Carentoir-St Nicolas du Tertre-Tréal. Vaccination: ils veulent continuer

17 h 30, ce samedi 1er mai. Dans la salle du Bois Vert de Carentoir transformée en centre de vaccination, le moment est crucial et la concentration maximale. David Naël, premier adjoint échange en permanence avec les professionnels de santé, calcule… On arrive dans les toutes dernières minutes de l’opération éphémère destinée à vacciner les personnes âges de plus de 70 ans. Il s’agit de ne gaspiller aucune dose du précieux vaccin. Alors, on compte une à une les dernières restantes pour faire appel aux personnes placées en liste d’attente…

Complicité intercommunale

Mais ce samedi soir, l’objectif visé par cette opération est atteint. Tous les habitants de la tranche d’âge ciblée qui le souhaitent ont été vaccinés. Ceux de Carentoir mais aussi de Tréal et de Saint-Nicolas du Tertre les deux communes voisines qui ont été associées. Muriel Hervé, maire de Tréal exulte. “Tous les gens qu’on rencontre sont enchantés. Ils ne tarissent pas d’éloges sur la qualité de l’organisation et de l’accueil qu’ils ont reçu…”, témoigne-t-elle. Anita Hemery, adjointe au maire de Saint-Nicolas du Tertre confirme. Les deux élues remercient Carentoir d’avoir coopté leurs communes pour bénéficier de cette opération dont les leçons vont bien au-delà du simple bilan chiffré. Une véritable complicité s’est de toute évidence établie entre les élus des trois communes. “C’est un bel exemple de mutualisation…”, lâche Claude Jouen, le maire de Carentoir.

Car dans la salle, l’ambiance est chaleureuse et conviviale. Certains patients sont heureux de retrouver leur ancien médecin de Carentoir partis à la retraite. Dès qu’il a eu vent de l’opération il n’a pas hésité une seconde à venir prêter main forte à ses deux collègues, les généralistes de Carentoir. Avec le pharmacien ils assurent 4 lignes de vaccination. Quatre autres sont assurées par les infirmières de Carentoir et de Saint-Nicolas du Tertre. Des bénévoles de Tréal et Saint-Nicolas du Tertre se relayent pour aider à l’accueil des personnes, éventuellement pour aller chercher à domicile ceux qui auraient des difficultés de transport. Les sapeurs-pompiers de La Gacilly veillent au bon déroulement de la vaccination et notamment surveillent les vaccinés pendant le quart d’heure de pause obligatoire. “C’est rassurant de les avoir avec nous…”, glisse Claude Jouen. L’origine de cette opération remonte au mois de janvier lorsque ce dernier a jeté les bases de cette opération avec l’ARS. Puis, des échanges se sont noués avec les deux autres communes pour finaliser l’organisation. “C’est un incroyable élan de solidarité qui s’est immédiatement enclenché. Les professionnels de santé se sont mobilisés pour organiser l’opération. Ils ont été ultra disponibles. Les élus des 3 communes étaient hyper motivés tout comme les employés municipaux. Ils ont appelé toutes les personnes susceptibles d’être concernées. On a été voir chez elles celles qui ne répondaient pas au téléphone. Et puis les bénévoles du comité des loisirs sont venus nous aider à monter les barnums dans la salle…”, explique David Naël.

Pourquoi on ne continue pas?

“Ca montre bien l’importance de la proximité et ça met les élus locaux, à leur vraie place au coeur de leur population. Il y a un climat de confiance qui s’instaure et on voit bien que cela facilite la décision de se faire vacciner. De la même façon, le fait pour les gens de retrouver leurs élus qui les accueillent, de voir des têtes connues ça instaure une certain détente. Ca n’est pas un univers impersonnel, il y a une vraie dimension humaine et ça change beaucoup de choses. Tout le monde peut constater qu’il n’y a aucun stress…”, insiste Muriel Hervé. De l’autre côté des espaces de vaccination, c’est carrément ambiance salon de thé pendant la période de pause post-vaccinale. “Les gens sont détendus, ils ont contents de se retrouver et de pouvoir discuter. On est même obligés de leur rappeler que le quart d’heure est écoulé, sinon ils resteraient bien plus longtemps…”, sourit Anita Hemery.

Et puis ces deux jours de vaccination ont aussi permis aux élus qui tiendront les bureaux de vote de se faire vacciner afin de respecter les consignes ministérielles. C’est aussi un soulagement. Alors évidemment, à l’heure de la clôture, il y a beaucoup de regrets parmi les élus présents. Il flotte comme un sentiment d’inachevé. “On a fait tout le travail, tout est prêt, tout le monde est motivé, c’est un énorme succès, alors pourquoi est-ce qu’on ne continue pas? Maintenant on a l’expérience on est en mesure de participer efficacement à la vaccination de nouvelles tranches d’âges”, constate Claude Jouen. Le maire de Carentoir n’est pas du genre à baisser les bras. Et dès lundi, il s’est fixé comme objectif prioritaire de décrocher son téléphone pour contacter l’Agence Régionale de Santé afin de plaider pour le renouvellement de cette opération.

Interrogé sur ce point, vendredi lors de sa visite au centre de vaccination de Josselin, où la même attente se manifeste, Claire Muzellec-Kabouche la directrice départementale de l’ARS a indiqué que l’ouverture de la vaccination à la population générale s’appuyera sur les vaccinodromes en place dans le département à Kercado, Lorient, Caudan et Pontivy. Mais elle a laissé échapper un “on verra on en discutera…” qui peut donner un peu d’espoir au maire de Carentoir.

Affaire à suivre…

 


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