OBC. Artisanat: la Chambre de métiers joue la carte de la proximité

 

« Il n’y a pas une commune du Morbihan qui ne compte pas un artisan », constate Michel Aoustin le président de la Chambre de Métiers du Morbihan. Des professionnels parfois un peu isolés, surtout en zone semi-rurale. « Nous voulons dire aux artisans qu’ils ne sont pas seuls. Nous savons que très souvent les élus locaux sont les premiers interlocuteurs de ces professionnels comme des apprentis… », indique Michel Aoustin. De ces deux constats, la chambre de métiers a élaboré une stratégie qui passe par la signature de conventions avec les communautés de commune. Cet accord adapté aux spécificités de chaque territoire permet à la chambre de métiers de construire une relation de proximité avec ses adhérents en utilisant les structures des collectivités locales. Il peut s’agir de stages de formation ou d’information, mais aussi de cérémonies de remise de diplômes, la chambre de Métiers s’engage aussi à fournir à la collectivité des éléments issus de son observatoire. Déjà plusieurs conventions ont été signées dans le Morbihan et c’est désormais au tour de l’Oust à Brocéliande Communauté (OBC).

« Il y a déjà des liens étroits qui existent entre  les services de l’OBC et les chambres consulaires. Le développement économique est notre priorité et cela passe par le maintien des PME. C’est quelque chose auquel je tiens beaucoup, insiste Jean-Luc Bléher, le président de l’OBC. Développer l’artisanat c’est assurer le développement local et les sujets de travail sont nombreux. En ce qui concerne l’apprentissage, on est en retard et il y a le problème de la transmission des entreprises avec toute une génération qui arrive à la retraite ».

Dans les cinq ans qui viennent, 20% des entreprises artisanales du territoire de l’OBC seront à reprendre. Ce problème de la transmission prend des allures de défi pour les années à venir, confirme Michel Aoustin. D’autant que le secteur de l’artisanat est également confronté aux difficultés de recrutement que connaissent nombre d’entreprises. Et pourtant, l’apprentissage reste une voie royale vers un emploi durable. « 85% des jeunes qui sortent du CFA ont un CDI au bout d’un an et demi en moyenne », souligne Michel Aoustin pour qui l’apprentissage est une solution fiable pour résoudre les difficultés de transmission.

Les deux signataires de la convention s’accordent sur le constat qu’une collaboration étroite et de proximité est l’une des clés qui permettra de relever ces défis. « C’est un objectif partagé qui nous rassemble. On se met tous autour de la table pour avancer. On se verra régulièrement pour faire le point et si besoin faire évoluer le dispositif », ajoute Jean-Luc Bléher.

 


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