Ploërmel. 2020, une année à hauts risques pour l’hôpital

Quel est l’avenir de l’hôpital de Ploërmel? Est-ce que 2020 apportera une réponse à cette question qui angoisse l’ensemble du Pays de Ploërmel? C’est par ce dossier chaud que débutera la nouvelle année sur le pays de Ploërmel.

Depuis des mois, les bonnes et les mauvaises nouvelles s’enchainent. Il y a un an presque jour pour jour, le directeur du CHBA, Philippe Couturier lors des voeux de l’hôpital avait tenu des propos plutôt rassurants et même porteurs d’espoir en affirmant que « on ne ferme pas une maternité qui enregistre plus de 650 naissances par an ». Il avait alors expliqué qu’une demande pour l’implantation d’une IRM allait être déposée et évoqué des projets innovants. Concernant le déficit financier, il avait alors affirmé que tout était une question de temps et que les effets positifs de la réorganisation allaient apparaître au cours des prochains mois (vous pouvez revivre ces voeux et le discours intégral du directeur en vidéo en cliquant ici)

Qu’en est-il un an après, et quel discours tiendra ce même directeur lors des voeux de l’hôpital qui sont annoncés pour le 22 janvier prochain? Du côté des représentants syndicaux, l’heure est à l’inquiétude comme on a pu le constater lors d’une manifestation qui s’est déroulée le 17 décembre dernier (lire notre article en cliquant ici).

Cet appel à un débrayage avait été massivement suivi, preuve des craintes qui règnent parmi le personnel. Il est vrai que le contexte dépeint par les représentants du personnel n’est pas très engageant et semble bien éloigné de celui promis par la direction l’an dernier. Le déficit a continué de se creuser pour atteindre les 23 millions d’euros et pourrait encore s’aggraver de 5 ou 6 millions d’euros en 2020. Le standard téléphonique et le système informatique sont obsolètes, les tentatives de recrutement de médecins restent vaines… Avant les voeux un premier temps fort aura lieu très prochainement avec la visite à Ploërmel de l’Agence Régionale de Santé (ARS) le 13 janvier prochain. Une visite lors de laquelle les représentants du personnel exigent d’être reçus et en tous cas promettent de se faire entendre. L’affichage un peu partout sur les murs de l’établissement de messages exprime clairement ces craintes qui sont celles de l’absorption pure et simple de certains services de l’hôpital de Ploërmel par Vannes et notamment les urgences…

Décision qui serait une aberration et contraire aux intérêts du territoire et de ses habitants selon les élus locaux comme a pu le souligner Patrick Le Diffon, le maire et président de la communauté de communes, mardi lors de la visite du sous-préfet. Le député et conseiller régional Paul Molac, ne semble pas beaucoup plus rassuré. Il a  adressé un message lors d’une remise de médailles aux employés de la clinique des Augustines dans lequel il laissait poindre l’éventualité d’un appel à la mobilisation pour sauver les services de santé locaux. Une allusion évidente à la situation de l’hôpital de Ploërmel.

 


