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Oust à Brocéliande

Publié le 21 septembre 2021

Malestroit. Compagnie des Gréements: le projet de vie partagé de Laura et Tristan

Il voulait construire une maison, mais c’est un bateau amarré à Malestroit qui sera leur lieu de vie. Laura Delanghe et Tristan Gauthier voguent actuellement quelque part sur les canaux des Pays-Bas. Dans trois semaines environ, ils devraient accoster à Malestroit, pas très loin de l’ancienne maison de la pêche.

Mais cette nouvelle vie qu’ils entament, ils veulent la faire partager à leurs concitoyens et notamment aux habitants de leur ville de coeur, Malestroit. C’est la raison pour laquelle ils ont créé une association, la Compagnie des Gréements qui leur permettra de donner à leur projet cette dimension solidaire et environnementale à laquelle ils aspirent.

La crise du COVID n’est pas étrangère à cette prise de décision radicale. Malouine d’origine, Laura a toujours été bercée par l’univers maritime. La mer, les bateaux… ce sont ses racines qu’elle partage avec Tristan. Finalement, à force de construire leur projet de construction, ils se sont rendus compte qu’en fait leur rêve commun, c’est… de vivre sur un bateau…

« On voit bien que dans le contexte actuel, les gens ont envie de réver. Et nous, l’idée de leur mettre des paillettes dans les yeux, ça nous motive! »

Laura et Tristan

Alors, ils ont effectué des recherches et quand ils ont découvert le Tjalk hollandais, ça a été le coup de foudre immédiat. La décision était prise: leur future maison serait un Tjalk, sorte de péniche à voiles. Et peu à peu, à force de discussions passionnées, leur projet a évolué. Car ils ont la aussi la fibre solidaire et sociale, l’envie de transmettre, d’échanger, de partager leur préoccupation environnementale… Bref, de tendre la main aux autres. Et pour ça, ils veulent faire de leur maison flottante, un véritable laboratoire d’expérimentation des moyens de vivre en autonomie.

Après le bateau, les deux complices ont donc décidé de créer une association, la Compagnie des Gréements et d’engloutir toutes leurs économies dans ce projet. « On voit bien que dans le contexte actuel, les gens ont envie de réver. Et nous, l’idée de leur mettre des paillettes dans les yeux, ça nous motive! », lancent les jeunes gens. Ils sont d’autant plus optimistes que la description de leur projet suscite l’enthousiasme général.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, Laura et Tristan ont eu un autre coup de coeur. « On avait trouvé le bateau, mais encore fallait-il trouver un endroit pour l’amarrer. Or, la seule possibilité en Bretagne, c’est à Malestroit. Quand on est venu là, on est tombé sous le charme. On a été très bien reçu par la municipalité qui nous assure de son soutien. La région est également prête à nous aider… », détaillent les jeunes gens qui veulent aussi contribuer au rayonnement de leur commune d’accueil.

Un projet de vie partagé

L’objectif de leur association est de mettre à disposition de la vie locale le pont de leur bateau. Là, ils veulent donner l’occasion aux artistes locaux d’exprimer leur talent, organiser des soirées ciné-voile, des balades contées, des expos, des concerts… bref un lieu de culture ouvert vers les autres, vers le monde extérieur pour créer du lien social et faire rayonner la culture bretonne. Un lieu de sensibilisation à l’environnement, autre préoccupation phare de Laura et Tristan. Mais une sensibilisation pratique, puisqu’ils veulent mettre en oeuvre ou expérimenter des méthodes leur permettant de vire en autonomie énergétique, histoire de montrer que, oui, réduire son empreinte écologique, c’est à la portée de tout le monde. Une contribution à la nécessaire évolution de notre société pour sauver la planète… Panneaux solaires, filtration de l’eau, etc… sont au menu des prochains mois.

Car dans l’intervalle, un gros chantier attend les deux jeunes gens. Le tjalk, long de 22 mètres, est équipé de 14 couchettes et aura donc besoin de travaux importants pour être reconverti en habitation. Laura et Tristan se donnent tout l’hiver pour assurer cette reconversion et lancer leur projet associatif au printemps prochain. Ils garderont en parallèle, leurs activités professionnelles et compte lancer une opération de financement participatif pour consolider financièrement leur projet associatif.

Un retour par les canaux

Lundi, Laura et Tristan sont devenus officiellement propriétaires du « Verwisseling ». Désormais, il faut le rapatrier depuis les Pays Bas. Impossible administrativement de le faire par la mer, ce sera donc par les canaux. Deux semaines de navigation seront nécessaires pour rejoindre le Havre. Puis une dérogation leur permettra d’assurer la liaison jusqu’à Saint-Malo par la mer. Ensuite, direction Malestroit par les canaux où l’arrivée est prévue à la mi-octobre. Elle s’annonce spectaculaire puisque le tjalk aura conservé sa voilure. Et si ce voyage est possible, c’est aussi grâce à l’aide bénévole de skippers chevronnés, séduits eux aussi par l’idée du jeune couple.

Vous pouvez suivre leur aventure sur Facebook en cliquant ici

Contact: compagniedesgreements.bzh@gmail.com

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