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Morbihan

Publié le 28 mai 2022

Morbihan. Cartes d’identité/passeports: 30% des rendez-vous ne sont pas honorés!

Guillaume Quenet, sous-préfet de Vannes (à droite) a invité les citoyens à ne pas être seulement consommateur mais aussi acteurs des services qui leur sont offerts

Et si les retards constatés dans la délivrance des cartes d’identités et passeports qui ont suscité la mise en place d’un plan d’urgence par le gouvernement n’étaient en fait en partie que la conséquence d’un manque de civisme. C’est en tous cas l’hypothèse qui est retenue par les services de l’Etat dans le Morbihan. Le sous-préfet de Vannes, Guillaume Quenet, l’a dit en termes très mesurés certes, mais quand même, lors de l’inauguration de la maison de santé de Ruffiac. S’adressant « à la population, à ceux qui utilisent ces services » le sous-préfet a envoyé un message clair: « il faut que chacun soit dans une démarche de consommateurs de service mais aussi d’acteurs », a-t-il lancé. Evoquant ces délais pour obtenir une carte d’identité ou un passeport, Guillaume Quenet a révélé que dans le Morbihan, près de 30% des rendez-vous pris ne sont pas honorés.

En fait, les demandeurs multiplient les prises de rendez-vous et finissent par en décrocher un auquel ils se rendent. Leur problème est donc réglé, mais très égoïstement, ils ne prennent pas la peine d’annuler les autres rendez-vous. C’est ainsi que les listes d’attente s’allongent inutilement. « On est chacun acteur de la qualité des services de notre territoire… Chacun doit se sentir responsable à son niveau », a insisté le sous-préfet (à écouter sur notre vidéo ci-dessous à partir de 37 mn35).

L’affaire a défrayé la chronique il y a une quinzaine de jours lorsque l’allongement des délais de délivrance de ces documents d’identité est apparu, suscitant un branle-bas de combat au ministère de l’intérieur.

Un plan d’urgence de 10 millions d’euros…

La sortie de la crise sanitaire qui relance les voyages, l’approche de la période estivale et de la période des examens, l’attrait de la nouvelle carte d’identité électronique… autant d’éléments qui ont provoqué une véritable explosion des demandes. « Cela a conduit à une sollicitation sans précédent des communes chargées d’enregistrer les demandes et à une réelle dégradation des délais de prise de rendez-vous pour nos concitoyens qui s’établissent à 65 jours en moyenne à la fin du mois d’avril 2022 contre 27 jours en janvier 2022 et 11, 5 jours en avril 2021. Dans certains départements les délais d’attente peuvent dépasser 100 jours », constatait le gouvernement dans un communiqué en date du 4 mai. Du coup, l’Etat a lancé un « plan d’urgence » pour « démultiplier les créneaux de rendez-vous en mairie, 400 nouveaux dispositif de recueil des demandes de titres pourront être installés dans un délai d’un mois, soit près de 50 000 demandes supplémentaires par semaine, notamment dans les communes qui connaissent un taux de demandes particulièrement élevé. Une partie de ces dispositifs pourra être également installée dans les points France Services (183 communes identifiées) ».

Les préfets ont aussi été priés de se mettre en relation avec les maires pour déployer ce dispositif et le gouvernement a débloqué une enveloppe de 10 millions d’euros pour aider les communes à atteindre l’objectif fixé. Parallèlement, les effectifs des services chargés de l’instruction de ces dossiers dans les préfectures ont été augmentés de 30%.

Une situation qui donne un relief particulier au message du sous-préfet de Vannes. Donc, prenez le temps d’annuler les rendez-vous auxquels vous ne vous rendrez pas. Pour l’anecdote, un phénomène identique avait été constaté au plus fort de la campagne de vaccination anti-COVID.

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