OBC. Ordures ménagères: les élus au travail avec les ripeurs

OBC, déchets, ordures ménagères

de gauche à droite: l’équipe des ripeurs et leurs invités d’un jour: Morgane Séné, nouvelle directrice des services techniques, Yann Yhuel, vice président de l’OBC en charge de l’environnement, Thierry Gué, conseiller délégué aux déchets et Camille Poirier, cheffe du service déchets

5 heures du matin au centre technique de l’OBC à Malestroit. Une journée de travail comme les autres commence pour ceux que l’on appelait familièrement les éboueurs. Aujourd’hui, il faut dire ripeurs. La finalité est la même: ramasser nos poubelles. Mais ce mardi matin, l’équipe chargée de la collecte recevait des invités:  Yann Yhuel, le maire de Monteneuf, vice président de l’OBC en charge de l’environnement, Thierry Gué maire de Ruffiac conseiller de l’OBC délégué aux déchets, Camille Poirier, cheffe du service déchets et Morgane Séné, la nouvelle directrice des services techniques de l’OBC. Celle-ci qui était en poste à Evian, vient de prendre récemment ses fonctions à l’OBC et chapeaute donc un service de 35 personnes dont 16 dédiées au service déchets, réparties sur deux sites l’un à Malestroit et l’autre à La Gacilly. Mais les services techniques de la communauté de communes regroupent aussi le SPANC (assainissement non collectif), la voirie et les espaces verts. “Un ensemble varié mais très dense”, convient la nouvelle directrice.

Beaucoup de têtes nouvelles qui partageaient toutes la même envie, la même volonté. Faire connaissance avec les agents et appréhender la réalité et les difficultés d’un métier parfois ingrat. Ils ont donc partagé la tournée matinale des ripeurs sur le secteur de Malestroit. La semaine prochaine ils recommenceront sur le secteur de La Gacilly où le système de collecte est encore différent. A tour de rôle ils sont montés dans le camion et ont même poussé quelques bacs. Ils ont même vécu en direct une panne d’un camion benne et son remplacement par le “mulet”, le camion de secours des services techniques. Du vrai vécu de terrain. Et au retour, le constat est unanime: “c’est pas facile!”.

“Ca nous a permis de voir toutes les difficultés qui peuvent se présenter et que l’on n’envisage pas. J’ai été surpris par le nombre de marche-arrière, de manoeuvres qu’ils sont obligés de faire avec le camion. Ce sont des agents que l’on voit peu, puisqu’ils travaillent très tôt le matin mais par contre on se rend bien compte qu’ils sont indispensables. Et s’il devait y avoir des modifications dans l’organisation du service, leur avis des agents serait indispensable. c’est aussi notre rôle d’évaluer les conditions de travail…”, analyse Yann Yhuel. Un avis partagé par Thierry Gué: “c’est vraiment bien d’avoir cette expérience sur le terrain. C’est une aide à la décision importante. Il est certain que ces agents doivent avoir leur mot à dire si on veut vraiment être efficace dans nos décisions…”. Et cette expérience de terrain ne sera pas sans lendemain. Les deux élus visiblement impressionnés sont bien décidés à la faire partager à leurs collègues dès la prochaine commission environnement à laquelle siège un représentant de chaque commune de l’OBC qui doit se tenir le 19 octobre prochain. “Merci…”, ont simplement dit -mais ce mot était lourd de reconnaissance- les ripeurs, réunis autour d’un café, très contents que les décideurs viennent partager leur mission quotidienne.

La commission environnement a du pain sur la planche pour les prochaines mois puisque la loi Notre rend obligatoire l’harmonisation du mode de collecte et de la tarification à l’horizon 2022. Or, sur le territoire de l’OBC, deux système différents sont en place. Sur le secteur de l’ex communauté de communes de Guer, la collecte et le traitement des déchets est confié au SMICTOM et les usagers payent en fonction du nombre de levées. Sur le reste du territoire, ce sont les agents de l’OBC qui assurent la collecte. Les déchets ménagers sont ensuite transportés en fin de matinée sur une plateforme de transfert à Josselin avant d’être incinérés par le SITOMi à Pontivy. Les emballages (bacs jaunes) sont eux envoyés dans un centre situé à Le Rheu. Les usagers payent une taxe annuelle.

Quel système sera donc mis en place en 2022? Pour l’instant, aucune décision n’est encore prise. C’est aux nouveaux élus communautaires qu’il appartiendra de le faire dans les prochains mois. C’est un dossier sensible. Ils peuvent néanmoins s’appuyer sur une étude approfondie qui a été réalisé lors de la précédente mandature et dont certains éléments ont inspiré des premières décisions, comme celle d’abandonner la collecte par caissettes qui était en place sur La Gacilly.

Bientôt un badge d’accès aux déchetteries

 

Les habitants de l’OBC ont aussi à leur disposition trois déchetteries à Sérent, Ruffiac et Carentoir. Les deux premières ont été modernisées ces dernières années et les travaux pour celle de Carentoir viennent d’être votés par l’OBC. Et il y a du changement à venir puisque d’ici la fin de cette année, chaque foyer du territoire recevra un badge qui lui permettra d’accéder aux déchetteries. “Cette carte évitera le dépôt par des gens extérieurs à la communauté de communes et nous permettra également de disposer de statistiques très utiles sur l’utilisation de ces structures, notamment sur la pertinence des horaires d’ouverture…”, souligne Morgane Séné.

 


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