Sérent. Quads sur la tourbière: la colère de Bretagne Vivante

L’émotion est vive parmi les membres de l’association Bretagne Vivante. Celle-ci gère la Tourbière de Kerfontaine de Sérent depuis 1982 dans le cadre d’une convention avec la municipalité. Dimanche dernier en fin de matinée, un des membres de l’association qui passait en vélo à proximité du site y a surpris 4 quads. Ce dernier a tenté d’arrêter les pilotes de ces engins pour leur signaler qu’ils étaient en infraction. Mais ces derniers ont pris la fuite. “Ce n’est pas acceptable. Ces gens là doivent savoir que des recherches sont en cours pour les identifier. Notre service juridique a été saisi. Cette affaire aura des suites. On ne laissera pas passer, nous irons jusqu’au bout…”, s’emporte Bernard Ilioux, membre de Bretagne Vivante qui participait ce vendredi en début d’après-midi à une mini réunion de crise sur le site des Tourbières. Compte tenu du mode opératoire des quads et de leur connaissance évidente des lieux, les bénévoles ont acquis la certitude qu’ils ont originaires de la proche région.

La Tourbière de Sérent c’est comme une parenthèse géologique et temporelle, un espace dont l’existence remonte à la nuit des temps, un lieu où subsiste plus d’un millier d’espèces animales et végétales rarissimes que l’association et des passionnés tentent à tout prix de préserver. C’est la raison pour laquelle ils vivent très mal l’intrusion de ces quads qui témoignent selon eux d’une profonde méconnaissance de la loi, de la richesse de ce milieu, de sa fragilité et de son importance pour l’équilibre de notre environnement.

“C’est un bien commun que nous devons tous protéger…”, explique l’association qui insiste sur le fait qu’elle n’est pas contre les quads mais contre une dérive de sa pratique. “On peut faire du quad, mais cela doit se faire dans le respect de la législation. La tourbière est un site privé et sur un site privé on ne peut pratiquer le quad qu’avec l’autorisation du propriétaire”, rappelle Bernard Iliou.

La notion de “dérangement” qu’illustre par exemple le fait d’écraser une plante protégée est une infraction qui est sanctionnée par l’article R362-2 du code de l’environnement lequel prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 1500 euros pour les contrevenants. Il y a la colère, mais aussi l’inquiétude que de telles pratiques se renouvellent. En effet, des traces de passage de ces engins ont été également constatées cet hiver sur une autre site du secteur géré par Bretagne Vivante, la lande tourbeuse des Belans en Saint Guyomard.

La police municipale de Sérent va se montrer particulièrement attentive mais l’association lance aussi un appel à la responsabilité et à la vigilance des citoyens afin qu’ils signalent ces comportements inciviques à la mairie.


'Sérent. Quads sur la tourbière: la colère de Bretagne Vivante' n'a pas de commentaires

Soyez le premier à commenter cet article

Voulez-vous commenter ?

Votre adresse e-mail ne sera pas affichée

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.