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Réminiac

Publié le 1 mai 2021

Pays de Ploërmel. 1er mai: les syndicats renouent avec la tradition du défilé

La crise sanitaire et le confinement les avaient contraint à abandonner cette tradition bien établie en 2020. Pour ce 1er mai 2021, les syndicats CGT et FSU de Ploërmel renouent avec la tradition. Environ 80 personnes ont répondu à leur invitation et se sont rassemblées rue de la Gare à Ploërmel. Avant de partir défiler dans les rues de la ville, Virigine Gortais secrétaire de l’UNion locale CGT de Ploërmel et Claire Hareux de la FSU Morbihan ont pris la parole pour exprimer leur revendications. Dans son intervention au nom de l’intersyndicale Claire Hareux a notamment longuement évoqué la situation de la Fonderie de Caudan.

Les sujets de préoccupation sont nombreux en cette période d’incertitudes. Claire Hareux souligne la situation dans l’Education nationale qu’elle estime marquée par l’impréparation. “On est prévu trop tardivement. On apprend les choses par la presse et on a les textes que 2 ou 3 jours après l’entrée en application des mesures”. Et de prendre en exemple la décision prise d’interdire tout brassage des élèves. ” Dans le 1er degré, où la rentrée vient d’avoir lieu, les consignes prévoient d’appeler les familles pour qu’elles viennent récupérer leurs enfants quand un cas de COVID est signalé. Les directeurs se font insulter par les parents qui eux doivent aller travailler. Ce sont des consignes, mais on n’a pas d’écrits officiels… Dans le second degré, la reprise a lieu lundi, on va voir comment ça se passe la semaine prochaine”, souligne-t-elle pour mettre en avant le malaise qui règne dans l’Education nationale. Plus généralement, elle constate que la crise sanitaire exacerbe le manque de moyens dont souffre la fonction publique.

Une augmentation des adhésions

La CGT s’inquiète de l’entrée en vigueur dès le 1er juillet prochain de la réforme de pôle emploi, qu’elle considère comme “catastrophique”. Virigine Gortais, secrétaire de l’union locale de Ploërmel souligne un sentiment partagé dans l’agro-alimentaire d’être un peu les sacrifiés de la crise. “On n’a pas été considérés comme des travailleurs de 1ère ligne et pourtant on a continuer à faire tourner l’économie dans des conditions souvent difficiles. On constate par contre que les participations sont impactées et que les augmentations de salaires sont minimes”, détaille-t-elle.

L’activité syndicale a aussi été affectée par la crise, mais ne s’est pas interrompue. “On a mis en place des permanences téléphoniques pendant la crise qui ont très bien fonctionnées…”, insiste Virginie Gortais. Mais cette crise inédite a eu une conséquence inattendue, avec une explosion du nombre d’adhésions ces derniers mois, que la CGT estime supérieure à 30%. “Je pense que les gens se rendent compte que dans tout ce qu’on dit depuis des années, on n’a pas tort”, analyse un syndicaliste.

 

 

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