'Ploërmel. 2020, une année à hauts risques pour l’hôpital' a 4 commentaires

  1. 2 janvier 2020 @ 18 h 48 min FONTENELLE

    Mr Le Diffon et Mr Molac sont au courant des difficultés de l’hôpital depuis plus d’un an. Ils ont été alertés par les professionnels du secteur et rien n’a réellement bougé. On enlève peu à peu les outils de diagnostic permettant aux médecins de pouvoir soigner les patients. Il y a eu effectivement un appareil d’échographie mais où est l’IRM. Je ne reviendrai pas sur le choix de l’ARS de mettre les IRM à Vannes. Mr Le Diffon a beau dire qu’il viendra mais il est peut-être le seul à le croire. Mais il y a un autre problème que peu de gens parlent et dont Mr Le Diffon préfère taire : la délocalisation des analyses sanguines sur Vannes. Le Contrat avec le laboratoire privé actuel prendra fin en octobre 2020 et les analyses se feront donc à l’hôpital de Vannes. Ce n’est pas en soi quelque chose d’absurde mais il faudra y mettre les moyens humains et matériels. Or pour l’instant il n’est prévu que quelques machines pour traiter les urgences mais avec un panel d’analyses largement moindre qu’actuellement avec le laboratoire privé et sans technicien la nuit. Ce qui veut dire que les analyses seront à la charge des infirmiers/es de garde. A terme on peut craindre que les urgences se vident car on préféra envoyer les patients directement à vannes pour faire les analyses plutôt que les tubes. En enlevant les outils de diagnostics on n’envoie pas un message positif aux médecins et ils peuvent se demander pourquoi venir dans un hôpital qui leur donnera pas les moyens de bien soigner un patient. Autant rester à Vannes.
    De belles paroles de combat vont être prononcées par le Maire de Ploërmel mais ce ne sont que des paroles et bien tardives. Il n’a jamais alerté sa population car il se sentait peut-être assez fort pour négocier en secret avec l’ARS et le directeur de vannes pour sauver l’hôpital. S’il est normal d’avoir des discussions avec les instances décisionnaires, pour les alertés, pour leur dire que l’on est pas d’accord, il faut savoir néanmoins passés outre et faire appel à, la population pour se battre contre l’institution afin de défendre le territoire. Il n’est pas normal à un moment donné de continuer à cacher à la population les difficultés que l’on rencontre. Mais le voulait-il alors ? S’est-il contenter des belles promesses ?
    Malheureusement c’est en faisant du bruit que l’on peut espérer renverser des situations difficiles. Le combat que le collectif pour un lycée public le prouve.
    A l’heure où j’écris ces lignes je me trompe peut-être. Et je l’espère vraiment. Peut-être qu’un IRM va venir à Ploërmel, qu’un laboratoire s’y implantera, que les médecins rassérénés viendront, après tout c’est la période des vœux. Pourvu qu’ils ne soient pas pieux !

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  2. 2 janvier 2020 @ 19 h 51 min citoyen

    on finira par aller dans une clinique vétérinaire ou les animaux sont très bien reçu en temps et en heure

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  3. 4 janvier 2020 @ 3 h 30 min paco

    Je pense que les citoyens du pays Ploërmel pourrai soutenir les employés du CH ploërmel.les gardes préfectorales en ambulance avec un secteur très large de meneac a pleucadeuc, guer ,beignon
    … Peut être changer maintenant.mais si toutes c est commune manifesterait pour soutenir les employés sauver notre hôpital .je pense que cela pourrait peut être aider .ce n est pas normalement qu il supprime tout…je suis aller aux urgences pour un enfant envoyé par mon médecin traitant très bien reçu.infirmiers aides soignants docteur impeccable … pré-diagnostic demande de d une écho pour vérifier vers 16h plus radiologue pour faire l examen …
    Donc le médecin très gêné vient me l annoncer et me dit qu elle essaye de me avoir un rdv au plus vite….mais pas facile en interne ….j ai trouve cela courageux de ma l avouer car elle a fait son travail mais on l empêche de travailler correctement faute moyen!!!
    Connaissant un peut le système j ai contacté en peut plus haut du service d urgence avec mon tél.et ensuite je revenu le lendemain matin passer une écho et scanner de mon enfant mais sorti dans diagnostic précis
    Il faut pas toujours jeter la pierre au personnel des urgences car même eux se font sont pris au piège et leur journée ne sont pas toujours facile et il y a une difficulté avec certain service . J ai cru comprendre pas radiologue après une certaine heure .ce compliqué pour les échographies … «  »et je suppose que le reste est lu par vannes une fois les manipulateurs on fait le travail » »
    SMUR Ploërmel ? »’ vannes depuis cet été ??? Vannes n ont passé travail aux urgences???il faudra que le pays Ploërmel va remplir leur service et combien d attendre?? Ploërmel vannes.30minutes.mais mauron ,meneac,le trajet plus le temps de la prise en charge??? Ou on change in envoie a rennes?? Trinité porhoet Mohon pareil ou eux Noyal Pontivy.???
    Moi serais d accord que les habitants descend dans la rue pour sauvé cette hôpital.

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    • 5 janvier 2020 @ 20 h 42 min Rolland

      Je suis tout à fait d accord. Le personnel a besoin de la population. L ARS doit venir à ploermel alors j invite la population à montrer leur soutien car on supprime de plus en plus de moyens à l hôpital et ça deviendra compliqué de se faire soigner. Exemple précis : si on supprime les gardes ortho la nuit, comment se faire soigner rapidement : aller à vannes, pour certaines communes 1 heure de trajet. Alors soutenons l hôpital de ploermel et son personnel

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