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Ploërmel Communauté

Publié le 19 septembre 2021

Guilliers. Le rendez-vous des éleveurs de Parthenaises

Les 50 000 naissances qu’enregistrent chaque année leur cheptel ne pèsent pas lourd comparées aux centaines de milliers des races comme les Limousines ou les Blondes d’Aquitaine. Mais les éleveurs des Parthenaises savent qu’ils produisent des animaux donnant des produits de boucherie haut de gamme. Un marché de niche qui s’adresse aux amateurs de viande de qualité qui s’approvisionnent dans les boucheries artisanales. C’est un acte d’achat qui repose sur le plaisir gustatif et donc plutôt ponctuel…

La crise sanitaire et le confinement ont dynamisé ce marché plutôt stable d’une façon très sensible. Pendant cette période les consommateurs ont semble-t-il retrouvé plus nombreux le chemin de leur boucherie de quartier et beaucoup ont craqué pour cette viande à la tendreté inégalable qu’est la Parthenaise. « C’est une tendance nette et il est clair que le marché pourrait aujourd’hui écouler plus de Parthenaises. Mais difficile de dire s’il s’agit d’un phénomène durable… », convient Matthieu Vignon, technicien chez France Parthenaise, un organisme dont les adhérents élèvent des animaux Label rouge.

Ce vendredi, il accompagnait une dizaine d’éleveurs bretons de Parthenaise qui rendaient visite à Jean-Luc Danet, un de leurs collègues implanté à Guilliers. Après une réunion technique destinée à faire le point sur la race, la sélection, sa valorisation, le groupe est parti à la rencontre du troupeau d’allaitante qu’élèvent Jean-Luc et Isabelle Danet. Un modèle d’excellence qui a valu à l’éleveur de Guilliers de se distinguer lors de sa première participation au salon de l’agriculture. C’était en 2020, quelques jours avant l’explosion de la crise sanitaire et Minette a été sacrée championne de la race Parthenaise.

Un exploit puisque cette race est peu représentée en Bretagne où sont installés à peine 90 éleveurs de Parthenaises représentants un peu plus de 1300 naissances par an. Mais ce titre récompensait aussi un professionnel passionnés par les animaux qu’il élève dans le plus grand respect de leur bien-être et d’une alimentation saine, sans OGM, basée sur les herbages et les céréales d’exploitation (lire notre article en cliquant ici).

La rigueur de l’éleveur et la qualité de ses bêtes ont fait sa réputation. Ce n’est donc pas un hasard si c’est chez lui à Guilliers que les éleveurs bretons de Parthenaises se sont retrouvés ce vendredi. « Comme ils sont peu nombreux en Bretagne, cette journée est aussi l’occasion pour ces éleveurs de se rencontrer, de se connaître, d’échanger sur leurs méthodes et les caractéristiques de la race… », explique Matthieu Vignon.

Peu à peu, la Parthenaise, et ses critères d’exception gagnent cependant du terrain en Bretagne. « C’est une race qui a ici toute sa place. Parce que finalement ses origines sont géographiquement proches -les Deux-Sèvres- et que la Bretagne est une région où il existe encore une forte tradition d’achat de la viande en boucherie, donc de qualité… », analyse Matthieu Vignon.

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