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Oust à Brocéliande

Publié le 31 janvier 2021

Malestroit. 2021, l’année souvenir pour Soeur Yvonne-Aimée…

2021 sera l’année anniversaire, autour du souvenir de Soeur Yvonne-Aimée. Elle  résonnera tout particulièrement au sein de la Communauté des Augustines Hospitalières de Malestroit, où Soeur Yvonne-Aimée a vécu plus de 25 ans et où elle repose dans le petit cimetière, depuis 70 ans…

Tout d’abord, les 27 sœurs se recueilleront autour de Soeur Marie-Paule, Prieure de la Communauté, le mercredi 3 février pour célébrer l’anniversaire de la mort de la religieuse, le 3 février 1951. Soeur Marie-Paule explique : “Compte tenu des restrictions sanitaires en relation avec l’épidémie de Covid, nous célébrerons une messe à 11 h, en mémoire de Mère Yvonne-Aimée. Elle sera dite à la chapelle de la Communauté et sera, cependant, ouverte au public.” Un moment rare.

Une rue de Malestroit à son nom

Plus tard cet été, le 120 anniversaire de la naissance de sœur Yvonne-Aimée, née le 16 juillet 1901, sera célébré le 16 juillet prochain, date retenue également pour  l’inauguration de la rue qui portera son nom, le projet de la municipalité de Malestroit . “Il s’agit de la petite rue qui descend vers l’écluse et qui porte le nom actuel : Chemin de l’écluse !”, ajoute Soeur Marie-Paule.

Yvonne Beauvais, de son nom de naissance, vient au monde à Cossé dans le département de la Mayenne le 16 juillet 1901. Alfred, son père, est négociant en vin et Lucie née Brulé sa mère, est institutrice. Le père de famille décède alors que Yvonne n’a que 3 ans. Dès lors, la petite fille est confiée, jusqu’à l’âge de 6 ans, à ses grands-parents maternels. Sa mère aura la garde de Suzanne, son autre fille, et obtient un poste de directrice d’école. Avec sa grand-mère qui ouvre sa porte aux pauvres, Yvonne est sensibilisée rapidement à la pauvreté et à la religion, à la vie de Thérèse de Lisieux… Quand elle retourne vivre auprès de sa mère, elle fait sa communion à Toul (54) en décembre 1909. Quelques jours plus tard, elle confie et écrit : “Je voue ma vie entière au Christ”. Elle fait 2 années d’école en Angleterre, puis termine ses études à Paris. Pour subvenir aux besoins des pauvres de la capitale, auxquels elle consacre son dévouement, elle n’hésite pas à devenir bonne à tout faire et cuisinière. Elle vend aussi ses dessins et ses écrits et donne des récitals au piano…

Décorée par le Général de Gaulle

Elle a 21 ans quand elle arrive, en convalescence, pour la première fois à la clinique de Malestroit, car elle a attrapé la fièvre paratyphoïde. Elle souffre aussi de violents maux de tête, qui ne la quitteront plus jamais ! C’est là qu’elle décide de tout abandonner, y compris le fiancé qui lui était destiné, pour devenir religieuse. En 1927 elle devient sœur Yvonne-Aimée de Jésus. Elle est d’abord cuisinière, puis maîtresse de 35 novices. En 1928, elle a 27 ans quand elle réforme la Communauté, en créant une clinique médicale et chirurgicale moderne, qui ouvre un an plus tard. En 1935, elle devient la Mère supérieure des Augustines. Sous l’occupation allemande, Mère Yvonne-Aimée étonne son entourage par son courage et son sang-froid. Elle cache et soigne les blessés résistants et les parachutistes. Il lui arrive même de soigner des blessés ennemis! (voir vidéo ci-dessous). Elle organise l’hébergement à la clinique du général Louis-Alexandre Audibert, chef de l’armée secrète de l’Ouest et parvient à soustraire ses protégés à la Gestapo ! Après la guerre, elle sera décorée à 6 reprises pour ses actes de résistance, une reconnaissance nationale et internationale. Elle recevra en outre, la Croix de guerre avec Palme en juin 1945 à Saint-Marcel, et le Général de Gaulle lui remettra, en personne, la Légion d’honneur le 22 juillet 1945 à Vannes. En 1946, Rome permet la fondation de la première Fédération de monastères de femmes et Mère Yvonne-Aimée en est élue Supérieure générale.

Malgré une santé de plus en plus fragile, elle consacre les dernières années de sa vie à ses tâches quotidiennes, grâce à l’amour et l’énergie qu’elle entretient avec Dieu, le fil conducteur de son existence.

Alors qu’elle souffre d’hypertension artérielle, elle est victime et décède d’une hémorragie cérébrale foudroyante le 3 février 1951. Elle est dans sa cinquantième année. La dernière photo (ci-jointe) a été prise le jour de sa mort, alors qu’elle s’apprêtait à partir en voyage en Afrique du Sud, pour rendre visite à ses sœurs missionnaires au Natal.

Dossier de béatification en cours

Mère Yvonne-Aimée repose dans le cimetière du Monastère des Augustines à Malestroit. Elle reçoit chaque année de nombreuses visites de personnes, qui se recueillent sur sa tombe et confient leurs intentions de prières à son intercession. Des courriers et messages du monde entier arrivent à la communauté, témoignant des grâces reçues par son intercession…

En 1957, son cercueil a été ouvert. Son corps baignait dans 5 cm d’eau : il était intact ! L’étude de son dossier, pour de nombreuses manifestations surnaturelles, phénomènes de bilocation, et autres… est toujours en cours d’examen à Rome, en vue d’une béatification. En 2014, la radio RTL avait consacré un dossier aux dons de Mère Yvonne Aimé (lire en cliquant ici).

INFOS PRATIQUES :

Messe en l’honneur de l’anniversaire des 70 ans de la mort de Soeur Yvonne-Aimée  : Mercredi 3 février 2021 à 11 heures, chapelle du Monastère des Augustines, 2 Faubourg Saint-Michel – Malestroit.

 

 

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