Ploërmel. Hôpital: le collectif santé alerte le public

Depuis mardi soir, il n’y a plus de gardes de nuit (à partir de 18 h 30) chirurgicales à l’hôpital de Ploërmel. Le collectif santé du Pays de Ploërmel qui regroupe des citoyens du territoire a choisi de mener une action ce mercredi après-midi devant l’hôpital Ploërmelais au lendemain de la mise en oeuvre de cette décision. Plusieurs membres de ce collectif se sont donc rassemblés, banderoles en mains, pour exprimer en public leur inquiétude sur la situation de l’établissement. Ils invitent les visiteurs à signer une pétition qui circule déjà depuis plusieurs mois.

“Le directeur de l’Agence régionale de santé et le le directeur du Groupement hospitalier de territoire Brocéliande Atlantique tiennent des propos rassurants. Mais le collectif veut les confronter aux réalités vécues sur l’hôpital: arrêt des gardes nocturnes des chirurgiens orthopédiques à partir du 1er septembre, projet d’arrêt des gardes nocturnes des chirurgiens viscéraux, arrêt des analyses au laboratoire de Ploërmel, centralisation de la cuisine sur Saint-Avé… Toutes ces décisions amènent à douter de leurs propos…”, soulignent les représentants du collectif. Celui-ci veut être le porte-parole et une sorte de plateforme d’échange entre la structure hospitalère et la population. “C’est notre rôle d’informer les citoyens sur ce qui se passe…”, insiste Alain Rault. Mais le collectif affirme être aussi le vecteur de l’inquiétude du personnel de l’hôpital qui aurait des difficultés à pouvoir les exprimer. Car chaque décision porte ses conséquences. Ainsi, toujours selon le collectif la fermeture des gardes chirurgicales menace l’activité du SAMU, mais la survie de la maternité qui pour exister doit pouvoir s’appuyer sur des services performants.

Il dénonce aussi une stratégie de communication opaque de la part de la direction de l’hôpital. “Le personnel, les syndicats demandent des explications sur le déficit qui ne cesse de se creuser. En tant que citoyens, nous demandons aussi ces explications, nous voulons comprendre pourquoi ce déficit a explosé depuis la mise en place du GHT (ndlr: groupement hospitalier territorial qui regroupe plusieurs hôpitaux dont celui de Vannes). Or, nous nous sommes toujours heurtés à une fin de non-recevoir”, ajoute le collectif. Il déplore également une gestion qui privilégie la dimension économique par rapport à la santé et constate que la crise sanitaire et les promesses faites à cette occasion n’ont rien changé. “Un hôpital n’est pas une entreprise. C’est normal qu’il y ait parfois des lits vides. Il y a toujours des moments de creux mais aussi des moments de saturation. L’hôpital de Ploërmel doit être équipé au minima d’un plateau technique digne de ce nom”.

Le collectif lance un appel aux élus du bassin de santé pour qu’ils prennent en mains la défense de l’hôpital en milieu rural. Il est en relation avec Jean-Michel Barreau, le vice-président de Ploërmel communauté en charge de la santé, également conseiller municipal de la ville de Ploërmel et considère que celui-ci devrait être présent au sein du conseil d’administration de l’hôpital.

Le collectif santé du Pays de Ploërmel promet d’autres actions de sensibilisation à destination du grand public et prépare un dossier sur la situation de l’hôpital de Ploërmel. Ce dossier devrait être présenté lors d’une conférence-débat accompagné d’ateliers qui doit être organisée d’ici la fin de l’année par l’association “Citoyens ça nous regarde”


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