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Publié le 22 décembre 2025
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Le temps est compté pour les visiteurs du Musée de la Résistance en Bretagne. Avant sa fermeture annuelle programmée au 1er janvier, l’établissement invite le public à découvrir – ou redécouvrir – ses deux expositions temporaires actuellement présentées, consacrées aux heures décisives de la Libération de la Bretagne et au rôle majeur des parachutistes français du Special Air Service.
Ces deux expositions ont en commun d’avoir reçu une labellisation officielle nationale du GIP « Mission Libération », reconnaissance de leur qualité scientifique et mémorielle
Intitulée « 1944-1945 – Libérer la Bretagne », la première exposition propose un éclairage approfondi sur les enjeux militaires, politiques et humains de la Libération de la région. À partir du 1er août 1944, les troupes américaines de la 3ᵉ armée du général Patton pénètrent en Bretagne avec plusieurs semaines de retard sur le calendrier initial des Alliés. Un délai lourd de conséquences pour les populations civiles comme pour la Résistance, alors que les forces allemandes, acculées, multiplient les représailles.
L’exposition revient également sur les choix stratégiques imposés par la situation : les poches allemandes solidement retranchées à Lorient, Saint-Nazaire, Saint-Malo ou Brest, les combats acharnés précédant la reddition de certaines villes, et la destruction massive d’infrastructures portuaires pourtant essentielles à l’effort allié. Elle met enfin en lumière le rôle des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et des jeunes unités de la nouvelle armée de la Libération, chargées de maintenir le siège des dernières positions allemandes jusqu’à leur capitulation en mai 1945.
Au-delà des opérations militaires, le parcours évoque aussi le retour à la légalité républicaine, les scènes de liesse à l’arrivée des libérateurs et les défis de la reconstruction d’une société profondément marquée par cinq années d’occupation.
La seconde exposition est consacrée aux parachutistes français du Special Air Service (SAS), figures emblématiques mais parfois méconnues de la Libération. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, plusieurs sticks de parachutistes français, sous uniforme britannique, sont largués en Bretagne. Ils deviennent ainsi les premiers soldats alliés à fouler le sol de la France occupée, quelques heures avant le Débarquement de Normandie.
Membres du 4ᵉ SAS / 2ᵉ régiment de chasseurs parachutistes, ces hommes avaient pour mission d’empêcher l’acheminement de renforts allemands vers la Normandie. En lien étroit avec la Résistance bretonne, ils participent à la montée en puissance du maquis de Saint-Marcel, puis jouent un rôle décisif pour en éviter l’anéantissement le 18 juin 1944. Beaucoup tomberont au combat pour la libération de la Bretagne avant de poursuivre la guerre jusqu’en Hollande.
L’exposition retrace leurs parcours : leurs origines, leur engagement, leur action en Bretagne et leur devenir après la Libération, offrant ainsi un hommage appuyé à ces combattants de l’ombre.
Ces deux expositions temporaires sont visibles jusqu’à la fermeture annuelle du musée, le 1er janvier. Une ultime occasion, pour le public local comme pour les visiteurs de passage, de se plonger dans l’histoire de la Libération de la Bretagne et de celles et ceux qui y ont contribué.

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