St-Laurent-sur-Oust. Le défi de la restauration de la Donation du Rosaire

Il faudra encore beaucoup de patience avant de voir la Donation du Rosaire restaurée. Azénor et Lorraine, étudiantes à Science Po Paris, lèvent des fonds depuis des mois pour permettre la restauration de l’œuvre. Accrochée dans le grenier du presbytère de Saint-Laurent-sur-Oust, cette toile oubliée a mal supporté le temps passé. C’est un budget de 8 000€ que les deux jeunes femmes doivent trouver. Ce samedi, elles présentaient l’oeuvre et ses mystères, dans le but de mieux faire connaître leur projet. Une fois la somme récoltée, la toile sera envoyée dans un chantier école des Beaux-arts pour retrouver une seconde jeunesse. Le vieux vernis est devenu poreux, il a donc perdu son aspect translucide, et c’est la raison principale de la couche marron qui recouvre la peinture. C’est donc la plus grosse étape du travail de restauration : retirer le vieux vernis sans toucher à la couche picturale d’origine. Certaines parties de la toile de lin en chevron doivent aussi être remplacées. Enfin, les restaurateurs repeindront de la manière la plus neutre possible les éléments du tableau, tout doit être réversible. Ce chantier demandera 1000 heures de travail, un projet de grande envergure pour que la toile retrouve enfin sa place sur les murs de l’église, et que tout le monde puisse l’admirer.

 

Information pratique :

Cagnotte en ligne pour la restauration du tableau


'St-Laurent-sur-Oust. Le défi de la restauration de la Donation du Rosaire' a 2 commentaires

  1. 18 avril 2019 @ 16 h 34 min Nimitz

    Si vous faites restaurer l’œuvre par des élèves, le résultat sera plus qu’alléatoire et incertain car touché par plusieurs mains. De plus, 8000 euros me paraît une somme énorme pour seulement alléger un vernis et poser quelques pièces. Où peut on voir ce tableau qui apparemment n’a jamais été soumis à l’humidité et donc ne présente pas de gros dégâts. Merci

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    • 2 mai 2019 @ 10 h 53 min Lorraine Lebrun

      Madame, monsieur bonjour,
      Tout d’abord, merci de l’attention que vous témoignez au projet !
      Pour répondre à vos questions, disons que ce n’est pas si simple. Tout d’abord, l’oeuvre ne sera pas restaurée par des élèves mais par une restauratrice diplômée de l’Institut National du Patrimoine, dans le cadre d’un chantier école, qui sera aussi l’occasion de former les élèves. Mais le tout reste sous sa supervision pour que le résultat soit le plus homogène bien entendu. Car l’oeuvre, qui est assez grande, est très abimée et a effectivement souffert de l’humidité, entre autres repeints intempestifs et déchirures. Il ne s’agit pas seulement de retirer le vernis, mais de réintégrer toutes les écailles de peinture qui se sont désolidarisées du support, de retirer les repeints XXe, de réintégrer de la toile qui devra être faite sur mesure, de refaire un châssis…bref, tout un chantier ! Au total, 1000h de travail ont été estimées nécessaires par la restauratrice. 8000€ est un coût certes, mais nous comptons bien parvenir à réunir cette somme pour commencer le chantier. D’ailleurs, nous avons atteint les 2000€ de dons, et nous remercions tous nos généreux donateurs de leur aide.
      Par ailleurs, l’oeuvre a été montrée à St-Laurent le 13 avril dernier, où elle est restée dans sa caisse de protection. Il n’est pas facile de la manipuler – la toile elle même étant assez fragile – et ne peut donc pas être montrée aussi facilement. Pour le moment, nous n’avons pas encore prévu d’autres dates pour la présenter au public mais cela peut changer. Si cela vous intéresse, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : pgmf.bretagne@gmail.com. Nous nous ferons plaisir de répondre à vos questions et de vous contacter si l’oeuvre devait de nouveau être visible.
      Nous nous tenons à votre disposition pour toutes informations complémentaires.
      Respectueusement,

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