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Publié le 19 novembre 2014

Malestroit. Quand l’opposition municipale tacle…la CCVOL

Le fonctionnement de la CCVOL a été abordé au conseil municipal de Malestroit par l'opposition
Le fonctionnement de la CCVOL a été abordé au conseil municipal de Malestroit par l’opposition

Ils étaient lundi soir présents à la salle polyvalente de Bohal où se déroulait la réunion du conseil communautaire de la CCVOL. Assis au premier rang, les trois élus de l’opposition municipale de Malestroit ne manquent pas ou très rarement une de ces réunions. Et pour cause, ils étaient dans la précédente mandature, délégués du conseil municipal de Malestroit à la CCVOL. Donc ils connaissent bien les rouages de cette machine et certains dossiers sur lesquels ils ont déjà travaillé. On le sait, il y a quelques mois, Gérard Castillon s’était inquiété de la politique de la chaise vide mené par la nouvelle équipe municipale de Malestroit et au cours de certaines réunions de quartiers n’a pas manqué de militer contre l’isolement de Malestroit.

Mardi soir, lors du conseil municipal de Malestroit, personne n’avait évoqué la CCVOL. On pourrait dire, pour une fois surtout au lendemain d’une réunion… Et c’est Gérard Castillon qui, dans les questions diverses a ramené le sujet sur la table. Faisant allusion à la décision prise par la CCVOL de confier à trois bureaux parisiens une étude destinée à évaluer entre autre, les conséquences d’une éventuelle fusion des communautés de communes (ndlr: lire notre article et notamment les précisions apportées par Gaelle Berthevas, vice-présidente de la CCVOL), Gérard Castillon se tourne vers Bruno Gicquello et Christian Guillemot et leur demande « pourquoi vous êtes-vous abstenus sur cette question ». « Ici, nous sommes allergiques aux études. Celle-là coûte très cher (ndlr: environ 50 000 euros). Et puis pourquoi confier cette étude à un cabinet parisien qui ne connait pas notre secteur, nos spécificités. 50 000 euros, par ci, 50 000 euros par là… Tout ça finit par faire de grosses sommes et c’est l’argent du contribuable… », répond Bruno Gicquello. Prenant la parole, Christian Guillemot souligne d’ailleurs que la seule remarque intéressante sur ce dossier a été formulée par Michel Guégan, ancien président de la CCOL. « Sa question était légitime, mais comme seule réponse, il s’est fait reprocher ses frais de bouche de 2013, c’est curieux comme réaction…. », déclare-t-il.

Gérard Castillon, mais aussi Evelyne Guéret expliquent le fond de leur pensée. « Vous auriez du poser des questions, car visiblement, personne ne savait de quoi on parlait. Nous on était dans le public et on voyait bien que ce n’était pas clair. Dans le projet de délibérations soumis au vote, il n’y a rien, il n’y a même pas les noms des bureaux d’étude, c’est tout de même inquiétant… », expliquent en résumé les opposants. Ils reviennent aussi sur une autre question portant sur la validation des loyers de l’hôtel d’entreprises de Lizio. La délibération stipule : « …/…il avait été indiqué un coût de location de 1euro HT du m2…/… ». Au moment de passer au vote un élu demande quelle est la surface concernée. Moment d’hésitation, confusion, hésitation… On trouve enfin la surface (3200m2). Deuxième question : « est-ce un loyer mensuel ou annuel? ». Là encore, même scénario « C’est mensuel » « non c’est annuel » « Ah bon alors si c’est annuel c’est pas cher, si c’est mensuel, c’est cher… ». Il a fallu de longues minutes de recherches dans les dossiers pour que les techniciens de la CCVOL trouvent enfin la bonne réponse : c’est mensuel! Ces deux points ne figuraient pas dans le projet de délibération soumis au vote. « Vous vous rendez compte, comment est-ce possible de prendre des décisions dans ces conditions. On a vraiment l’impression qu’aucun élu n’est au courant des dossiers. C’est inquiétant… », lance un élu de la majorité municipale, cette fois.

Christian Guillemot fait remarquer que le président de la CCVOL s’était engagé à ce que la réunion ne dure pas trop longtemps après les excès de celle de septembre, laissant entendre que du coup, il avait peut-être voulu faire vite.

Le plus curieux dans cette discussion au conseil municipal de Malestroit, c’est qu’on ne sentait aucune agressivité de la part de l’opposition à l’égard de la majorité, au contraire, on aurait presque pu croire à une certaine communion. Bruno Gicquello buvait du petit lait en écoutant ses opposants. Il les a rassuré sur la vigilance que continuerait d’exercer les délégués à la CCVOL et les a assuré de sa détermination à défendre les intérêts de la ville et de ses habitants. Magnanime, il a remarqué que Noël approchait : « nous entrons dans une période de trève… »

A voir…

Document : voici le texte de la fameuse délibération pointée du doigt par plusieurs élus de Malestroit de la majorité comme de l’opposition :

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