Accueil / Thématiques / Environnement / Campénéac. “Vent Debout” marche contre les éoliennes

Environnement

Publié le 12 septembre 2021

Campénéac. “Vent Debout” marche contre les éoliennes

Près de 150 personnes ont participé ce dimanche matin à la marche découverte organisée par l’association vent Debout de Campénéac. Le rendez-vous était fixé au coeur du site sur lequel un parc éolien doit voir le jour et contre lequel se battent les adhérents à l’association. Celle-ci a le soutien de la municipalité de Campénéac qui a voté contre le projet à l’unanimité l’an dernier et plusieurs autres associations de défense contre des projets éoliens du département étaient présents. Souffrante, Anne-Marie Robic, la déléguée de l’association Sites et Monuments – SPPEF (Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France), n’était pas présente.

Ce dimanche matin, les participants étaient invités à parcourir deux boucles à travers la campagne. Avant le départ, ils étaient invités à remplir un quizz dont les réponses se trouvaient sur le circuit.

Ce rassemblement, surveillé de près par la gendarmerie était aussi l’occasion pour les responsables de l’association de faire le point sur le dossier de Campénéac. Selon le président de Vent Debout, Alain Pannetier, le dépôt du projet a pris du retard sur le calendrier annoncé, mais il est toujours autant d’actualité et ce dépôt pourrait être imminent. Selon lui, le promoteur aurait pris des contacts la semaine dernière avec la mairie.

En attendant, les membres de l’association poursuivent leur campagne de sensibilisation du grand public qui selon eux recoivent un accueil de plus en plus attentif dans la population. Ils en veulent pour preuve les nombreux retours qu’ils ont eu lors de leurs distributions de tracts sur les marchés des environs. Reste les décideurs locaux. “Nous voulons faire comprendre aux élus de proximité que de nombreuses personnes sont contre ces projets éoliens”, souligne le président.

“Nous avons rencontré Patrick Le Diffon le président de Ploërmel communauté qui nous a dit que 17 éoliennes à Lanouée, il n’en fallait pas plus…”, souligne Pascal Savigne, un adhérent de Vent Debout. Mais ce dimanche matin, à part les représentants de la municipalité de Campénéac, aucun élu n’était présent.

Les militants de Vent Debout ont rappelé l’absurdité et les dégâts sur l’environnement des éoliennes et leurs blocs de 1500 tonnes de béton et de ferraille chacune enterrés dans le sol. “Une seule éolienne coûte 3 millions d’euros. Cet argent s’il était redistribué aux 600 foyers de Campénéac permettrait à chacun de réaliser 5000 euros de travaux d’isolation. Ce serait certainement plus efficace que de construire des parcs éoliens qui ne représentent que 4% de la production électrique de la France”, détaille l’un d’entre eux. Sans parler de la durée de vie limitée -une vingtaine d’années- de ces éoliennes sans que l’on sache comment en seront recyclés les différents éléments: des pales d’éolienne en fibre, des blocs de béton quasiment indestructibles…

Bref, l’association Vent Debout n’a pas l’intention de baisser les bras. D’ores et déjà, elle s’est mise en relation avec un avocat et se tient prête à engager des recours, dès que le dossier sera officiellement déposé.

Mais ils le savent, le combat sera difficile. Car à Campénéac, les promoteurs ont déjà recueillis les accords des propriétaires de parcelles. C’est, selon les opposants, la clé de ces dossiers. Les propriétaires qui se sont engagés ne peuvent plus revenir en arrière “ils sont sous la menace de demandes d’indemnisations d’un million d’euros”, explique Noël Le Breton, le président de l’association Vent de Panique qui mène un combat similaire à Moréac. “Nous sommes venus pour montrer notre solidarité mais aussi faire savoir au préfet qu’il ne peut pas donner un blanc seing à des porteurs de projets alors que la municipalité est contre, que les riverains sont contre, que l’ARS a dit non, que la communauté de communes a dit non”, explique-t-il, reprenant le cas de figure de Moréac où, en dépit de cette opposition, le préfet a pris deux arrêtés favorables.

Inquiétude à Augan

L’association “Ca vente sur l’Oyon” que préside Armelle Moussard était également présente ce dimanche matin. Une association créé il y a une dizaine en même temps que l’émergence d’un projet éolien sur la commune et qui était en sommeil. Mais l’association s’est relancée en apprenant que des promoteurs démarchent actuellement les propriétaires terriens d’Augan afin de lancer un projet “situé sur un site touristique, près de la voie verte”. Elle tente de mobiliser ces derniers pour qu’ils refusent de signer.

La municipalité d’Augan est plutôt favorable à l’éolien et défend un projet d’éolien participatif -qui serait financé par les habitants-.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles similaires