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Publié le 17 janvier 2015

Caro. Voeux du maire : ces citations qui blessent

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Un pupitre qui s’effondre au moment du discours, un maire qui bafouille pendant tout son discours -et 45 minutes c’est long- l’atmosphère était pesante, vendredi soir à la salle polyvalente où le maire, Noël Colineaux, présidait la traditionnelle cérémonie des voeux. On retiendra de cette soirée que les habitants de Caro ont de la chance. Leur maire est innovant, créatif et surtout… transparent. Pour preuve les panneaux  d’informations dressés pour montrer que la mairie n’a rien à cacher.

Pour tout dire tout cela n’avait d’autre but pour le maire que de régler ses comptes « avec une certaine presse ». Pour que tout le monde comprenne bien, il a rendu hommage à la presse papier citant le quotidien régional et un hebdomadaire local « qui nous font le plaisir d’être là ce soir et qui rendent fidèlement compte de nos manifestations ». D’autant plus fidèlement quand elle n’est pas là et que c’est la mairie qui fournit les articles…

Alors bien sur, il reste l’autre presse, indépendante, entendez par là nous, bien sur. Et au cas ou tout le monde n’aurait pas compris, le maire s’est lancé dans une paraphrase complexe expliquant que pour écrire il fallait avoir une plume et « une main verte » pour la tenir. Allusion à mon autre site consacré au jardinage, « jacky la main verte ». Il aurait mieux fait de citer carrément « les infos du pays gallo », puisque la description était suffisamment précise pour permettre mon identification. Balayons rapidement les accusations de « non objectivité » de « ne pas donner la parole à tout le monde ». Je vous renvoie simplement aux articles incriminés où vous pourrez constater que le maire de Caro a été contacté et s’est largement exprimé dans nos colonnes. En ce qui concerne l’autre reproche formulée hier pendant les voeux à mon égard, figure le fait d’avoir désigné l’ensemble immobilier visé par la délibération de la municipalité. Cet ensemble a été clairement décrit par sa localisation, le nom de ses propriétaires (mais de l’un découle l’autre), pendant toute la durée des débats qui se sont déroulés sur cette question pendant le conseil municipal. Vendredi soir Noël Colineaux a indiqué avoir demandé avant la réunion que cet ensemble ne soit pas désigné,  pour « protéger les propriétaires ». Non, l’explication fournie était « parce que la convention n’était pas encore signée ». Il avait d’ailleurs également indiqué que « le projet serait présenté à la population à l’occasion des voeux ».

Là aussi, un petit rappel à la loi s’impose : « les débats du conseil municipal sont publics et peuvent, par ailleurs, être retransmis par des moyens de communication audiovisuelle. Le public doit s’abstenir de toute intervention ou de toute manifestation » (source : direction générale des collectivités locales). Le maire aurait pu, s’il voulait vraiment « protéger les propriétaires » décider de prononcer le huis clos, une procédure encadrée mais relativement simple à mettre en oeuvre. Il ne l’a pas fait.

Il a par ailleurs juré qu’aucune décision n’était prise et que le conseil avait la possibilité de refuser. Mais tout ça nous l’avons écrit dans le compte-rendu de ce fameux conseil, que je vous invite à relire. Vous verrez qu’y figure cette précision et même l’engagement pris par le maire de recontacter le propriétaire pour obtenir une estimation de prix, promesse faites apparemment pour lever les doutes émis par certains élus et les convaincre de voter favorablement (cliquez ici pour retrouver l’article). En tous cas, la délibération portait bien sur un seul ensemble immobilier précis et non pas sur un choix entre deux opportunités. Vendredi soir, le maire a également évoqué quelques projets pour ce futur ensemble d’une manière superficielle. Tout cela a été abordé lors du conseil municipal et nous y consacrerons un article afin, qu’en toute transparence vous sachiez tout sur ce projet.

Passons sur les accusations d’être « téléguidé » par Malestroit. Peut-être que les élus de cette ville vont aussi m’accuser d’être téléguidé par la CCVOl pour avoir publié le contenu de la lettre envoyée par Alain Launay au maire de Malestroit? (lire ici).

Donc, en résumé aucun mensonge, un travail d’investigation fait avec soin, dans les règles de l’art. Point final, là-dessus.

Mais le pire est à venir. Comme je l’écrivais plus haut, les habitants de Caro ont de la chance. Leur maire est innovant, créatif, transparent et c’est le champion des citations. Une maxime de Louis-Philippe de Ségur dans ses voeux (chapeau d’avoir lu l’oeuvre de ce gentilhomme français du 18è siècle auteur de Vaudevilles et de livres d’histoire), une référence à Voltaire dans son discours.

Mais moi, je retiens cette 3è citation lancée par le maire à mon égard : « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ». Savez-vous qui a prononcé cette phrase? Historiquement, ce serait Voltaire (lettre à Thiriot du 21 octobre 1736), mais on n’est pas certain, en tout cas de la phrase. Par contre, cette citation est surtout connue pour avoir été prononcée, en 1940, par le sinistre Dr Goebbels, ministre nazi de la propagande -autrement dit de la désinformation- du IIIe Reich à ses équipes.

Je n’ai rien à voir avec ces idées-là, avec cette idéologie.Vous comprendrez pourquoi cette comparaison me glace, encore plus lorsqu’elle est prononcée une semaine après les attentats terroristes qui ont secoué la France et parce que, vendredi, personne dans la salle n’a levé un petit panneau portant juste l’inscription « Je suis Charlie ». Il faut dire que sur ces évènements, le maire de Caro avait fait part de son indignation au début de son discours, dénonçant le fait qu’ils s’attaquaient à « la liberté ». Mais à aucun moment il n’a prononcé les mots de Liberté de la presse ou liberté d’expression.

Je ne pense pas mériter et nul ne mérite un tel traitement, encore moins en ce moment. Je le dis, le maire de Caro a gravement porté atteinte à mon honneur et à ma réputation, s’est livré à une diffamation publique. Peut-être qu’il s’agit d’ignorance mais elle est grave et pour l’instant, je n’ai reçu aucun message d’excuses.

Jacky Guyon

« Je suis Charlie »

 

Ca ne vaut pas la presse papier fidèle, mais allez lire également les nombreux articles réalisés sur Caro en cliquant ici

 

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