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Pays de Ploërmel

Publié le 22 septembre 2021

Ploërmel. Remise en jeu ouvre une nouvelle session: le foot un chemin vers l’emploi

De gauche à droite, Robert Salaün, Anne-Yvonne Malodobry, Maxime Michel, Alan Besnard

Garçons, filles, avec ou sans expérience sportive, en situation d’échec personnel, professionnel, scolaire… Ils sont tous et toutes les bienvenu(e)s à condition d’avoir entre 16 et 25 ans et être en difficultés. « On accueille tous les jeunes, mêmes les plus compliqués… », résume Robert Salaun, le président de l’association Remise en Jeu, mais aussi ancien joueur professionnel, professeur d’éducation physique et directeur d’IME. Créée il y a une douzaine d’années, Remise en jeu repose sur un principe simple mais d’une redoutable efficacité: remobiliser les jeunes en difficulté grâce au football. Tellement efficace que d’abord installée à Lorient et Quimperlé, l’association a été lauréate du projet 100% inclusion, lancé par le ministère du travail et chargé d’étendre son expérience au niveau national.

C’est d’abord en Bretagne qu’elle a ouvert douze structures dont une à Ploërmel au mois de mai dernier. Une seconde session va s’ouvrir à Ploërmel dans quelques jours. Et Robert Salaün est venu ce mercredi après-midi, lancer un appel à candidatures, accompagné de Alan Besnard et Maxime Michel, les deux éducateurs socio-sportifs salariés de l’association qui en assure l’encadrement, mais aussi de Anne-Yvonne Malodobry, la directrice de la mission locale du Pays de Ploërmel.

Car ce que propose remise en jeu c’est un parcours atypique qui se décline en trois étapes: du football, une remise à niveau scolaire et un projet professionnel. « La finalité de notre projet est simple. Il s’agit de trouver à ces jeunes un emploi ou une formation qualifiante », insiste Robert Salaün. Et pour ça, compte tenu du profil de ces jeunes, il faut du temps. C’est la raison pour laquelle les sessions durent 8 mois. Et plus si besoin. Car pour Robert Salaün, laisser partir dans la nature un jeune qui ne serait pas prêt, c’est l’assurance qu’il retombe dans ses travers. Bref, un échec dont il ne veut pas…

« On reçoit tous les jeunes même les plus compliqués. On est souvent le dernier recours pour la plupart d’entre eux »

Robert Salaün, président de Remise en jeu

On peut se demander ce que vient faire le football dans tout ça. « Le foot, ce n’est pas une fin, mais un moyen. D’ailleurs, on ne demande pas aux jeunes qui nous rejoignent de savoir jouer au foot. Ca n’a aucune importance… », précise le président. Car mine de rien, le football c’est l’école de la vie. L’apprentissage des règles, de l’équilibre mais surtout de la vie en groupe et de la richesse qu’elle apporte, c’est ça le foot. « Le football, c’est un bon apprentissage de la gestion de la frustration. Un joueur de foot, est tout le temps frustré. Et puis, on s’aperçoit que sur le terrain, ceux qui savent jouer aident ceux qui ne savent pas jouer et que souvent c’est l’inverse dans les matières scolaires. Et au final, tout ça fait une équipe. L’entraide, c’est la force d’une équipe… », souligne par exemple Robert Salaün.

Les difficultés de ces jeunes sont souvent d’ordre psychologique. Et c’est pour restaurer une confiance, une estime de soi parfois perdue que la première action à destination des stagiaires cible ce point. « Dès qu’ils arrivent, on prend leurs mensurations et on leur remet un équipement complet de sport à leur taille ».

Le football, c’est le fil d’Ariane, au programme tous les matins. Les après-midis sont consacrés à la remise à niveau scolaire ou la formation professionnelle. Et puis, il y a les initiatives locales. C’est ainsi qu’à Ploërmel, Alan Besnard et Maxime Michel ont proposé à leurs stagiaires d’initier un « projet citoyen » en participant à des opérations de nettoyage. Ca ne se fait pas tout seul, car il faut amener ces jeunes à réfléchir sur l’utilité de ce geste et les raisons profondes pour lesquelles ils rechignent à le faire. Réfléchir c’est déjà une victoire qui débouche peu à peu sur une autre vision de la vie, de la place et du rôle d’un citoyen dans la société qui l’entoure.

Remise en jeu travaille avec des partenaires: la région, les services de la jeunesse et de la justice et la mission locale du Pays de Ploërmel qui apporte son expertise dans le processus, puisqu’elle est aussi un lieu d’accueil historique des jeunes de 16 à 25 ans. C’est d’ailleurs la Mission Locale qui serte de porte d’entrée aux futurs stagiaires de remise en jeu.

Comment intégrer le nouvelle session?

Lancée en mai dernier, la première session ploërmelaise de Remise en jeu se terminera en décembre. Une autre débute début octobre et offre quinze places. Si vous avez entre 16 et 25 ans, en difficultés voire en grande difficultés, que vous soyez filles ou garçons, que vous ayez ou pas une expérience du football, alors vous êtes éligible.

Chaque stagiaire perçoit une indemnité qui peut lui permettre de financer un permis de conduire ou d’autres démarches utiles à son projet d’insertion.

Pour intégrer cette formation hors normes, il vous suffit de prendre contact avec la Mission Locale du Pays de Ploërmel:

Contacts:

9 Rue du Val, 56800 Ploërmel

La Mission Locale est ouverte

Du lundi au jeudi de 08h30 à 12h et de 13h30 à 17h30

Et le vendredi de 08h30 à 12h et de 13h30 à 17h00

Tel: 02.97.73.57.00.

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