Ploërmel. Réunion publique: des citoyens acteurs de leur sécurité

« C’est un dispositif que nous souhaitions mettre en place déjà depuis quelques temps. Il s’inscrit pleinement dans la logique des diverses actions que nous menons pour améliorer la sécurité et la tranquillité des citoyens… », souligne Jean-Claude Jumel, conseiller municipal de Ploërmel délégué à la sécurité et à la prévention. Ce lundi matin il a présenté en compagnie des représentants de la police municipale et de la gendarmerie les contours de l’opération « participation citoyenne ». Elle sera officiellement lancée dans quelques semaine « sur l’ensemble de la ville de Ploërmel (c’est à dire le centre-ville mais aussi les villages, Monterrein y compris) dès le mois de janvier 2019 pour lutter contre les cambriolages et les incivilités », indique l’élu. Cette démarche consiste « à sensibiliser les habitants en les associant à la protection de leur environnement et en encourageant la population à adopter une attitude vigilante et solidaire. »

Le dispositif de participation citoyenne, initié par l’État, a fait ses preuves dans de nombreuses communes en renforçant les liens entre la population, la mairie (police municipale) et la gendarmerie. « Les chiffres sont là, partout où cette mesure est mise en place, la délinquance connait une baisse importante et de plus en plus de communes souhaitent l’adopter », explique le major Thierry Le Gaillard de la compagnie de gendarmerie de Ploërmel. « Ce dispositif n’a pas vocation à se substituer à l’action de la gendarmerie. Il va en effet compléter les autres actions de prévention de la délinquance organisées par la gendarmerie ou la police municipale », prévient la mairie.

Le principe consiste à désigner des référents dans les quartiers de la ville qui jouent un peu le rôle de relais entre la vie quotidienne de ce quartier et les forces de l’ordre. Ce référent est choisi sur la base du volontariat pour sa connaissance du quartier et ses qualités d’écoute et de dialogue. Il bénéficie par ailleurs d’une rapide formation de base donnée par la gendarmerie. « Il ne s’agit pas de délation, mais simplement de faire remonter des évènements inhabituels dans le quartier. Cela permet d’avoir une action plus précise et d’agir plus vite en cas de problème… », souligne Jean-Claude Jumel qui relate un exemple précis. Un habitant d’un quartier de Ploërmel avait été intrigué par la présence de deux inconnus qui montaient en courant dans une voiture dont il avait pris soin de relever le numéro. Lorsque les gendarmes sont venus enquêter sur une série de vols, ce témoin s’est souvenu de ces deux hommes et a donné le numéro d’immatriculation aux enquêteurs. Ces derniers ont interpellé les deux suspects qui se sont révélés être impliqués dans ces méfaits…

« On pourra faire tout ce que l’on veut, on n’aura jamais un policier ou un gendarme derrière chaque porte. Ce sont bien les habitants qui connaissent le mieux ce qui se passe autour de chez eux… », analyse Jean-Claude Jumel qui rappelle les deux principes de cette démarche : « renseigner sur des faits et non sur des personnes, être attentif et non surveiller ou patrouiller. »

Des panneaux installés aux entrées de la ville et dans les quartiers préviendront les passants de cette vigilance citoyenne afin d’en renforcer l’aspect dissuasif. Cette mesure vient prolonger différentes actions menées par la mairie: signature d’une convention coordonnant les actions entre gendarmerie et police municipale, opération tranquillité vacances, vidéo surveillance, matériel de transmission moderne, renforcement des patrouilles de police municipale, réunion hebdomadaire d’analyse des évènements…

Mais cette opération n’a pas seulement pour objectif de lutter contre la délinquance. « C’est aussi un moyen d’instaurer du lien social dans le quartier, de créer un esprit d’observation et des échanges afin que les voisins se connaissent mieux », estime Nicolas Rivalan, chef de la police municipale de Ploërmel.

Réunion publique le 14 novembre

Ce dispositif « participation citoyenne » va faire l’objet d’une présentation lors d’une réunion publique programmée le mercredi 14 novembre à 18 h 30 à la salle des fêtes de Ploërmel. C’est la gendarmerie qui en expliquera le fonctionnement et les personnes présentes pourront poser les questions qu’elles souhaitent sur ce dossier. Les éventuels candidats pour devenir référents de quartier pourront également se faire connaître ce jour-là. Ils peuvent également s’adresser à la police municipale ou à la gendarmerie.

 


'Ploërmel. Réunion publique: des citoyens acteurs de leur sécurité' a 1 commentaire

  1. 7 novembre 2018 @ 20 h 35 min Jean-Louis Forestier

    la surveillance de l’intimité de la population commence ainsi. Caméras et voisinage « de bonne volonté???!!! » Il ne devrait pas y avoir beaucoup de mal à « recruter » des référents.

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