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Oust à Brocéliande

Publié le 17 décembre 2025

Saint-Marcel. Quatre hommages pour faire vivre la mémoire d’un engagement partagé

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Samedi 13 décembre, la commune de Saint-Marcel a consacré un temps fort de mémoire et de reconnaissance à celles et ceux qui ont marqué son histoire. À travers quatre hommages distincts mais profondément liés, Saint-Marcel a choisi de faire vivre la mémoire de quatre hommes dont les parcours, les engagements et les valeurs continuent de façonner l’identité du village.

Henri Briand, Patrick Brohan et Armel Rousselot ont désormais leurs noms associés à des lieux du quotidien – la salle des sports, le stade municipal et la salle des fêtes – des espaces vivants, dédiés à l’effort, au rassemblement et au partage. Parallèlement, le sentier du Maquis accueille un panneau mémoriel en hommage à Loïc Bouvard, figure de la Résistance et de la vie politique nationale, rappelant que l’histoire de Saint-Marcel s’inscrit aussi dans la grande Histoire.

Ces hommages, préparés en étroite collaboration avec les familles, n’ont pas seulement vocation à retracer des mandats ou des responsabilités. Ils racontent des visages, des voix, des présences qui ont compté. Quatre parcours différents, mais une même fidélité à Saint-Marcel, un même sens du service et de l’engagement, vécu dans la proximité, la durée et le respect des autres.

À travers ces lieux désormais porteurs de mémoire, la commune affirme une volonté claire : inscrire le souvenir dans le quotidien, pour que ces engagements continuent d’inspirer les générations futures. La mémoire ne se fige pas, mais se transmet et se partage

La salle des sports porte désormais le nom d’Henri Briand, figure de l’engagement local

La commune de Saint-Marcel a rendu un hommage appuyé à l’une de ses grandes figures locales, samedi 13 décembre, à l’occasion de l’inauguration de la salle des sports Henri-Briand. Un moment solennel et chargé d’émotion, destiné à rappeler le parcours, l’engagement et les valeurs portées durant toute sa vie par cet élu discret mais profondément humain.

Né en 1945 et ayant grandi à La Vraie-Croix, Henri Briand arrive à Saint-Marcel en 1967. C’est ici qu’il construit sa vie, qu’il se marie avec Marguerite, que sa famille s’enracine durablement et qu’il choisit de s’engager au service de la commune. Très tôt, il s’investit dans la vie associative et citoyenne. Longtemps président de l’association Les Maquisards, il y rassemble avec simplicité et conviction, autour du sport et du football en particulier, qu’il considérait comme une véritable école de respect, de solidarité et d’esprit d’équipe.

Plus de quarante ans au service de la commune

Élu conseiller municipal dès 1971, Henri Briand accompagne plusieurs maires avec discrétion et sens du devoir. Il siège d’abord aux côtés d’Eugène Bellec jusqu’en 1973, puis de Désiré Foulon jusqu’en 1977, avant de poursuivre son engagement avec Gilles Possémé jusqu’en 1983. Après une parenthèse, il revient au conseil municipal de 1989 à 1995, avant de devenir premier adjoint de 1995 à 2001.

En 2001, Henri Briand est élu maire de Saint-Marcel, fonction qu’il exercera avec chaleur et humanité. Réélu en 2008, il reste fidèle à sa vision d’un engagement public fondé sur la proximité, l’écoute et le respect. Lorsqu’il quitte ses fonctions en 2013, le relais est alors pris par Armel Rousselot, qui mènera le mandat à son terme.

Un engagement bien au-delà de la mairie

Parallèlement à son action municipale, Henri Briand assume de nombreuses responsabilités. Il préside le CCAS, l’Association populaire de l’école Sainte-Thérèse, et siège au conseil d’administration de l’Esat Les Hardys Béhélec. À l’échelle intercommunale, il est notamment président du syndicat intercommunal du musée de la Résistance bretonne, vice-président du pôle services techniques et environnement à la CCVOL (Communauté de communes du Val d’Oust et de Lanvaux), vice-président du SITTOMI, et membre du comité syndical du Pays de Ploërmel.

Une mémoire associée à un lieu vivant

« Henri Briand incarnait une certaine idée de l’engagement public », a rappelé la maire de Saint-Marcel, Armelle Robert, lors de son discours. Un engagement vécu dans la durée, dans la proximité et dans le respect de l’autre. Toujours attentif, toujours prêt à aider, il laisse le souvenir d’un élu profondément humain, attaché aux valeurs de solidarité et d’esprit d’équipe.

En donnant son nom à la salle des sports, la commune a souhaité associer sa mémoire à un lieu vivant, un lieu d’effort, de rencontres et de transmission. « Un lieu fidèle à ce qu’il incarnait », a souligné la maire, avant d’inviter la famille à dévoiler la plaque commémorative.

