Accueil / Ploërmel Communauté / Montertelot. Ils ne veulent pas du pylône de téléphonie mobile près de chez eux

Ploërmel Communauté

Publié le 23 avril 2022

Montertelot. Ils ne veulent pas du pylône de téléphonie mobile près de chez eux

L’implantation d’un pylône de téléphonie de 30 m de haut, à l’entrée du village des Bruyères sur la commune de Montertelot, est prévue par l’opérateur mobile de télécommunications Free mobile, pour l’installation de la 5G.

Un collectif, composé d’habitants du village et du village voisin Tressol, s’est constitué pour faire part de son désaccord quant à la grande proximité du pylône avec 3 de leurs habitations. “Trois maisons sont les plus concernées : celle de Marie, celle de Sandrine et Jean-François et la nôtre !” expliquent Nathalie et Patrice, le couple à la tête du collectif…

Ensemble, ils se mobilisent face aux conséquences et nuisances, que peut occasionner un tel projet, comme : la dégradation sur le paysage et la dévalorisation de leurs maisons dans un quartier résidentiel ; la trop grande proximité, sachant que la première maison, celle de Marie, est située à seulement 74 m de distance du futur pylône et surtout face à l’exposition aux ondes électromagnétiques et à ses conséquences sur la santé des riverains…

Une pétition est actuellement en cours, elle sera remise au député Paul Molac, avant la fin du mois d’avril, par l’intermédiaire de Nellie Jolivet, la maire de Montertelot qui soutient la démarche et se bat aux côtés de ses administrés…

Retour sur le déroulement de cette affaire :

La municipalité a bien proposé 3 terrains communaux à Free mobile pour installer le pylône, mais l’opérateur a refusé chacun des 3 emplacements, en signifiant que la distance était trop importante pour y amener l’électricité ! “Ensuite, nous avons fait une autre proposition : celle d’une possibilité de se mutualiser avec la commune de Val d’Oust, qui à moins d’1 km d’ici a déjà 3 antennes et bientôt une 4ème ! Là encore, Free mobile a refusé l’idée !” explique Nellie Jolivet.

L’opérateur s’est donc adressé à un propriétaire privé, domicilié à La Chapelle Caro, commune de Val d’Oust, qui lui a vendu un terrain agricole de 150M2, au lieu-dit Guerveur.

Le dossier d’implantation du pylône a été déposé en mairie de Montertelot le 10 novembre 2021, avec une prévision de mise en fonction en avril 2022. “Ce dossier était consultable du 10 novembre au 10 décembre, avec un cahier de doléances et un affichage. “N’étant pas domiciliés dans le bourg, nous n’allons pas à la mairie très souvent, nous avons eu connaissance de l’information, que grâce au bulletin municipal au début d’année 2022 !” explique Nathalie.

Les riverains se sont réunis le 15 mars, pour créer un collectif le 26 mars et en ont informé le préfet. La mairie de Montertelot, a elle, refusé le permis de construire mi-mars..

Le collectif constate alors beaucoup d’erreurs dans l’information, diligentée par Free mobile et rédigées dans le dossier d’information et en a informé la mairie par courrier :

– page 11 : la photo avant projet quasiment identique à celle après projet, comme si la structure métallique sur laquelle sera fixé les antennes était déjà existante,

– le plan de la page 6 du rapport de simulation de l’exposition ne correspond pas au quartier des Bruyères. L’angle de diffusion de l’antenne n’est pas non plus identique par rapport à la photo du plan de situation en page 3.

Un courrier est alors envoyé au service d’urbanisme de la Communauté de commune, pour lui signifier le refus de ce projet sur la base de L’art R. 111-27 du code de l’urbanisme, le délai d’instruction étant fixé au 19 avril 2022.

Le collectif alerte aussi sur les normes d’exposition, les rapports de simulation, le plan de situation avec ses 3 antennes, les valeurs d’exposition aux champs électromagnétiques, la conservation des perspectives monumentales, etc, et décide de lancer une pétition …

La pétition recueille, à ce jour, plus de 250 signatures des habitants issus de la commune toute entière. 40 d’entre elles proviennent des résidents des 2 villages les plus concernés : Les Bruyères et Tressol…

La municipalité de Montertelot conclut qu’il y a aucune raison d’accepter ce qui lui est imposé et se dit prête à attendre une convocation au tribunal administratif… 

Quant au collectif, il annonce avoir pris, par anticipation, contact avec l’association Priartem de Paris, la première ONG (Organisation Non Gouvernementale), créée sur la problématique : ondes-santé-environnement. Elle sera en mesure d’effectuer des contrôles réguliers sur le site, au besoin…

Le sujet avait été débattu lors du conseil municipal du 20 janvier dernier. Vous pouvez réécouter les échanges dans notre vidéo ci-dessous (à partir de 12 mn 10):

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles similaires