Accueil / Oust à Brocéliande / Carentoir. Pas de prolongation pour le centre de vaccination éphémère

Oust à Brocéliande

Publié le 29 mai 2021

Carentoir. Pas de prolongation pour le centre de vaccination éphémère

Il y a un brin d’amertume parmi les élus de Carentoir, Tréal et Saint-Nicolas du Tertre qui gèrent le centre de vaccination éphémère mis en place à Carentoir. Ce samedi, les habitants des 3 communes âgés de plus de 75 ans -ou 70 avec comorbidités- viennent y recevoir la 2è dose du vaccin anti-COVID. Tout se déroule sans le moindre problème. “C’est même encore mieux que la première fois. On a l’habitude, tout le monde est moins stressé…”, confie Muriel Hervé, maire de Tréal. Comme la première fois, elle assure aux côtés de ses collèges de Saint-Nicolas du Tertre et de Carentoir, l’accueil des patients. “C’est vrai que pour la première fois, on n’avait pas beaucoup dormi les nuits précédentes, mais cette fois ce n’est pas le cas, on a l’expérience, tout semble naturel…”, rebondit David Naël, adjoint au maire de Carentoir. Une mécanique bien huilée qui reprend exactement les mêmes clés qu’il y a un mois. Les élus des 3 communes, les pompiers, les 4 médecins, les 5 infirmiers et les incontournables sapeurs-pompiers sont au rendez-vous. Tous les habitants primo-vaccinés sont aussi ponctuels. Leur accueil est encore plus confortable que le 1er mai dernier. Dans l’espace de pause où ils attendent 15 minutes avant de repartir, les conversations vont bon train autour d’un café. Et en plus, la mairie a installé un écran sur lequel défile une vidéo présentant Carentoir…

La dernière fois

Mais c’est la dernière fois que ce centre éphémère fonctionne. Samedi soir, toutes les installations mises en place salle du Bois Vert vont être démontées, au grand dam des élus. “C’est dommage. Tout est en place… On aurait bien aimé poursuivre cette vaccination de proximité. Mais l’ARS a dit non…”, commente avec regrets David Naël. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de convaincre l’autorité régionale de santé. “On les a appelé, on a été les voir, mais rien n’y a fait… On nous a dit que désormais, les gens qui voulaient se faire vacciner devaient aller à Redon ou à Ploërmel”, poursuit David Naël. “C’est très difficile d’avoir un rendez-vous sur Doctolib et le numéro de la plateforme téléphonique, ne décroche jamais”, ronchonne quelqu’un dans la salle…

Les élus regrettent ce coup d’arrêt car l’expérience a démontré l’intérêt de cette vaccination de proximité qui a été plébiscitée par la population. “C’est beaucoup plus simple et rassurant pour les gens de venir se faire vacciner ici, à 5 minutes de chez eux que d’aller à Vannes ou à Redon…”, constatent-ils. D’autant que la salle était prête et est restée en l’état depuis un mois. “On aurait très bien pu enchainer sur une 2è séquence vaccinale la semaine suivante. Maintenant c’est fini…”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles similaires