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Oust à Brocéliande

Publié le 13 décembre 2020

Guer. Conseil municipal: la délinquance en question

 

Le commandant de la communauté de brigade de Guer (*), Stéphane Le Gluher, était l’invité du conseil municipal de Guer, vendredi soir avant l’examen des questions à l’ordre du jour de la soirée. Une présence qui répondait à une inquiétude manifestée par les élus relayant celle de la population concernant l’évolution de la délinquance sur la commune et le territoire. D’ailleurs, le maire Jean-Luc Bléher indiquait que le conseil municipal s’était posé la question de la pertinence d’un développement de la vidéo surveillance.

Une inquiétude que le lieutenant Le Gluher a relativisé en constatant que dans la plupart des domaines de la délinquance, l’activité est soit stable soit en diminution. « C’est normal et je comprends que l’on puisse s’inquiéter, mais les statistiques sont là. Pour moi, les chiffres de la délinquance ne sont pas inquiétants… », analyse le lieutenant Le Gluher. Il y a cependant un secteur qui est un nette évolution, comme c’est d’ailleurs le cas au niveau national, il s’agit des violences intra-familiales. Un phénomène qui fait l’objet d’une attention toute particulière de la part des autorités, la préfecture multipliant d’ailleurs les initiatives pour enrayer ce fléau conjoncturel, conséquence directe de la crise sanitaire et du confinement.

Il y a un autre domaine dans lequel les gendarmes de la COB de Guer mènent une action très offensive, celui de la lutte contre le trafic de stupéfiants. « Les stupéfiants sont de plus en plus présents dans nos campagnes et la pandémie a sérieusement compliqué les choses… », indique le lieutenant qui évoque plusieurs opérations menées ces derniers mois dans le secteur de Guer. Une opération coup de poing spectaculaire s’était d’ailleurs déroulée à Guer, fin septembre, dans le cadre de cette lutte contre les stupéfiants, supervisée par le secrétaire général de la préfecture (voir notre reportage en cliquant ici). 

Le lieutenant Le Gluher a également évoqué les changements d’organisation opérationnelle qui sont intervenus depuis 6 mois dans le fonctionnement de la gendarmerie et qui rendent les forces de l’ordre pas fatalement plus visibles pour le citoyen mais plus présentes sur le terrain, sur les périodes au cours desquels les délinquants sont les plus actifs. C’est à dire la nuit. Le commandant de la COB de Guer a ainsi expliqué que toutes les nuits des patrouilles de trois gendarmes chacune sont en action et opérationnelles sur le terrain en permanence de 19 heures à 8 heures du matin. « Ne vous étonnez donc pas de voir sur le secteur de Guer des gendarmes venant d’autres brigades… », prévient-il. Une nouvelle organisation dans laquelle le département du Morbihan a été précurseur et qui est appliquée sur l’ensemble du territoire national.

L’autre phénomène préoccupant, lui aussi inhérent à la crise sanitaire semble-t-il, c’est le nombre important d’infractions routière et notamment les vitesses excessives qui sont en forte augmentation. Avec là aussi, la nécessaire prise de conscience générale. Car les élus reçoivent souvent des plaintes de leurs habitants sur des véhicules qui roulent trop vite dans leur quartier. Mais, lors d’une récente opération menée justement sur une portion signalée dans ce cadre par le maire de Guer, les gendarmes ont relevé 15 excès de vitesse, dont 5 commis par… des riverains.

A méditer.

(*) La communauté de brigades de Guer (COB) regroupe les brigades territoriales de Guer, Malestroit et La Gacilly. Elle veille sur la sécurité de 25 communes et 40 000 habitants

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