décision d’autant plus surprenante que la municipalité de Malestroit avait d’abord manifesté d’une manière très officielle son souhait d’entrer dans ce dispositif, lors de son conseil municipal de décembre. Et puis, c’est par une question de Jean-François Guihard chef de file du groupe minoritaire qu’on découvre le 9 mars que le maire a refusé cette opportunité. S’ensuit ce 9 mars une explication de texte longue, tortueuse du maire et de ses adjoints pour tenter d’expliquer ce brusque revirement. Les arguments sont difficilement compréhensibles et incohérents. Globalement l’exécutif aurait soudain découvert que ce dispositif est inutile puisqu’elle est déjà engagée dans de multiples dossiers. Mais aussi qu’elle est déjà trop occupée par son statut de Petite cité de caractère, alors que l’association des Petites Cités de caractère est l’un des partenaires du programme Petites Villes de demain… Pour le maire, ce dispositif serait trop lourd, trop long, trop nébuleux et incompatible avec la situation financière de la ville. Il y a pourtant à la clé de ce statut de Petite ville de demain, des aides techniques et financières dans le cadre du plan de relance (voir ci-dessus) dont on pourrait penser qu’elles seraient utiles au dynamisme de Malestroit – surtout après le rapport de la chambre régionale des comptes– et qui expliquent pourquoi de nombreuses villes s’y sont engouffrées… Ces avantages, Malestroit n’en bénéficiera pas, mais devra quand même y contribuer financièrement via les 3400 euros au financement des managers de centre-bourg dont elle devrait cependant bénéficier « par ruissellement » (voir ci-dessus).

Mais alors pourquoi avoir changé d’avis entre le 8 décembre et le 9 mars. La réponse est peut-être dans une observation lancée par Jean-François Guihard. « J’ose espérer que cette décision n’a pas été prise parce que je suis en charge de ce dossier à l’OBC que vous avez dit non ».

Pour vous permettre de vous faire une opinion, regardez cette vidéo dans laquelle vous pouvez revivre les deux décisions opposées prises par la municipalité de Malestroit, les 8 décembre et 9 mars dernier et revivre les débats…

 

 

 

2 commentaires "OBC. Petites villes de demain: le paradoxe malestroyen"

  1. Il est bien évident que tout ce que Mr Guihard sera en charge sera systématiquement « botté en touche » par Mr Gicquello ( Et par là même par son adjointe qui ne fait que le suivre). Mr le Maire de Malestroit est maître en la matière pour ces genres de « vacherie ».
    J’ose espérer que son attitude n’est pas en rapport avec le métier de Mr Guihard !!!

  2. Mais que fait M. Gicquello, notre commune se meurt des commerces vide, une ville sale, des travaux, pas de marquage au sol… Monsieur le maire veut la mort de sa commune ? la question doit se poser Vouloir accueillir des touristes et presenter une ville délabrée sans âmes

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