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Pays de Ploërmel

Publié le 4 avril 2017

Ploërmel. « Ploërmel avec passion » dénonce l’immobilisme de la majorité

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« On a beau chercher, rien n’a été fait et rien ne se fera d’ici la fin du mandat. C’est un mandat dédié à l’immobilisme… ». Voila en une phrase le bilan que dresse à mi-mandat le groupe d’opposition à la mairie de Ploërmel du groupe Ploërmel avec passion », conduit par Béatrice Le Marre. Une analyse qui intervient quelques jours avant le vote du budget par le conseil municipal de Ploërmel. Et aux yeux des opposants, rien ne trouve grâce dans l’action menée par la municipalité dirigée par Patrick Le Diffon. « Depuis mars 2014, les liens avec la population sont distendus, sont rompus avec les jeunes et parfois de façon assez brutale… », explique Béatrice Le marre citant la suppression du Point information jeunesse, de la maison des jeunes, et le déplacement du skate park. Elle énumère également les festivités supprimées ou en déclin tel Brocéliande Fantastique. « On en était à 5000 festivaliers pour la Saint-Méen. Cette année ils étaient 500 », assène-t-elle.

A l’occasion d’une conférence de presse, les quatre élus minoritaires (Béatrice Le Marre, Arnaud Le Piouf, Gérard Payot, Régine Kerouedan) ont fait part de leurs réflexions après s’être plongés dans le budget qui sera soumis au vote jeudi soir. « Depuis trois ans on a du mal à voir les réalisations. Il y a beaucoup de reports et on finance surtout des études… On fait miroiter des tas de projets, mais en fait c’est l’Arlésienne. Entre 2014 et 2017 on n’a rien vu et entre 2017 et 2020 on risque de ne pas voir grand chose. En moyenne, il faut trois ans entre le lancement d’un projet et sa réalisation et quand on regarde les gros chiffres du planning de travaux, on voit que les gros chiffres arrivent en 2020… », analyse Arnaud Le Piouf.

Et de reprendre certains dossiers emblématiques de la municipalité dont voici quelques exemples :

Groupe scolaire. La construction d’un nouveau groupe scolaire : Pour quels besoins? quelle démographie. « Nous avions réalisé 700 000 euros de travaux pour rééquilibrer l’état du public et du privé. Depuis le début du mandat, respectivement 10 000 et 63 000 euros ont été consacrés à Dolto et Jules Vernes. C’est vraiment à minima. Il est prévu 4 millions pour un groupe scolaire, ce qui est largement insuffisant », décrypte l’opposition. En ce qui concerne le groupe scolaire, elle considère qu’il sera plus judicieux de réhabiliter les bâtiments existants et de construire un deuxième école de l’autre côté de la ville.

Le Sacré-Coeur. Mais pour l’opposition, l’urgence du moment, c’est le Sacré coeur, dossier qui serait une nouvelle fois en panne. « On doit avoir une réunion sur le sujet dans les prochains jours. Pour l’instant, il y a juste 50 000 euros de prévus pour une étude », constate Béatrice Le Marre

Où est passé l’argent du Sacré-Coeur?

La majorité adresse fréquemment à l’opposition le reproche d’avoir dilapidé l’argent perçu par la ville après l’incendie du Sacré Coeur. Arnaud Le Piouf est revenu sur le sujet. Après l’incendie la ville a touché 8 millions d’euros des assurances alors que le montant de la remise en état s’élevait à 24 millions. Quand nous sommes arrivés à la mairie, il ne restait plus que 4 millions, le reste avait été utilisé par la municipalité précédente pour réaliser diverses opérations et travaux. Nous avons décidé d’injecter cet argent dans les projets que nous avons lancés pour 15 millions d’euros au total », rappelle-t-il, expliquant qu’il s’agissait de la meilleure solution compte tenu de la situation financière de la ville.

L’hôpital. L’évolution du groupement hospitalier N°4 (Ploërmel, Malestroit, Josselin), préoccupe également les opposants. « C’est une mutation qui nécessite un projet commun dont les négociations vont se poursuivre jusqu’en juillet 2017. il y a un risque de syphonnage de l’hôpital de Ploërmel par le CHBA », explique Béatrice Le Marre qui « demande aux élus de se battre sur  quatre thèmes » :

-le maintien d’un accès aux chirurgies diversifiées à Ploërmel,

-la mise en place d’un IRM dans le cadre d’un partenariat public-privé. « Dans ce domaine, tous les moyens sont concentrés sur la frange sud du Morbihan à l’exception de Pontivy. Nous sommes les parents pauvres », s’insurge Béatrice Le Marre.

-La mise en place d’un réseau « vie d’hôpital » pour répondre aux besoins de la médecine ambulatoire

-La rénovation du bâtiment central de l’hôpitall qui est très énergivore

En conclusion, les élus de la liste dénonce une stratégie trop passive de l’équipe dirigeante « Ploërmel doit être une locomotive. Nous sommes à un tournant avec la mise en place de la grande intercommunalité. Il est indispensable qu’un projet de territoire soit mis en place et on est perplexe… On attend plus des dirigeants de Ploërmel » explique le groupe d’opposition.

Des réflexions qui devraient alimenter les débats lors du conseil municipal de jeudi (19 heures à l’Hôtel de ville).

 

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