Un hommage durable, pour que l’engagement discret mais essentiel d’Henri Briand continue de résonner dans la mémoire collective de Saint-Marcel.

Le stade municipal baptisé Patrick Brohan, hommage à une figure fédératrice du village

Le stade municipal de Saint-Marcel porte désormais le nom de Patrick Brohan. Ce nom lui a été officiellement donné samedi 13 décembre. Une reconnaissance appuyée pour cet enfant du pays, profondément attaché à son village, et dont l’engagement humain, associatif et municipal a marqué durablement la vie locale.

Né en 1957 à Saint-Marcel, Patrick Brohan n’a jamais quitté la commune qu’il aimait profondément. Il en connaissait les chemins, les visages, les habitudes. Saint-Marcel faisait partie de lui, tout simplement. Pendant près de vingt ans, il s’est engagé au service de la collectivité : conseiller municipal de 1989 à 2001, puis adjoint au maire de 2001 à 2008, aux côtés d’Henri Briand. Des fonctions qu’il a exercées avec sérieux, humilité et un sens aigu de l’intérêt général, préférant agir dans l’ombre, avec efficacité, toujours à l’écoute.

Un homme de valeurs et de lien

Patrick Brohan portait des valeurs fortes : le respect, le collectif et la fidélité. Il savait rassembler, créer du lien et fédérer les énergies. Avec Nicole, il a tenu pendant de nombreuses années le bar du village, un lieu simple et chaleureux, où l’on se retrouvait, où l’on échangeait, où chacun se sentait accueilli. Un véritable espace de vie, à l’image de celui qui l’animait.

Très investi dans la vie associative, Patrick croyait profondément à la force du « faire ensemble ». Il faisait partie de ces personnes qui donnent de leur temps sans compter, convaincues que ce sont ces engagements discrets mais constants qui font vivre un village. Sa passion pour le football occupait également une place importante. À travers le sport, il transmettait des valeurs d’équipe, de solidarité et de respect, notamment auprès des plus jeunes.

Une présence toujours vivante

Patrick Brohan s’est éteint il y a huit ans, à l’âge de 60 ans. Mais son esprit demeure présent dans les lieux de partage, sur ces terrains où l’on apprend l’effort collectif, le dépassement de soi et le respect des autres. « Donner son nom à ce stade était une évidence », a souligné la municipalité, tant ce lieu rassemble, fait naître des passions et crée du lien, exactement comme Patrick savait le faire.

En donnant son nom au stade municipal, Saint-Marcel ne fait pas seulement de ce lieu un espace dédié au sport, mais aussi un lieu de mémoire. Un lieu où l’on continuera de se retrouver, comme Patrick aimait tant le faire. Lors de la cérémonie, la famille a été invitée à dévoiler la plaque commémorative, scellant ainsi cet hommage durable.

Un témoignage de reconnaissance pour un homme engagé, généreux et profondément humain, dont l’accueil, l’énergie et l’esprit fédérateur continueront d’accompagner les générations futures à Saint-Marcel.

La salle des fêtes Armel-Rousselot, hommage à un homme de caractère et de rassemblement

Armel Rousselot, ancien maire de Saint-Marcel est brutalement décédé il y a bientôt 4 ans. En donnant son nom à la salle des fêtes communale, ce samedi 13 décembre, la municipalité a voulu exprimer sa reconnaissance à la hauteur du parcours de cet élu et acteur de la vie locale, profondément engagé au service du territoire pendant plus de quarante ans.

Né en 1954 à Larmor-Plage, Armel Rousselot arrive à Saint-Marcel en 1978 pour des raisons professionnelles, sans imaginer encore que cette commune deviendrait son port d’attache. Automaticien chez Parker-Legris, il s’engage rapidement dans la vie locale, porté par une énergie communicative et une volonté constante de participer à la dynamique collective.

Le sport et la fête comme moteurs du lien social

Passionné de cyclisme, Armel Rousselot a toujours vu dans le sport un formidable espace de dépassement de soi et de rassemblement. Il fut président fondateur de la Ronde du Maquis, président des Boucles de l’Oust et de Lanvaux, et, durant plus de vingt ans, président du comité des fêtes. À ce titre, il a marqué plusieurs générations par l’organisation des soirées du réveillon du Nouvel An, devenues de véritables temps forts de convivialité, rassemblant petits et grands. Pour lui, la fête n’était jamais anodine : elle était avant tout un prétexte pour se retrouver.

