Malestroit-Guer. Pont du Rock. Mission nettoyage pour les jeunes

Ils ont donc tenu leur engagement. Lundi matin, le groupe des jeunes de l’OBC et celui du centre social de Guer étaient au rendez-vous sous la grisaille et le crachin breton sur le site de la Daufresne pour accomplir la dernière phase de leur mission « spéciale Pont du rock ». Ils ont participé à l’installation du festival, ils sont revenus, vendredi soir, toujours encadrés par leurs animateur(rice)s voir le résultat de leurs efforts, mais aussi vivre le festival de l’intérieur. Il leur restait donc à contribuer au démontage et au nettoyage du site. Et ce n’est pas la partie la plus agréable du contrat… Encore que, la surprise a été plutôt bonne -toute proportions gardées-. Globalement le site était plutôt moins sale que les autres années, s’accordent à dire les habitués. Peut-être le fruit de la politique de prévention et de sensibilisation menée depuis plusieurs années par le festival mais aussi d’une prise de conscience globale…

Mais il y avait encore du travail, nécessitant gants, sacs poubelles, pinces à déchets pour rendre au site son aspect d’origine. Car c’est un véritable travail de fourmis qui est demandé aux jeunes. Après avoir reçu les conseils des spécialistes de l’association « les-connexions », ils se mettent au travail…après avoir déchargé un camion. En lignes, ils inspectent chaque centimètre carré à la recherche du moindre débris: mégots bien sur, mais aussi papiers, morceaux de verre, voire restes de nourriture… L’éventail est large.

Tous arrivent donc au terme de leur engagement. Mais qu’est-ce qui leur reste en mémoire de cette expérience? D’abord une odeur écoeurante. Celle de l’urine encore profondément imprégnée dans les bâches qu’ils ont dépliées et posées au début de leur stage. « Ca fait réfléchir. On voit les choses différemment… », commente Audrey. Mais tous sont d’accord. « Si c’était à refaire, on le referait… ». Car ils en tirent le sentiment d’avoir accompli « quelque chose d’utile », d’avoir partagé « une bonne expérience » qu’ils pourront faire figurer dans leurs premiers CV. « Et puis, ça nous a permis de rencontrer des gens qu’on ne connaissait pas et ça c’est vraiment gratifiant… », ajoute Emma.

Ils ont arrêté la première partie de leur stage jeudi et sont revenus ensuite le vendredi soir, alors que le festival était lancé. « Ca nous a permis de voir le changement, tout le travail qui avait été fait. C’est gratifiant », se souvient Emma. « Oui, on s’est vraiment rendu compte de la différence entre jeudi et vendredi et de l’organisation que représente un tel évènement », renchérit Alexis. Certains pourtant avouent avoir ressenti une certaine gêne lorsqu’ils sont revenus visiter les coulisses du festival vendredi soir, guidés, encadrés. Sécurité oblige. « On avait l’impression d’être des intrus… On aurait aimé voir plus d’artistes », analyse l’un d’entre eux. Un peu comme si ils s’étaient sentis mis un peu à l’écart d’un univers dans lequel ils avaient pourtant laissé quelque chose d’eux-mêmes. Preuve, s’il en est besoin, qu’ils ont pris cette mission très à coeur. Avec un petit message à l’adresse des organisateurs « on aurait bien aimé monter sur scène avec les artistes ». A bon entendeur…


'Malestroit-Guer. Pont du Rock. Mission nettoyage pour les jeunes' a 5 commentaires

  1. 6 août 2019 @ 19 h 52 min Nimitz

    Je n’ose imaginer toutes les saloperies que ces jeunes ont pu trouver sur le site. Tous ces festivals, çà ne sert qu’à attirer le pire de la société. En tout cas, j’espère qu’ils n’étaient pas bénévoles et qu’ils auront été rémunérés correctement … ne serait-ce que pour leur donner envie de faire leur B.A. l’année prochaine.

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    • 7 août 2019 @ 22 h 23 min Dang

      Si vous connaissez le monde associatif, sachez qu’on ne rémunère pas les bénévoles.
      Qui dit rémunération ,dit déclaration à l’URSAF… c’est de l’emploi et plus du bénévolat.
      Lorsque l’on fait une B.A on ne demande rien en retour, si ce n’est merci !

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      • 8 août 2019 @ 8 h 44 min Nimitz

        Je ne sais pas si vous êtes déjà passé derrière ce genre de rassemblement qui s’apparente plus à une rave-party qu’à une fête de charité, mais c’est un véritable champ de ruines ! J’aimerais savoir si Monsieur le Maire habite à proximité de la place du Bouffay ou près du canal ou à quelques kilomètres ?

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        • 8 août 2019 @ 22 h 05 min Dang

          Pour répondre à vos interrogations, il se trouve que Mr le maire demeure effectivement au cœur de ce que vous définissez de champ de ruines.

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  2. 8 août 2019 @ 10 h 52 min OBCitizen

    NIMITZ, que d’aigreur dans vos différents commentaires, quelle preuve d’ouverture d’esprit vous faites…
    Vous devez aussi « grogner » sur les jeunes bons à rien de notre société, ses fainéants qui ne savent rien faire de leurs mains, qui ne savent pas s’investir et lorsqu’ils font preuve de bonne volonté, de bienséance, il faudrait qu’ils soient rémunérés…
    Tout ceci pour mieux « grogner », encore et encore, que s’il fallait les rémunérer, … Comment donner le goût du dépassement de soi, du service, de l’aide aux autres, l’EXEMPLE, si nous devions tout rémunérer ! Heureusement, il existe des associations et des bénévoles pour aider au mieux vivre ensemble !!!
    C’est ça qui se perd, comme la tolérance d’ailleurs…
    Vous savez surement que le Nimitz est un vieux porte-avion US (1976, nucléaire et toujours en activité…), sa devise est « Teamwork, a Tradition », en français dans le texte: « Le travail d’équipe, une tradition ». Ce pourrait être la devise de ce festival vieux de 30 ans !!!
    Et j’espère que ces jeunes donneront envie à d’autres jeunes et mêmes moins jeunes de s’investir, gratuitement, pour le bien des autres !!! Merci à tous les bénévoles !

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