Ploërmel communauté. Ce qui change pour le réseau de bus RIV

Avec 9 035 passagers et 107 000 kilomètres parcourus en 2018 (depuis le 1er septembre), le réseau de bus RIV de Ploërmel Communauté est devenu en quelques semaines une solution de mobilité qui compte sur le territoire. Les habitants du territoire ont semble-t-il bien compris l’intérêt de cette formule qui leur permet de se déplacer sur le territoire en bus pour un prix modique (1 euro).

En phase de test jusqu’au 31 août 2019, le réseau va connaître ses premiers ajustements dès le 1er février 2019:

– Des modifications dans la grille horaires qui permettront de s’adapter à la réalité des circuits

– Une simplification du circuit au niveau de l’arrêt Ploërmel-Hôpital

– Un tarif abonnement à 25€/mois au lieu de 40€

Vous trouverez ci-dessous les nouveaux plannings horaires du réseau de bus RIV. Mais RIV, c’est aussi:  un service de covoiturage et de location de vélos électriques.

Renseignements sur le site dédié: www.riv-info.bzh

 


'Ploërmel communauté. Ce qui change pour le réseau de bus RIV' a 2 commentaires

  1. 25 janvier 2019 @ 4 h 27 min Jean Vaprendre Monvélo

    C’est-à-dire 12 km/passager sur une ligne d’une vingtaine de kilomètres avec…. un bus de 20 places qui font plus de 20 rotations par jour !!

    *

    Les bus circulent quasi vide la plupart du temps, sauf si un groupe de cinq arrive ou bien pour certains horaires. Avec moins de 10 000 passagers sur 4 mois de service, il n’est atteint qu’une tendance d’usage de 24 000 à 27 000 passagers/an.

    L’objectif de Ploërmel communauté serait de 70 000 passagers/an (à 1 €) pour l’autofinancement budgétaire. Avec cet objectif fixé au départ de 23 333,33 passagers par trimestre, le 1er exercice se montre déficitaire de plus de 60% avec le système de tarification décidé.

    Lutter contre l’incivilité pour les édiles est autant d’œuvrer pour l’exercice de la civilité par la population. Ceci pouvant prendre d’autre forme que le choix, comme celui de la ville de Ploërmel, de créer des « référents » de quartier en sous-main de sa police et de la gendarmerie Nationale le cas échéant.

    Une autre forme de « participation citoyenne » serait ici de proposer d’abord pour les usagers des transports en commun, le prix libre. Le prix libre vient en opposition au prix fixe inégalitaire qui impose le même prix à tous, que l’on soit riche ou pauvre.

    Avec un exemple : chercher son pain au bourg d’à côté, caus’ que la boulange du bourg à fermé… cela pour 2 € A/R, c’est plus cher que le pain !
    Et qui a du mal à payer son pain devra regarder passer sous son nez les bus de la RIV car Ploërmel communauté ne propose même pas une gratuité sociale !

    Surtout, le faible intérêt financier attendu est nul face aux dérèglements climatiques en cours. Les alternatives aux déplacements individuels quotidiens par l’automobile sont obligées afin de les réduire significativement. La prise en charge par la collectivité doit être à la hauteur de cet enjeu environnemental dramatique.

    Dans ce sens, les bus de RIV mis en place doivent circuler quasi plein et non l’inverse, quand même.

    **

    Le prix libre n’est pas la gratuité (ce qui semble rebuter nos édiles parvenus) mais engage la responsabilité de chacun. La régie existant, abonnement et ticket peuvent être gardés pour maintenir cette forme de soutien à ceux qui le souhaitent, et une caissette/tirelire peut tout autant être installée à l’entrée des bus pour permettre un soutien libre.

    Il aurait été en premier lieux plus équitable de rechercher pour Ploërmel communauté, un soutien financier au bus du RIV auprès des complexes commerciaux ayant un arrêt de proximité (Super U de Mauron, Mac Do et Consort à Ploërmel), de même qu’auprès des communes actuellement desservies.

    L’expérimentation de ce service public aux populations est en cours et pourrait se poursuivre 2 ans. La phase de test est jusqu’au 31 août 2019 et les seules premières modifications apportées pour le 1er février 2019 (principalement un abonnement mensuel à 25 € et non plus de 40 €) n’augurent d’aucunes efficiences sur l’augmentation attendue de la fréquentation des transports en commun sur le pays de Ploërmel pouvant répondre à l’urgence climatique.

    Expérimenter un fonctionnement d’un service public sur le modèle de société qui n’a conduit qu’à l’effondrement de la planète est signe d’incurie. L’expérimentation doit être pleine et entière sinon elle serait tronquée.

    ***

    Il s’agirait encore d’une phase de test, qu’il soit alors fait réellement l’expérience d’alternatives mobilisatrices et émancipatrices.

    La gratuité sociale dès la mise en service des bus locaux doit être accepté au préalable par tous les responsables locaux. Mais, la gratuité même des transports en commun doit être une pratique la plus étendue possible*.

    Le prix libre est une expérimentation qu’il suffit juste d’instaurer pour qu’elle fasse preuve de sa pertinence. Les collectivités ont des moyens de communication pour en informer chaque habitant du territoire via au moins un bulletin municipal ; le bouche-à-oreille encore d’avantage…

    La question ne se pose pas autrement : il vaut mieux des bus quasi-plein gratuit que des bus payant quasi-vide.

    Jean Vaprendre Monvélo

    * : La ville de Dunkerque depuis le 1er septembre 2018, a mis en place la gratuité des lignes de bus. Testé depuis 2015, la gratuité des transports a été mis en place d’abord sur le week-end. Il a été constaté une hausse notable de la fréquentation (+29 % le samedi et +78 % le dimanche) et une baisse des incivilités de -59 %. Il y a déjà 31 réseaux de transport gratuit en France (Aubagne, Niort, Châteauroux,…) : Dunkerque est la première grosse agglomération de cette taille à avoir franchi le pas.
    Des transports en commun sous-utilisés (5 % avant la gratuité et les deux tiers des déplacements à l’échelle de l’agglomération se faisaient en voiture en hausse même de 4 % entre 2003 et 2015), des recettes commerciales peu élevées ne pesant que 10 % des recettes globales de fonctionnement du réseau, l’abandon de projets « démesurés » inutiles (salle de sports et de spectacles de 10.000 places !) permettant un investissement de 65 millions d’euros HT et d’étendre le réseau de 36% de kilomètres supplémentaires (le financement du surcoût d’exploitation est assuré seulement par la taxe versement transport) pour des urbanisations futures dans le cadre du PLUI, des conséquences favorables sur le plan social (lutte contre l’exclusion) et environnemental (un doublement de la fréquentation est prévu dès 2019) sans augmentation d’impôts pour les ménages ou pour les entreprises ont justifié le choix du maire, ajoutant aussi : « Mieux vaut des bus coûtant un peu plus chers mais remplis que des bus à moitié vides ».

    (source : S!lence Eté 2017, La tribune du 08/09/2018)

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    • 27 janvier 2019 @ 16 h 23 min guilloux rené

      une proposition de boulangeie et épicerie subventionner par la mairie pour les gents des campagne ,sans déplacement faute de moyen et financier et faire revivre cette campagne comme autre foi qui vivais des allées et venus des commerçants bonne soirée

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