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Publié le 17 avril 2014

Malestroit. Présidence de la CCVOL : l’heure du choix

Le siège de la CCVOL à Malestroit
Le siège de la CCVOL à Malestroit

Ce soir, le suspens prendra fin. On connaîtra le nom du nouveau président de la communauté de communes du Val d’Oust et de Lanvaux. L’heure de faire un petit bilan d’une campagne un peu hors normes, mais qui a sans doute permis au public d’en découvrir les particularités.

Il faut d’abord bien en comprendre les enjeux qui sont très importants et qui vont peser sur notre vie quotidienne. En effet, ce sont les communautés de communes qui gèrent de plus en plus les affaires auparavant dédiées aux communes : l’assainissement, les déchets, etc… et ce phénomène va s’accentuer. D’autre part, ces communautés de communes sont destinées à devenir de plus en plus importantes, comme le souligne régulièrement le président sortant de la CCVOL, Michel Guégan « le président qui sera élu ce soir, sera le dernier de la CCVOL…. ». Reprenant les objectifs fixés par le premier ministre, Manuels Valls, il insiste sur l’obligation qui sera faite aux communautés de communes de fusionner entres elles et cela assez rapidement. Avec la menace qu’en l’absence d’accords « amiables », ce seront les préfets qui décideront de ces rapprochements.

Les communautés de communes sont donc arrivées à une époque charnière de leur existence. Avec ce paradoxe qu’alors qu’elles vont avoir de plus en plus de pouvoirs, les communautés de communes échappent toujours à de véritables élections populaires. Même si le législateur a modifié les règles de désignation des conseillers communautaires et fait en sorte qu’ils soient élus en même temps que les équipes municipales, il n’en reste pas moins que les électeurs n’avaient pas le choix de désigner celui ou celle qui lui semblait pouvoir le mieux représenter sa commune à la communauté de communes. Ce choix était fait au préalable par les listes candidates.

Notre couverture de l’évènement

Restez sur les infos du pays Gallo. En milieu d’après-midi nous publierons un article complémentaire à celui-ci sur « les plus et les moins de chacun des candidats déclarés », puis ce soir nous serons évidemment présent à la CCVOL pour suivre le vote. Nous vous en rendrons compte en direct.

Le maire de Bohal me fait à juste titre remarquer que dans un de mes articles « vous avez employé le terme de délégués de communes or ce ne sont justement plus des délégués de communes mais des conseillers communautaires élus au suffrage universel direct… ». C’est en effet la terminologie exacte, mais je maintiens que l’on peut débattre de la notion de « suffrage universel direct »…

Dans le système actuel, c’est donc un petit groupe de femmes et d’hommes qui se retrouvent entres eux pour désigner le préisdent et les vices-présidents de la communauté. Pour la CCVOL, ils sont 35, composés des maires des communes et de « conseillers communautaires » dont le nombre varie en fonction, de la taille de la commune. Tout cela se règle par des tractations -certains disent des arrangements- qui échappent totalement aux électeurs… L’autre particularité est le fait que, même s’il y a plusieurs conseillers par commune, le plus souvent tous votent comme leur maire. Dans un véritable processus démocratique et en l’absence des électeurs, il faudrait évidemment que chacun vote en fonction de sa propre sensibilité.

Ces règles ont été bousculées cette fois à la CCVOL par l’arrivée dans la course de Christian Guillemot, le maire-adjoint de Malestroit également co-fondateur d’Ubisoft. Lui a décidé d’annoncer sa candidature au grand jour et de mener une campagne très ouverte. Michel Guégan lui a emboité le pas sans attendre, par contre Alain Launay a eu semble-t-il beaucoup de mal à se résoudre à annoncer publiquement ses intentions.

Jacky Guyon

 

 

2 commentaires "Malestroit. Présidence de la CCVOL : l’heure du choix"

  1. “ Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles “
    Sénèque
    Souhaitons, que tous les conseillers communautaires s’inspirent de ce philosophe pour désigner sans aucune pression antidémocratique …. le nouveau président de la C.C.V.O.L.

  2. Michel Guégan est un professionnel des rouages de l’État. Il était le premier à mettre en œuvre les décisions du gouvernement. Il allait chercher les subventions. Mais l’époque a changé. La crise économique a créé une crise de l’État, et en France, l’État, qui n’a jamais fait une priorité du développement économique des régions, ralentit encore la reprise économique par le détournement des richesses produites en Bretagne. Il y a à présent davantage de prélèvements, moins de subventions, moins de dotations de l’État. Michel Guégan ramène moins d’argent.
    Il se représente malgré tout et dit aujourd’hui préparer la fusion de la CCVOL avec une autre CC, par peur que le préfet ne le fasse avant lui. Toujours cette obsession de s’insérer dans les textes. Merci donc à lui pour le travail accompli, mais je crois qu’on n’élit pas un président d’intercommunalité en récompense du travail effectué. Il sera bien temps de le remercier plus tard.
    Aujourd’hui, il faudrait à la tête de la CCVOL des gens qui préfèrent faire plier le préfet plutôt que de plier devant lui. Il y a encore trop d’élus de dimension locale, départementale, qui continuent à revendiquer de s’insérer dans les dispositifs anciens. Il y a une vraie différence entre ceux qui au nom de l’aménagement du territoire revendiquent le maintien de la perception, et ceux qui veulent le haut-débit généralisé.

    C’est la saison des Bonnets Rouges en Bretagne. Alors s’insérer dans de nouveaux dispositifs de l’État que nous acceptons, pourquoi pas, aider l’État à se réformer, pourquoi pas, mais avant tout il importe de reprendre les rênes de notre économie régionale. Le gouvernement – l’actuel ou un suivant – va bien devoir lever certaines lourdeurs dans l’organisation administrative du pays, en particulier en supprimant les départements, en réunifiant la Bretagne, en allégeant les administrations improductives. Les présidents d’intercommunalité vont préparer cette reconnaissance de l’économie régionale, et l’émergence sans concurrence du couple Région/Intercommunalité. Les professionnels de la gestion administrative s’en plaindront, mais les forces vives de la Bretagne, travailleurs, entrepreneurs, s’en réjouiront.

    Et ce soir, entre un professionnel des rouages de l’État et un professionnel des nouvelles technologies, est-ce qu’il y a photo ?

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