Intercommunalité. Les Infos du pays Gallo à l’heure de la fusion
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Publié le 2 juin 2026
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Les visiteurs ne pourront le découvrir qu’à partir du 11 juillet. Pourtant, derrière les portes encore fermées du musée de la Résistance en Bretagne à Saint-Marcel, un nouvel espace entièrement consacré aux parachutistes français du SAS prend déjà forme. Les Infos du Pays Gallo ont pu le visiter en avant-première.
Soldats d’élite, les hommes du SAS (special air service) ont été chargés pendant la seconde guerre mondiale des missions les plus dangereuses. Ces unités ont intégré dans leurs rangs des parachutistes français qui ont mené des opérations périlleuses, notamment en rejoignant les résistants du maquis de Saint-Marcel. Leurs actions ont construit leur légende et fascinent l’imaginaire collectif qui en fait des sur-hommes. Mais qui étaient-ils vraiment? c’est pour tenter de répondre à cette question que le musée de la résistance en Bretagne sous l’impulsion de son conservateur, Tristan Leroy, prépare un nouvel espace qui sera dévoilé le week-end du 10 juillet. Cet univers sera entièrement dédié à ces SAS avec des documents inédits et spectaculaires provenant notamment de l’un de ces SAS au profil un peu particulier. Henry Coutant, alias « Corta » est un de ces soldats d’élite membre du 4ème SAS/2ème RCP sous les ordres du Commandant Bourgoin. Il est l’un des premiers officiers parachutés dans la France occupée, infiltré au coeur de la Bretagne. La particularité d’Henry Corta est qu’il est passionné de photographie et il a toujours sur lui son appareil, même en opération. Il a ainsi constitué un album exceptionnel qui témoigne du quotidien des parachutistes SAS en opération. Et cet album, Henry Corta l’a donné au musée de la Résistance de Saint-Marcel qui dispose également d’une multitude d’objets relatifs à ces hommes de l’ombre. « Saint-Marcel, c’est un peu la maison mère des SAS. Dans les années 90, on a reçu beaucoup de choses… », explique Tristan Leroy. Celui-ci évoque une sorte de mal-être qui anime ces SAS, vus comme des légendes alors qu’ils se considéraient comme des « hommes ordinaires », souvent tombés dans l’oubli après leur retour à la vie civile. Un paradoxe que le projet du musée de la résistance veut explorer et expliquer au grand public dans ce nouvel espace que nous avons pu visiter alors qu’il est encore en travaux.
Il se décline en trois grands thèmes. On y trouve une salle dans laquelle sont présentées les fameuses Jeep autour desquelles le concept des SAS a été construit. Ces véhicules tout-terrain, increvables étaient surarmés et embarquaient les hommes et leur paquetage spécifique pour des opérations fulgurantes respectant un protocole simple résumé par cette petite phrase : « hit and run ». Des raids éclairs et destructeurs menés à l’issue de longues courses dans le désert. Cet espace abordera aussi tout l’imaginaire qui s’est construit autour de ces forces spéciales devenues héros de livres, de films ou même de jeux vidéo. Une exposition temporaire consacrée aux photos inédites de Henry Corta complétera l’ensemble. L’espace comporte aussi une salle de projection équipée des strapontins de l’ancien théâtre de Carentoir prêtés par la municipalité.
Les travaux sont largement réalisés par l’équipe du musée et tout sera terminé début juillet. Le nouvel espace consacré aux paras français du SAS sera officiellement inauguré le vendredi 10 juillet et ouvert au public dès le lendemain.
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