Publié le 21 septembre 2026
Alzheimer : près d’un Français sur deux se dit concerné, mais les idées reçues persistent
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La maladie d’Alzheimer est loin d’être une préoccupation réservée aux personnes âgées. Selon un sondage OpinionWay (*) publié à l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer, ce lundi 21 septembre, 49 % des Français se disent concernés de près ou de loin par la maladie et 30 % ont un proche touché. Pourtant, plus de la moitié de la population estime encore manquer d’informations et certaines idées reçues restent solidement ancrées.
Un Français sur deux. Le chiffre donne une idée de la place prise par la maladie d’Alzheimer dans la société.
Selon un sondage OpinionWay réalisé pour la Fondation Recherche Alzheimer, 49 % des Français déclarent être concernés de près ou de loin par la maladie. Pour 30 % des personnes interrogées, cette proximité passe directement par un proche atteint.
Une situation qui explique sans doute en partie l’inquiétude qu’elle suscite : Alzheimer arrive au deuxième rang des maladies qui font le plus peur aux Français, selon cette étude. Et cette crainte traverse les générations. La moitié des 18-24 ans interrogés déclarent eux aussi redouter la maladie.
En France, rappelle la Fondation Recherche Alzheimer, 1,4 million de personnes seraient atteintes de maladies neurodégénératives, dont la maladie d’Alzheimer est la plus répandue.
Un Français sur deux estime manquer d’informations
Mais cette proximité avec la maladie ne signifie pas qu’elle soit bien comprise. C’est même l’un des principaux enseignements du sondage : 51 % des Français considèrent ne pas être suffisamment informés sur Alzheimer.
Le manque apparaît encore plus nettement lorsqu’on entre dans le détail.
Ainsi, 62 % disent manquer d’informations sur les signes précoces de la maladie. Seuls 27 % estiment être correctement informés sur les moyens de prévention et 23 % sur les avancées de la recherche.
Un paradoxe pour une pathologie dont une grande partie de la population a déjà entendu parler à travers son entourage.
Pertes de mémoire : une idée reçue qui persiste
L’enquête s’est également intéressée à ce que les Français pensent savoir sur Alzheimer. Et certaines réponses montrent que les idées reçues restent nombreuses.
Ainsi, 31 % des personnes interrogées pensent qu’il est normal d’avoir des pertes de mémoire après 70 ans.
Seulement 30 % savent, selon le questionnaire de la Fondation, que la maladie d’Alzheimer n’est généralement pas héréditaire, tandis que 33 % des répondants savent que des tests fiables existent pour contribuer au diagnostic de la maladie.
La recherche reste elle aussi mal connue. Seuls 23 % des Français s’estiment bien informés sur ses avancées.
Pour le Dr Olivier de Ladoucette, président de la Fondation Recherche Alzheimer, ces résultats illustrent un véritable décalage entre la présence de la maladie dans la vie quotidienne et sa compréhension.
« La maladie d’Alzheimer est aujourd’hui au cœur de la vie de millions de Français. Pourtant, cette proximité ne s’accompagne pas toujours d’une bonne compréhension. Il est essentiel de mieux informer, de lutter contre les idées reçues et de renforcer la mobilisation en faveur de la recherche. »
Septembre mauve, un mois de mobilisation
Autre enseignement révélateur : pour beaucoup de Français, la connaissance d’Alzheimer vient d’abord de l’expérience personnelle.
Ils sont 47 % à déclarer en avoir entendu parler à travers l’expérience d’un proche, contre 40 % par les médias. Les campagnes de sensibilisation ne sont citées que par 23 % des personnes interrogées et les associations ou fondations par seulement 9 %.
Des résultats qui ont conduit la Fondation Recherche Alzheimer à lancer cette année « Septembre Mauve », un mois de mobilisation destiné à mieux informer sur la maladie, combattre les idées reçues et soutenir la recherche.
Alzheimer fait peur jusque chez les jeunes
Au-delà des chiffres, l’étude montre finalement combien Alzheimer occupe une place particulière dans l’imaginaire collectif. La maladie est connue, redoutée et présente dans de nombreuses familles. Pourtant, ses premiers signes, les possibilités de prévention ou les progrès de la recherche demeurent beaucoup moins connus.
Et le fait que 50 % des 18-24 ans disent déjà la redouter montre que cette inquiétude dépasse très largement les générations directement exposées au risque de développer la maladie.
En cette Journée mondiale Alzheimer, la Fondation veut donc faire passer un message : mieux connaître la maladie, c’est aussi pouvoir plus facilement repérer les signes qui doivent alerter et mieux comprendre les enjeux de la recherche.
(*) Le sondage OpinionWay pour la Fondation Recherche Alzheimer a été réalisé les 10 et 11 juin 2026 auprès de 1 001 personnes représentatives de la population française.
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