Coronavirus. L' »usine invisible » des couturières recrute pour fabriquer des masques

C’est sans doute une initiative qui préfigure ce que sera le « jour d’après ». Elle associe l’esprit créatif d’un groupe de couturières de la région d’Auray, des notions d’entraide, de bienveillance, la volonté de construire un modèle économique inspiré de l’économie sociale et solidaire, basé sur la production de proximité et tout ça avec le soutien des collectivités locales et des services de l’Etat. Au final cela porte un nom « l’usine invisible », une structure inédite qui rassemble toutes les couturières qui le souhaitent autour d’un projet commun: assurer la fabrication des masques en tissus, d’abord pour répondre aux besoin des agents des collectivités locales puis par la suite à ceux du grand public.

Le groupe de couturière à l’origine de ce projet a élaboré un modèle de masque rapide et facile à coudre dont les caractéristiques ont été validées par la DGA (direction générale de l’armement). Il recrute des couturières prêtes à relever ce qui devrait être un défi majeur des prochaines semaines et sans doute hélas, des prochains mois à savoir fabriquer des milliers voire des millions de masques alternatifs. L’innovation c’est que la vente de ces masques permettrait aux couturières de passer le cap difficile du confinement pendant lequel la plupart d’entre elles sont sans revenus. Etat, collectivités sont prêts à acheter cette production locale et sécurisée et joue aussi un rôle moteur essentiel dans l’aboutissement du projet en apportant leur caution, mais aussi des moyens financiers précieux. Ainsi, Yves Bleunven, président de l’association des maires du Morbihan a expliqué ce mardi soir avoir signé une commande de tissu ce que, seules, les couturières n’auraient pas pu assumer financièrement. Hors, actuellement le tissu est une matière que tout le monde s’arrache. Sans cet appui, l’usine invisible n’aurait aucune chance de trouver les moyens d’assurer sa production.

Cette expérience fait des émules et Patrice Faure, le préfet du Morbihan a ainsi révélé que les autres départements bretons s’y intéressent et devraient la dupliquer. D’ailleurs la région apporte aussi son aide à la réussite de l’opération qui bénéficie de la conjonction des efforts de tous. C’est l’ICAM, l’école d’ingénieurs de Vannes qui grâce à ses outils technologiques, assure la découpe au laser des masques qui sont ensuite distribués aux couturières de l’usine invisible. Pour cela, les collectivités locales mettent à disposition leurs flottes de véhicules actuellement immobilisés sur les parkings… Mais derrière cette expérience, c’est peut-être un nouveau modèle économique qui se met en branle avec à la manoeuvre le préfet du Morbihan. Celui-ci a ainsi expliqué avoir demandé l’aide d’un inspecteur des impôts afin de recenser tous les besoins, tous les manques de matériel afin d’inciter à la production sur place de tous ces produits. Une façon de décliner au niveau d’un département une stratégie d’indépendance économique qui devrait être un des axes de reconstruction de l’économie nationale des prochaines années.

Contact: Si vous souhaitez rejoindre les rangs de l’Usine Invisible, contacter: lusineinvisible@gmail.com

 

Revivez la conférence de presse du préfet du Morbihan et du président de l’association des maires en vidéo:

 


'Coronavirus. L' »usine invisible » des couturières recrute pour fabriquer des masques' a 6 commentaires

  1. 22 avril 2020 @ 9 h 18 min Clero Marie Danny

    Bonjour
    Je suis madame Clero Marie j’aimerai bien y participer pour faire des masques chez moi
    comme je fais de la couture j’habite à Séné
    Je vous remercie d’avance BONNE JOURNEE a tous et Prenez soins de vous

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  2. 22 avril 2020 @ 15 h 59 min Gahinet

    Bonjour
    Je suis madame GAHINET j’aimerais bien participer pour faire des masques chez moi j’ai le matériel, j’étais couturière professionnel, j’habite Hennebont
    Je vous remercie d’avance Bonne journée

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  3. 2 mai 2020 @ 15 h 18 min Brigitte LE LUC

    Bonjour
    Je suis couturière micro entrepreneur à mon domicile , je veux bien participer à la fabrication de masques
    Sachant que je suis équipé que de machines industrielles , ce qui rend plus de production et que j’ai travaillé une trentaine d’années en entreprise de confection

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