Plus de trente ans d’engagement municipal

L’engagement d’Armel Rousselot au service de la commune s’inscrit sur plus de trois décennies. Élu conseiller municipal en 1989, il devient adjoint au maire de Gilles Possémé en 1995, puis premier adjoint d’Henri Briand de 2001 à 2013. À la suite du décès de ce dernier, il est élu maire de Saint-Marcel. Après une interruption entre 2014 et 2017, il revient au conseil municipal en mars 2017, avant d’être de nouveau élu maire en 2020.

Il exercera cette fonction jusqu’à son décès brutal, le 21 février 2022, laissant derrière lui un immense vide. Jusqu’au bout, Armel Rousselot aura servi la commune avec fidélité à sa devise préférée : « Qui ose gagne ».

Un engagement fort au-delà de la commune

Très investi au niveau intercommunal, Armel Rousselot a exercé de nombreuses responsabilités à la CCVOL, puis à l’OBC et au VOSA. Il a également été président du SIGAP (Syndicat intercommunal de gestion et d’aménagement du patrimoine), où il a œuvré avec ardeur pour le développement de la zone industrielle de Saint-Marcel, notamment à travers l’implantation du Super U, projet structurant pour le territoire.

Attaché à l’histoire et au patrimoine, il était membre de l’association des Amis du musée de la Résistance bretonne. Il s’est fortement impliqué aux côtés de Jean-Yves Le Drian dans la sauvegarde du musée et a également présidé l’association de sauvegarde du Corbeau des mers. Là encore, transparaissaient sa ténacité et son profond attachement à l’identité de Saint-Marcel.

Une devise incarnée au quotidien

Homme de caractère, parfois tenace lorsque la situation l’exigeait, Armel Rousselot était avant tout sincère et profondément engagé. La devise de Saint-Marcel, « Qui ose gagne », il ne se contentait pas de la citer : il l’incarnait au quotidien.

En donnant son nom à la salle des fêtes, la commune a souhaité honorer un homme qui aimait rassembler et faire vivre le village. « Un lieu de partage, de rencontres et de joie », à l’image de celui qui en portera désormais le nom. Un hommage durable, pour que l’énergie, la générosité et l’engagement d’Armel Rousselot continuent d’accompagner la vie communale de Saint-Marcel.

Un hommage à Loïc Bouvard, résistant, élu et Breton d’exception

Un panneau mémoriel installé sur le sentier du Maquis rend désormais hommage à Loïc Bouvard. Il a été inauguré ce samedi 13 décembre par de nombreuses personnalités dont Jean-Yves Le Drian. Un geste fort de la municipalité de Saint-Marcel pour perpétuer le souvenir d’un homme au destin exceptionnel, à la fois résistant, élu de la République et Breton profondément attaché à sa terre natale.

« The sky is the limit ». Cette phrase que Loïc Bouvard aimait répéter résume à elle seule un parcours marqué par le dépassement de soi et l’engagement. À seulement 15 ans, il rejoint la Résistance et participe à la bataille de Saint-Marcel, le 18 juin 1944. Un engagement précoce et courageux, salué par la Croix de Guerre, puis par la Légion d’honneur, qui lui sera remise en 2014 par Jean-Yves Le Drian. Une reconnaissance tardive mais symbolique d’un courage forgé dès l’adolescence, au service de la liberté.

Une vie entière consacrée au service public

Diplômé de Sciences Po et de l’université de Princeton, Loïc Bouvard mettra la même passion au service de la Bretagne et de la France. Député pendant 39 ans, conseiller régional, vice-président de l’Assemblée nationale, puis président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, il aura occupé de hautes responsabilités tout en restant fidèle à sa ligne de conduite.

« Servir et représenter les habitants de notre région, tel est le sens de ma vie », aimait-il rappeler. Des mots qu’il a incarnés jusqu’au bout, dans une carrière politique marquée par la constance, la conviction et un profond sens des responsabilités.

Saint-Marcel, un ancrage indéfectible

Saint-Marcel occupait une place particulière dans la vie de Loïc Bouvard. C’est ici que tout a commencé. Ici qu’il a combattu pour la liberté, ici aussi qu’il a poursuivi son engagement au service de son territoire, défendant les aspirations de ses habitants avec détermination et fidélité.

Le panneau installé sur le sentier du Maquis se veut à la fois un hommage à son héritage et une invitation à s’inspirer de son exemple. Celui d’un homme qui a su allier l’action à la conviction, la modestie à la grandeur, et l’engagement personnel à l’intérêt collectif.

En rendant hommage à Loïc Bouvard, Saint-Marcel rappelle combien son parcours reste indissociable de l’histoire de la commune et de celle de la Résistance bretonne. Une mémoire transmise aux générations futures, pour que le courage, le sens du devoir et l’idéal de liberté continuent de guider les pas sur ce sentier chargé d’histoire.

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