Guer. Ecoles de brocéliande: la fusion qui inquiète les parents

Le projet de fusion des écoles primaires et maternelles de Brocéliande préfigure-t-il la disparition pure et simple à moyen terme de ce groupe scolaire? C’est bien l’inquiétude qui taraude les parents d’élèves de cette école de Guer. Ils l’expriment sur les banderoles explicites qu’ils ont accrochées sur les grilles de l’établissement. Le conseil municipal de Guer lors de sa réunion du 24 janvier dernier a examiné ce projet de fusion et a donné un avis favorable (revivez le débat dans notre vidéo ci-dessous).

Les parents d’élèves rassemblent un faisceau d’éléments qu’ils ne peuvent s’empêcher de trouver troublants. « On voit année après année, les effectifs des écoles de Brocéliande diminuer alors que ceux de Victor Schoelcher progressent. L’an dernier, un poste a été crée dans cette école. Et pourtant les deux écoles font bien partie de la même carte scolaire », constatent Sébastien Chauvel, Anne-Sophie Hamard et Amélie Herbert, les représentants des parents des écoles de Brocéliande. De là à imaginer l’existence d’un scénario qui progressivement dirigerait les élèves vers Beignon d’un côté et vers les écoles du centre et Victor Schoelscher, de l’autre, asséchant ainsi les écoles de Brocéliande, il n’y a qu’un pas que les parents franchissent sans hésiter. « Si cela se confirmait, on pourrait imaginer la fermeture pure et simple des écoles de Brocéliande d’ici 4 à 5 ans », lâchent-ils, même s’ils ont reçu des assurances de la part des élus qu’il n’y aurait pas de changement. Selon eux, la fusion, c’est l’entrée dans un cercle irréversible: « on sait très bien qu’une fusion empêche une éventuelle ouverture et facilite au contraire les fermetures ». Les motifs d’inquiétude sont multiples. « On s’est penché sur l’évolution des effectifs prévue à la rentrée prochaine et il est possible qu’il y ait la création d’une classe double niveau grande section/CP. Mais les locaux actuels ne sont pas adaptés pour accueillir cette classe double niveau. Même à Schoelcher qui a fait l’objet d’une fusion, il n’y a pas de classe double niveau… Alors où serait-elle? », analysent les parents. Ils se montrent très réservés, voire méfiants sur la sincérité des promesses rassurantes faites par les élus et voient plutôt dans la décision  du conseil d’accepter le projet de fusion « une logique comptable et économique au détriment de l’intérêt des enfants ».

Outre la pose de banderoles, les parents ont fait circuler une pétition qui montrent que plus de 60% des familles interrogées sont hostiles à la fusion. Ils ont également écrit à la directrice académique pour exprimer leurs inquiétudes et demander l’abandon du projet de fusion pour conserver les deux écoles telles qu’elles sont actuellement. C’est à cette époque de l’année en effet que l’inspection académique établit les projections sur la carte scolaire de la rentrée prochaine.

 


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