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Région Bretagne

Publié le 18 janvier 2022

Bretagne. Alimentation: le plan anti-gaspi inter-régional de Loïg Chesnais-Girard

Des milliers de tonnes de lotte à 3 euros le kilo qui ne trouvent pas preneurs et qui sont transformés en aliment pour animaux… C’est le scénario incroyable et même choquant auquel la filière pêche bretonne s’est trouvée confrontée l’an dernier. Une situation due à la crise sanitaire de la COVID mais qui n’est pas si rare que cela. Elle se serait d’ailleurs reproduite avec de la langoustine.

Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région Bretagne, en déplacement vendredi au lycée Ampère de Josselin a évoqué cette situation qui se présente « à quelques moments dans l’année, sur des courtes périodes de une à deux semaines » où la Bretagne se trouve en situation de surproduction et qui concerne selon lui aussi bien la pêche que l’agriculture. Normal car « la Bretagne participe à la souveraineté alimentaire du pays. On est 3 millions d’habitants et on nourrit 20 millions de personnes avec nos agriculteurs et agricultrices dont on est très fiers. Il faut savoir que la Région Bretagne, c’est 50% de la pêche française », souligne le président de la Région.

Et il a indiqué avoir lancé une réflexion pour élaborer une sorte de « plan anti-gaspi » ou plutôt de valorisation alimentaire pour réguler ces périodes de surproduction et d’en faire bénéficier les élèves bretons. « Plutôt que de voir les cours s’effondrer quand on a des sur-stocks de certains poisson par exemple, on pourrait éduquer les enfants avec des produits qu’on n’a pas les moyens d’acheter aujourd’hui… », explique Loïg Chesnais-Girard. Dans le cas précis du stock de lotte évoqué précédemment, il suggère par exemple d’organiser une « semaine lotte » dans les 117 lycées bretons, ce qui aurait permis d’écouler cette précieuse marchandise dans un cycle vertueux. Les lycéens pourraient ainsi découvrir un poisson pêché en Bretagne au lieu de manger d’autres espèces venus d’horizons lointains. « Car, souligne le président de la Région, en Bretagne on ne pêche pas de saumon ni de cabillaud ».

Mais évidemment, il faut que la Région soit capable de s’organiser pour être suffisamment réactive pour pouvoir faire face à une offre très ponctuelle. C’est tout l’enjeu des réflexions qui sont actuellement en cours. « Une fois qu’on sera organisé, on va aller voir les autres régions. J’en ai parlé avec l’Ile de France par exemple », ajoute le président de la Région.

« Il faut que dans nos lycées, on mange les produits locaux le plus possible et qu’on travaille avec les autres Régions de France pour faire connaître les produits que nous avons et faire en sorte qu’à la place de la volaille hors union européenne, on ait de la volaille française et pourquoi pas bretonne…/… C’est la mission que nous nous donnons pour répondre à l’exigence que nous avons avons vis à vis de nos exploitants agricoles… », affirme Loïg Chesnais Girard.

Ecoutez les explications du président de la Région, Loïg Chesnais-Girard, dans notre vidéo ci-dessous:

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