Questembert. Les habitants choisiront leur nouveau cimetière

Marie-Annick Martin, le maire avec l'équipe des services techniques dont Denis Le Botte (à droite) chargé du nettoyage du ciemtière

Marie-Annick Martin, le maire avec l’équipe des services techniques dont Denis Le Botte (à droite) chargé du nettoyage du ciemtière

Le cimetière actuel de Questembert arrive, on le sait, à saturation. L’ancienne municipalité avait lancé le projet de réalisation d’un nouveau cimetière à Celac. « Ce projet ne satisfait pas une partie de la population, car il est éloigné de la ville, ce qui pose problème pour les personnes âgées, notamment, qui ont des difficultés à se déplacer… », constate Marie-Annick Martin, le nouveau maire de Questembert. Lors du dernier conseil municipal, elle avait évoqué l’hypothèse d’un « plan B ». Elle a confirmé cette piste, ce matin lors d’une conférence de  presse présentant les nouvelles méthodes d’entretien « zéro phyto » mises en oeuvre dans l’actuel cimetière.

Elle n’a pas révélé quel serait l’emplacement de ce « plan B », compte tenu de la procédure qui s’impose à un tel équipement. Tout juste a-t-elle précisé qu’il sera plus facile d’accès depuis le centre ville. Mais elle a également indiqué que ce sont les habitants qui auront le dernier mot sur le choix du site. « Nous nous sommes engagés à la transparence et à associer les habitants à nos décisions… », rappelle Marie-Annick Martin. Donc, les administrés seront consultés, sans doute via les correspondants de quartier qui jouent un rôle prépondérant dans la vie municipale. « Si les gens choisissent Célac, ce sera Célac… », indique le maire.

Mais quel que soit l’emplacement retenu, le futur cimetière sera paysager pour des raisons esthétiques, mais aussi pour mieux répondre aux exigences du « zéro phyto » qui suppose l’abandon des produits chimiques dans l’entretien et notamment le désherbage.

Mais cette décision va retarder l’ouverture du futur cimetière, alors que l’actuel est presque complet. Pour résoudre le problème, la municipalité a donc décidé d’agrandir l’actuel cimetière, ce qui pourrait prolonger son fonctionnement de deux ans, le temps nécessaire aux études du « plan B »

 

La difficulté de l’entretien sans produits chimiques

La précédente municipalité avait décidé d’abandonner les produits phytosanitaires pour l’entretien du cimetière. « Il aurait fallu faire des tests, se donner les moyens d’y parvenir », constate l’actuelle équipe municipale qui se retrouve avec un lourd dossier sur les bras, coûteux  pour les finances communales, et des mauvaises herbes qui prolifèrent entre les tombes. Du coup, les reproches s’accumulent de la part des administrés qui dénoncent le mauvais entretien de ce lieu de recueillement. Mais les techniques d’entretien « zéro phyto » ne sont pas encore très éprouvées. Pour l’instant la technique mise en oeuvre à Questembert, c’est la binette et… « l’huile de coude ». La tâche est immense et il a fallu recruter un employé à mi-temps, Denis Le Botte, pour engager la lutte contre les adventices. Une partie du cimetière a déjà été nettoyée, mais il reste encore beaucoup à faire dans la zone la plus ancienne. D’autres moyens de lutte sont envisagés, tels que le désherbage thermique et devraient être mises en oeuvre prochainement. Dans cette partie, le gravier va être retiré et remplacé par du gazon à croissance lente. Des fleurs vont être plantées au pied des murs et du Sédum, une plante couvre-sol est implantée entre les sépultures pour étouffer les mauvaises herbes. Ce chantier plus important va être lancé en octobre afin de redonner un aspect plus agréable à l’endroit avant la Toussaint puis il se prolongera pendant l’hiver. Le résultat devrait vraiment être appréciable au printemps prochain.


'Questembert. Les habitants choisiront leur nouveau cimetière' a 1 commentaire

  1. 20 août 2014 @ 9 h 54 min Paboeuf Paul

    Ainsi que je l’avais annoncé, « Il faudra bien reparler du cimetière ! » (http://www.questembert-notre-cite.org/Il-faudra-bien-reparler-du,1047.html). Nous aurons donc au prochain conseil à délibérer pour autoriser l’achat de parcelles qui permettront de reporter la décision sur le nouveau cimetière. Ce sera « en toute transparence » dit Mme Martin. Mais sans avoir réuni la commission cimetière ! Les futurs voisins de cette mini-extension s’en sont émus et c’est ainsi que l’information (transparente?) nous est parvenue.

    Zéro-phyto ! Eh oui, c’est un engagement que nous avions pris dans notre démarche de développement durable. Sachant parfaitement que le cimetière et les terrains de football sont toujours les points délicats. Nous avions donc décidé et commencé à mettre en œuvre les techniques présentées comme nouvelles : gazon à pousse lente, fleurissement le long des murs, et implantation de sédum entre les tombes. Avec la nécessité d’étoffer les moyens humains, d’où le recrutement d’un contractuel. Mais non, ce n’est pas un « lourd dossier ». Juste un choix politique, le développement durable, dont tous les aspects avaient été mesurés.

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