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Publié le 31 mars 2016

Pays de Ploërmel. Quand le maire de Saint-Abraham se rebiffe

Gaelle Berthevas, 3è à partir de la droite, au premier rang
Gaelle Berthevas, 3è à partir de la droite, au premier rang

Le fonctionnement du Pays de Ploërmel, cette structure qui regroupe 6 intercommunalités est plutôt feutré. La dernière réunion du comité syndical, mercredi dernier, a été émaillée de quelques incidents. Ce fut la motion votée par le comité pour protester contre le blocage des fonds européen, mais il y a eu aussi un autre incident. Le Pays, c’est quand même quelque chose d’assez compliqué. Il y a le comité syndical qui rassemble les délégués des communes et puis il y a aussi le Comité Unique de Programmation. C’est une instance composée pour moitié par des élus et pour moitié (+ 1) de gens de la société civile qui est co-présidée par Patrick Le Diffon, président du pays et Paul Molac, député et conseiller régional (voir la composition exacte ci-dessous).

Pour fixer les conditions d’attributions des fonds européens, ce fameux CUP avait donc constitué un mini-groupe de travail de 4 personnes dont faisait partie Gaëlle Berthevas, maire de Saint-Abraham et 1ère vice-présidente de la CCVOL. Ce petit groupe a étudié les précédentes conditions d’attribution et a estimé que les fonds étaient trop « saupoudrés » entre une multitude de projets, mais surtout qu’il y avait beaucoup trop d’études. Donc, une de ses propositions a été de financer plutôt « de l’opérationnel » que des études. Une suggestion qu’a retenu le CUP.

Or, mercredi dernier le document proposé au vote du comité syndical prévoyait la possibilité de financer « les prestations intellectuelles », c’est à dire… les études. Gaëlle Berthevas n’a pas apprécié la manoeuvre et l’a dit à Patrick Le Diffon, utilisant même le terme de « déni de démocratie ». Un peu embarrassé, Patrick Le Diffon a expliqué que c’était au comité syndical de décider de ces critères, mais que de toutes façons, c’est le CUP qui en dernier dira quels dossiers seront présentés ou pas à la Région. Cet organisme devrait donc avoir le dernier mot.

Quand on vous dit que le Pays, c’est compliqué…

En fait, entre-temps, un certain nombre de dossiers comportant des études avaient été présentés et leurs porteurs avaient reçu, semble-t-il, l’assurance verbale que « ça passerait ». Et ce devrait surement être le cas, puisque finalement au moment du vote, seule Gaëlle Berthevas a voté contre cette nouvelle version des critères d’attribution des fonds européens. Les autres membres de son groupe et du CUP ont sans doute changé d’avis…

La composition exacte du comité unique de programmation (cliquez ici)

Le bureau du comité syndical du pays
Le bureau du comité syndical du pays

1 commentaire "Pays de Ploërmel. Quand le maire de Saint-Abraham se rebiffe"

  1. Le pays est en effet une instance compliquée, en fonction des territoires… Là où l’esprit qui a conduit à leur création est respecté, les élus et les citoyens peuvent en faire un vrai levier démocratique de développement. Dans le pays de Ploërmel, tout est faussé, et depuis longtemps. Cela ne s’arrange pas. Regardez le conseil de développement. Qu’est-ce que c’est, normalement ? Une instance de débats et de propositions émanant de la société civile. Et à partir de maintenant, le conseil de développement participe à part égale des représentants des élus du pays au comité unique de programmation. Donc au choix des projets qui seront éligibles aux fonds régionaux et européens. Or, quand on prend connaissance de la composition du conseil de développement, on découvre qu’il est composé principalement d’anciens élus !!! Les élus détournent un système créé pour permettre aux associations, chefs d’entreprises, experts … d’apporter leur contribution, faire des propositions. Cela devrait être un espace de démocratie participative qui viendrait en appui à la réflexion sur les projets pour le territoire. Or, on y recycle d’anciens élus, qui sont sur la même ligne que les élus actuels et d’autres représentants également bien choisis. Choisis par qui ? Par Patrick Le Diffon en premier lieu. On n’est jamais mieux servi que par soit même … Ce qui explique les votes etc … Pour vérifier ce que j’avance, il suffit de se renseigner sur les membres des autres conseils de développement et sur la méthode de composition … Cela saute aux yeux.

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