Retrouvez Les Infos du Pays Gallo sur : 7,1K 21K 800

Accueil / Thématiques / Politique / Morbihan. Simon Uzenat rejoint la commission des finances du Sénat : les collectivités locales au cœur de ses priorités

Politique

Publié le 8 octobre 2026

Morbihan. Simon Uzenat rejoint la commission des finances du Sénat : les collectivités locales au cœur de ses priorités

⭐

Version sans publicité

Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption

×

Le sénateur du Morbihan Simon Uzenat vient de franchir une nouvelle étape dans son parcours parlementaire. Désigné le 6 octobre membre de la commission des finances du Sénat, il quitte, après trois années, celle de l’aménagement du territoire et du développement durable. Un changement de responsabilités qui intervient à un moment particulièrement sensible, alors que se prépare le budget de l’État pour 2027 et que les relations financières entre l’État et les collectivités territoriales suscitent de nombreuses inquiétudes.

Pour les communes et les intercommunalités, les décisions budgétaires nationales ont des conséquences très concrètes : capacités d’investissement, financement des équipements publics, maintien des services à la population ou encore autonomie financière. Autant de sujets sur lesquels Simon Uzenat entend désormais concentrer une partie de son travail parlementaire.

Dès le lendemain de sa nomination, mercredi 7 octobre, le sénateur a participé aux premières auditions consacrées à la préparation du budget 2027. Il y a notamment abordé la question de la dette publique, celle de la fiscalité et les conséquences des décisions gouvernementales sur les finances des collectivités.

Il a également défendu le rôle de la commande publique dans l’activité des petites et moyennes entreprises et appelé le gouvernement à rechercher un compromis avec le Parlement autour du futur budget.

Dans un communiqué publié à l’issue de ces premiers travaux, Simon Uzenat précise les orientations qu’il entend défendre au sein de cette commission stratégique. Nous le reproduisons ci-dessous dans son intégralité :

« Le 6 octobre, Simon Uzenat, sénateur du Morbihan, a été désigné membre de la commission des finances du Sénat, à l’occasion du renouvellement des instances de la Haute Assemblée.

Après trois ans à la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, il s’agit d’une nouvelle étape dans son travail parlementaire, guidé par la ligne directrice de son engagement sénatorial : renforcer le pouvoir d’agir des élus locaux. Tout en restant engagé sur les enjeux qu’il a défendus au cours des trois dernières années (aménagement et cohésion des territoires, mobilités, transitions écologiques et énergétiques…), il pourra ainsi approfondir encore davantage des priorités essentielles pour les élus locaux : libre administration des collectivités, autonomie financière et fiscale, justice fiscale et efficacité de la dépense publique, commande publique et souveraineté économique…

Dès le lendemain de sa nomination, ce mercredi 7 octobre, Simon Uzenat a participé aux premiers travaux de la commission consacrés à la préparation du budget pour 2027.

Lors de l’audition du Haut Conseil des Finances Publiques, il a d’abord insisté sur la nature du déficit, comme l’évoque le HCFP, « presque intégralement de nature structurelle et non le reflet d’une récession économique ». Il a interrogé la présidente Amélie de Montchalin et l’économiste Michaël Zemmour sur les mesures additionnelles que le HCFP juge nécessaires pour « reprendre le contrôle de la dette » et le sénateur a notamment évoqué la création d’un impôt différentiel sur la fortune personnelle, suggéré par la Cour des comptes dans une note de septembre 2026. Il a également appelé à mieux prendre en compte l’important effet levier de la commande publique (400 milliards d’euros par an) dans le soutien aux TPE et PME de nos territoires.

Lors de l’audition de Roland Lescure, Ministre de l’Économie et des Finances, et de David Amiel, Ministre de l’Action et des Comptes publics, Simon Uzenat a rappelé que l’impact budgétaire de la hausse des intérêts de la dette ne devait pas faire oublier la question du stock de la dette, très largement lié aux choix budgétaires des gouvernements successifs depuis 2017. Il a notamment cité la suppression de la taxe d’habitation, dont le coût de 23 milliards d’euros est à mettre en regard des 18 milliards d’euros de recettes nouvelles prévues dans le PLF 2027. Le sénateur a par ailleurs dénoncé le non-respect de la parole de l’État, en particulier à l’égard des collectivités : DILICO prolongé de trois à cinq ans, règles du FCTVA modifiées en cours de route qui feront perdre plus de 2 milliards d’euros aux collectivités locales, désengagement auprès des régions qui fragilise des politiques structurantes (comme les formations d’infirmiers). Il a enfin appelé le Gouvernement à ouvrir sincèrement la voie du compromis avec le Parlement, en défendant notamment des mesures fortes de justice fiscale, afin de permettre à notre pays d’être doté d’un budget.

C’est l’intérêt supérieur de nos concitoyens, de nos collectivités, de nos entreprises, de nos associations, et donc de notre pays, qui est en jeu. C’est animé de cet esprit de responsabilité, de justice et d’efficacité, que le sénateur Simon Uzenat poursuivra avec détermination son travail parlementaire au cours des prochaines semaines ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Articles similaires