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Questembert Communauté

Publié le 22 janvier 2022

Molac. Filière bilingue: « pas dans ces conditions », disent les parents de l’école Arc en Ciel

« Nous ne sommes pas contre l’apprentissage du breton au travers d’une filière bilingue mais nous exprimons notre désaccord profond sur les conditions qui nous sont proposées aujourd’hui ». Voila résumée la position des parents d’élèves de l’école Arc en Ciel qui se sont symboliquement rassemblés devant l’établissement ce vendredi en fin d’après-midi. Absence de dialogue, un projet mal ficelé qui pourrait entrainer une fermeture de classe et un alourdissement des effectifs dans les autres classes… les parents n’ont pas du tout apprécié d’apprendre par la presse que les inscriptions pour cette future classe bilingue étaient ouvertes.

« Nous déplorons le manque de communication. Ce projet a été très brièvement présenté en juin 2021 lors du conseil d’école. Les délégués de parents et les enseignants ont d’ailleurs fait part de leurs craintes et de leurs questions. Depuis juin plus aucune nouvelle. Le sujet n’a pas été évoqué au conseil de classe de novembre 2021 et puis on apprend par voie de presse que les pré-inscriptions sont lancées », explique le collectif des parents. Ces derniers ont finalement obtenu l’organisation d’une réunion le 18 janvier dernier à laquelle participaient, outre leurs 4 représentants, la maire, Marie-Claude Costa Ribeiro Gomes, Mmes De Francqueville, conseillère déléguée aux affaires scolaires, Coipannec, conseillère pédagogique de circonscription, Ronan Postic, chargé de développement de l’office Publique de la Langue Bretonne et les 4 représentants de parents d’élèves.

« Il est ressorti de cette réunion que si cette classe bilingue ouvre, rien n’a été réfléchi ni anticipé afin de savoir où mettre les enfants: peut être dans la salle de sieste, ou de motricité, préfabriqué? On nous répond « on s’adaptera » ou « on verra le moment venu ». Nous avons également appris lors de cette réunion qu’il n’y avait pas de subventions allouées pour prendre en charge la création de la filière bilingue. C’est à la commune d’assumer le coût de la réorganisation », analysent les parents. L’autre information recueillie pendant cette réunion concerne le fait que l’ouverture sera décidée à partir de 10 inscriptions.

Les tenants du projet bilingue soutiennent que la création de cette filière permettrait d’éviter une fermeture de classe. Or, les parents ont fait le calcul: l’école Arc en Ciel toute neuve compte 5 classes dont les effectifs varient entre 24 et 32 élèves pour un total de 124 élèves. D’ores et déjà, selon eux, il y a au moins 110 inscriptions assurées pour la rentrée prochaine, sans compter les très probables inscriptions à venir. Ce qui exclu selon eux tout risque d’une fermeture. Il faudra pourtant trouver de la place pour la nouvelle classe.

« Si la classe bilingue (TPS au GS) ouvre en septembre 2022 par la suite il y aura une 2é ouverture de classe bilingue (pour les CP au CM2) ce qui entrainera très certainement une fermeture de classe monolingue avec répartition des élèves sur les 4 classes restantes, avec pour conséquence des classes monolingue avec de gros effectifs et sur 3 niveaux », estiment les parents. « Notre mécontentement est légitime et partagé par beaucoup de parents », insistent-ils, brandissant pour preuve la pétition qu’ils font circuler et qui a déjà recueilli 80 signatures, dont celles d’élus du conseil municipal « majorité et minorité confondues », selon eux. D’ailleurs, vendredi soir, à leurs côtés se trouvaient des élus du groupe « Agir pour Molac » venus soutenir les parents « dans leur démarche pour préserver le confort de leurs enfants dans l’apprentissage scolaire ainsi que celui de l’équipe enseignante. Nous soutenons l’opposition à un projet mal mené par la maire ».

En attendant la décision qui devrait être connue fin février lors de l’établissement du projet de carte scolaire, les parents entendent bien continuer à faire signer leur pétition. « Il est toujours possible de la signer le matin et le soir à l’extérieur de l’école », lancent-ils.

Les parents ont développé leurs arguments dans un long communiqué que nous publions ci-dessous en intégralité:

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6 commentaires "Molac. Filière bilingue: « pas dans ces conditions », disent les parents de l’école Arc en Ciel"

  1. Bonjour, demat,
    Mettre en porte à faux une demande croissante de la population au bilinguisme et les tenants d’une école sans breton est affligeant.
    Si la commune et la région ont décidé en commun qu’une filière bilingue était nécessaire sur Molac, ce n’est pas sorti d’un chapeau, même si c’est étonnant de la part de cette municipalité qui découvre qu’une partie de ses enfants vont sur Questembert apprendre en langue bretonne depuis plus d’une décennie.

    Rien que le slogan « Touche pas à mon école » est appel au clivage, tout cela bien sur au détriment des enfants.

    L’école publique est prise en charge par la commune, cela à toujours été le cas, il n’y a absolument rien d’étonnant à cela, que cela soit en bilingue ou pas.

    Après il est évident que la refonte de l’école aurait du en prendre en compte l’aspect que une filière bilingue serait tôt ou tard mise sur la table, sans compter l’augmentation de la population qui trouve à mal de loger à Questembert (prix de l’immobilier).

    Aujourd’hui si des élus de la majorité même se plaignent du travail qu’ils n’ont pas fait ! On ne refait pas une école sans penser à l’avenir.

    A galon – Cordialement

  2. Petit rappel : La pédagogie est l’affaire de l’éducation nationale et pas d’une collectivité locale. Le contenu de l’enseignement n’est pas la compétence des élus. Quand il y a un projet de ce type dans une commune c’est que l’éducation nationale est à la manœuvre. Le bilinguisme c’est aussi la culture, l’ouverture. On laisse le choix aux parents entre école publique et catholique pourquoi ne pas leur laisser le choix entre filière monolingue et bilingue ? On est à l’origine du clivage et on rejette la faute sur l’autre. Vous dites que le projet est en cours depuis avril 2021. Peut être aurait-il fallu construire un bâtiment en 6 mois sans avoir si celui-ci aurait une utilité ? Vous auriez alors pu dire qu’il s’agissait d’une mauvaise gestion et d’une dépense publique mal venue. C’est formidable dans un cas comme dans l’autre vous auriez eu raison.

    1. Jérémy, je ne m’adressais pas à vous quand dans ma remarque j’ai écris « vous ». C’était maladroit, je le reconnais. d’autant que je partage la majeure partie de votre point de vue et que mon propos ne visait pas le vôtre

  3. Il n’y a pas de soucis, on peut débattre sereinement c’est vrai que via internet ce n’est pas évident de se comprendre sans les gestes et intonations.

    Je pense qu’on est d’accord sur le couac communicatif de la municipalité.

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