Retrouvez Les Infos du Pays Gallo sur : 7,1K 21K 800

Accueil / Thématiques / Morbihan / Manifestations du 17 octobre. La réaction des sénateurs socialistes

Morbihan

Publié le 18 octobre 2026

Manifestations du 17 octobre. La réaction des sénateurs socialistes

⭐

Version sans publicité

Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption

×
Simon Uzenat, sénateur du Morbihan

Après les violents incidents qui se sont déroulés ce samedi 17 octobre, le sénateur Simon Uzenat communique :

« Manifestations du 17 octobre : condamner toutes les violences et proposer d’urgence une solution politique à la profonde crise sociale et démocratique qui secoue notre pays »

Dans le Morbihan, comme dans le reste du pays, de très nombreux citoyennes et citoyens ont manifesté pour faire entendre des revendications parfaitement légitimes : hausse du pouvoir d’achat pour les classes populaires et moyennes, prise en compte des attentes et des inquiétudes de notre jeunesse, défense des services publics et de la justice fiscale, préservation de notre environnement…

Malheureusement, à l’échelle nationale, plusieurs milliers de casseurs ont semé le chaos en pillant et en saccageant des commerces, en dégradant voire en incendiant des bâtiments publics et en s’en prenant aux forces de sécurité intérieure. Certes avec une ampleur moindre que dans d’autres départements, mais nous l’avons aussi observé dans le Morbihan, à Vannes et à Lorient. Ces actes intolérables devront être punis avec la plus extrême sévérité car rien ne saurait justifier l’usage de la violence.

Ce faisant, ces délinquants ont pris la responsabilité de détourner l’attention publique des grandes et justes causes qui motivent les mobilisations inédites par leur ampleur que nous connaissons depuis maintenant plusieurs semaines. Ce faisant, ils contribuent à fracturer encore davantage un pays au détriment de ces enjeux fondamentaux qui réunissent très largement nos concitoyens.

La justice doit donc poursuivre et sanctionner durement ces casseurs mais il nous revient collectivement de ne pas laisser cette minorité violente effacer les revendications d’une majorité pacifiste et républicaine.

Avec mes collègues socialistes au Sénat, nous appelons à une réponse politique à la hauteur des événements. L’autorité de l’État ne se mesure pas seulement à sa capacité de sanctionner après les faits, mais également à son aptitude à prévenir les risques, à protéger les personnes et à garantir le déroulement pacifique des manifestations. Nous souhaitons tout d’abord que toute la lumière soit faite sur les conditions dans lesquelles les pouvoirs publics ont anticipé et géré cette journée car, au-delà de la condamnation sans réserve des violences, la fermeté républicaine exige aussi de comprendre comment de tels débordements ont pu survenir. C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement d’organiser au Sénat un débat qui lui permettra de présenter les informations dont il dispose sur le déroulement des événements, les moyens humains et matériels engagés, les décisions prises par la chaîne de commandement, les violences constatées et les éventuelles défaillances du dispositif de maintien de l’ordre. En second lieu, nous demandons au Président du Sénat de mobiliser les prérogatives de notre assemblée afin qu’elle puisse exercer son pouvoir de contrôle et d’enquête en entendant les responsables concernés et en examinant les conditions précises de préparation et de conduite des opérations.

Plus largement, si elles portent des revendications qui peuvent faire consensus, ces convulsions sociales, sans cadre d’organisation ni responsables reconnus, témoignent à leur façon des dégâts considérables provoqués par la politique assumée depuis 10 ans par Emmanuel Macron. En méprisant les corps intermédiaires, en projetant la disparition des partis politiques, en reléguant les syndicats et en affaiblissant les collectivités locales et le monde associatif, les politiques macronistes ont entraîné ces mouvements spontanés faute de débouchés concrets et d’une prise en charge organisée. Face au péril désormais imminent, il y a urgence et j’appelle donc à la réunion de ces différentes forces vives afin qu’elles puissent faire émerger un socle de priorités partagées (pouvoir d’achat, jeunesse, services publics…) que la représentation nationale s’engagerait à traduire dans les actes au plus vite, notamment dans le cadre des débats budgétaires, afin d’apaiser le pays et de réconcilier les Français en attendant l’élection présidentielle.»

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Articles similaires