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Publié le 2 janvier 2015

RETRO 2014. Politique : le séisme des élections municipales

 

Le socialiste Paul Paboeuf perd la mairie de Questembert qu'il dirigeait pourtant depuis 1995
Le socialiste Paul Paboeuf perd la mairie de Questembert qu’il dirigeait pourtant depuis 1995

C’était une défaite annoncée, attendue mais elle a surpris par son ampleur. A l’occasion des élections municipales, les électeurs ont massivement exprimé leur déception de la politique menée par la gauche au niveau national. Il est de coutume de dire que les municipales sont des élections à part, que les habitants tiennent compte dans leur vote de l’image de leur maire et de sa gestion de la commune et que ses élections sont donc moins sensibles aux conséquences de la politique nationale.

Cette année 2014 aura été une exception majeure à cette règle. L’un des exemples les plus emblématiques est sans conteste celui de la ville de Questembert, dirigée depuis 1995 par le socialiste Paul Paboeuf. Un maire charismatique, très bien implanté dans sa ville, président de la communauté de commune… il était le modèle même de celui qui pouvait résister aux effets du mécontentement populaire. Quelques minutes avant le dépouillement du premier tour, il exprimait une relative confiance. Et pourtant, il était mis en ballotage par une liste conduite par Marie-Annick Martin puis battu par cette dernière au second tour…

A Ploërmel également la gauche s’effondre face à la liste menée par Patrick Le Diffon. L’autre phénomène à retenir de ce vote, c’est l’avènement des challengers. C’est vrai à Questembert, mais c’est aussi vrai et spectaculaire à Malestroit où la liste de Bruno Gicquello qui a reçu le renfort de Christian Guillemot balaye la liste sortante en totalisant 68% des voix! On sent comme une grande envie de changement chez les électeurs pas seulement de la gauche vers la droite, mais tout simplement de donner leurs chances à des têtes nouvelles…

Mais cela ne sera pas possible partout. Car ces élections 2014 s’accompagnent d’un certain nombre de modifications des règles. L’une d’entre elles, notamment, oblige les candidats à présenter des listes complètes dans les villes de plus de 1000 habitants. C’est la fin du panachage, mais cela a aussi pour conséquences de rendre impossible la constitution de plusieurs listes dans ces communes où il est bien difficile d’arriver à réunir suffisamment de candidats pour cela.

Après les élections municipales, vient le temps de la nomination des équipes dirigeantes des communautés de communes. Dans la foulée de sa défaite aux municipales, Paul Paboeuf perd la présidence de la communauté de communes de Questembert au profit d’André Fégeant.

A Malestroit, l’affaire tourne au psychodrame. Le poste de Michel Guégan fondateur de la Communauté de communes du Val d’Oust et de Lanvaux (CCVOL, ndlr: la première de France) est très convoité. Christian Guillemot, devenu maire-adjoint de Malestroit se porte candidat, mais Alain Launay le maire de Pleucadeuc qui avait discrètement et efficacement courtisé les autres maires emporte la mise.

 

Retrouvez notre dossier « Elections municipales » en cliquant ici

 

 

VIDEO. La victoire écrasante de Bruno Gicquello à Malestroit

 

VIDEO. Marie-Annick Martin l’emporte à Questembert


 

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