Ploërmel. Des hébergements supplémentaires pour les femmes battues

Le département du Morbihan déplore une hausse des violences intra-familiales en 2020. Les coups et blessures volontaires sur conjoint ont augmenté de 24% lors du premier semestre, particulièrement pendant le confinement. Dans notre département, les interventions de gendarmerie concernant des différents intra-familiaux se sont multipliées à la même période.
L’hébergement des femmes violentées reste une priorité absolue. 58 places d’hébergement sont dédiées aux villes de Vannes, Auray, Lorient, Pontivy et Ploërmel. Nicole Touzé, directrice des services Hébergement-Logement-Santé à ‘Association d’Insertion Sociale et Professionnelle (AMISEP), dresse le bilan pour Ploërmel où 4 places d’hébergement supplémentaires sont consacrées exclusivement à l’accueil des femmes, victimes de violence. L’appartement, mis à disposition, se situe en ville et est loué par l’AMISEP.
“En 2020, 14 ménages soit 24 personnes composées de 9 femmes seules et de 5 femmes avec enfants ont été secourues. La durée moyenne de prise en charge est de 102 jours. 4 d’entre elles étaient toujours prises en charge à la date du 31 décembre 2020”, détaille Nicole Touzé. Elle constate une hausse des violences, par rapport à 2019, où 12 ménages avaient été accueillis, correspondant à 17 personnes, soit 9 femmes seules et 3 femmes avec enfants. La durée moyenne de prise en charge était de 32 jours.
Ce contexte sanitaire inédit, lié à la pandémie de coronavirus, a constitué un facteur aggravant pour les femmes et les enfants victimes de violence, lorsqu’ils se sont retrouvés confinés avec leur agresseur.
Divers dispositifs d’alerte et de secours sont restés opérationnels, pour écouter, secourir les personnes victimes de violence à l’intérieur du foyer. De nouveaux dispositifs ont été créés:  l’alerte pharmacie, où il est devenu possible de faire un signalement; une ligne d’écoute avec un cadre confidentiel, bienveillant et anonyme; un numéro vert à l’écoute 7j/7 destiné aux auteurs de violence, pour les aider à ne pas commettre l’irréparable.
Une avancée majeure a permis de mettre à l’abri des femmes dans l’urgence, grâce notamment aux intervenantes sociales de police et de gendarmerie, qui jouent l’interface entre les services de police/gendarmerie et les services sociaux. Elles ont pour rôle l’accueil et l’écoute. Trois nouveaux postes viennent d’être créés.

Pour la région Bretagne, le financement à hauteur de 156 000 euros vise à renforcer les hébergements et l’accompagnement psychologique pour les victimes de violences…


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