Publié le 30 avril 2026
Carentoir. Budget : la municipalité met le paquet sur la voirie
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Les routes vont prendre un sacré coup de neuf cette année à Carentoir. La municipalité dirigée par David Naël qui a voté ses budgets mardi soir a été très claire : la voirie est la priorité absolue de cette 1ère année de mandature. « L’état des routes est déplorable et c’est une préoccupation de nos concitoyens. Elles se sont dégradées avec les intempéries qu’on a connues en janvier. Et puis, c’est un engagement qu’on a pris pendant la campagne… », explique David Naël, le maire. Et pour Carentoir, les routes c’est un gros morceau : 10è commune la plus vaste du Morbihan, elles représentent 200 kilomètres. Cette volonté se traduit dans les chiffres : cette année, le budget voirie va être augmenté de 270 000 euros et au total, ce sont 700 000 euros qui vont être consacrés aux routes en 2026. « Nous devons tenir compte de deux réalités. Il y a d’abord le prix des matières premières et notamment celui du bitume qui explose et puis nous voulons faire les choses dans l’ordre. Il faut d’abord s’occuper de ce qu’il y a sous la route et on a notamment un réseau d’eau qui a plus de 50 ans et qui doit être refait », soulignent le maire et Jean-Yves Bonnet, maire-adjoint chargé des finances. Pour planifier les choses, un plan d’investissements va être établi. « On a quand même une bonne nouvelle, c’est le fait que le programme de solidarité territoriale (ndlr: programme d’aide aux communes par le département qui était suspendu) va être réactivé. Cela pourrait nous permettre de bénéficier d’une aide de 105 000 euros », ajoutent-ils.
Pragmatisme et prudence
Un chiffre important mais pas de quoi déstabiliser le budget communal. « Notre situation financière est très saine, comme l’a souligné David Bioret, le conseiller aux décideurs locaux qui assistait au conseil. Le budget principal 2025 dégage un excédent de fonctionnement de 976 000 euros ce qui nous permet de financer nos projet et d’alimenter une partie des investissements du budget 2026 », précise le maire. Ce dernier rapporte que les indicateurs cités par David Bioret sont tous dans le vert et témoigne de la bonne santé financière de la commune. C’est le cas de l’endettement qui, au 21 décembre, s’établissait à 900 000 euros. Mais le ratio le plus compréhensible est sans doute le poids de cette dette pour les habitants : 281 euros par habitant à Carentoir alors que la moyenne départementale pour les communes de même strate est de… 650 euros. Idem pour la fiscalité que la municipalité a décidé de ne pas augmenter comme c’est le cas depuis 2018. « On a décidé de faire avec ce qu’on a. Pour autant, les impôts augmentent quand même sous l’effet des hausses décidées par l’Etat chaque année », précise Jean-Yves Bonnet. Un autre indicateur de la bonne santé financière d’une collectivité est sa capacité à rembourser le capital de sa dette. Ce qui apparait dans le nombre d’années qui serait nécessaire à la commune pour rembourser toute sa dette. La ligne rouge est située à 10 ans. A Carentoir, ce ratio est de… 0,8 années. « Une dette qui se réduit et une capacité d’autofinancement qui augmente… C’est une très bonne situation qui nous permet d’envisager la suite et de poursuivre nos investissements avec sérénité », analysent les deux hommes qui pour autant ne sombrent pas dans l’euphorie et expriment leur volonté d’agir avec pragmatisme et prudence face aux incertitudes qui pèsent sur l’avenir.
Une année de pause
C’est ainsi qu’en dehors de la voirie, l’année 2026 marquera une pause des investissements avec un recul de 39%. « Nous avons réalisé des investissements très lourds et le calendrier du début d’année a été très chargé notamment en raison des élections, ce qui nous a obligé à construire un budget dans des délais très resserrés. Cette pause est nécessaire », estime David Naël. Cette année 2026 sera donc consacrée à préparer l’avenir. Un budget de 50 000 euros est débloqué pour financer des études qui permettront d’établir des priorités pour les investissements futurs de la mandature, sous la forme d’un plan pluriannuel d’investissements. Une année de pause mais qui sera aussi l’occasion de réaliser une multitude de travaux d’entretien ou de réfection de bâtiments, histoire de tout remettre à plat avant un nouveau programme de développement.
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