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Publié le 5 mars 2020

Coronavirus. Malestroit: comment les restaurateurs résistent

« Le bon sens et la responsabilité collective »… Ce sont les mots d’ordre donnés par la préfecture pour faire face à la crise du Coronavirus. Des consignes que Gaelle et Fabrice les deux jeunes restaurateurs qui ont repris le Pont 9 à Malestroit ont mis en application presque instinctivement. Comme de nombreux commerçants du Morbihan, ils sont confrontés à une situation inédite avec cette brutale apparition du Coronavirus. On voit fleurir sur les réseaux sociaux l’expression de la détresse du tissu économique morbihannais, notamment dans le milieu de la restauration.

« Aujourd’hui (ndlr: ce jeudi) nous avons retrouvé une fréquentation presque normale, mais lundi et mardi, c’était catastrophique… », expliquent les jeunes gens. « En début de semaine, on s’est dit : soit on ferme soit on fait quelque chose. On est plutôt positifs et c’est bien la 2è solution qui nous convient le mieux. Alors on s’est posé la question de savoir ce que nous pouvions faire à notre petit niveau… », raconte Fabrice. Le bon sens s’est imposé comme la seule réponse efficace. « On se sent responsables vis à vis de nos clients mais aussi pour nous-mêmes. Car nous sommes aussi confrontés directement au risque… Bien sur on y pense, tout le monde y pense, mais on ne veut pas céder à la psychose… », insistent Gaëlle et Fabrice.

Méthodiquement, ils ont analysé toutes les étapes de leur fonctionnement quotidien. Un passage en revue destiné à identifier toutes les mesures qui pouvaient permettre de limiter, de supprimer ou de sécuriser les contacts avec et entre les clients. Un check-up qui a débouché sur des mesures radicales: suppression de tous les tissus et généralisation des serviettes en papier par exemple, même pour les repas du soir pour lesquels les serviettes tissu étaient la règle. Plusieurs fois par jour, Gaëlle nettoie avec une éponge imbibée de produit désinfectant les poignées de portes, le terminal de carte bancaire, les tables et même… les dossiers des chaises… bref partout où les mains peuvent se poser. La chasse au contact rapproché est ouverte. Gaëlle prend soin d’observer une distance suffisante lors des prises de commandes et de la facturation et bien sur, les poignées de mains et les bises sont proscrits… « Nous on a la chance de proposer nos menus sur ardoise. Il n’y a donc aucun contact », observe par ailleurs Gaëlle.

Et ce n’est pas tout, cette règle de précaution maximale vaut aussi pour la cuisine. « J’ai décidé de renforcer le nettoyage des plats. C’est ainsi que tous les récipients passent dans un bain de pré-lavage contenant une solution désinfectante. », détaille Fabrice.

Et les clients apprécient cette évolution. « Les gens comprennent notre démarche qui est de tout faire pour que la vie continue en minimisant au maximum le risque et… en gardant le sourire. Et ils y adhérent. Ce que nous faisons, c’est une démarche finalement citoyenne et partagée… », ajoutent les restaurateurs.

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