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Publié le 29 décembre 2014

EDITORIAL. La grosse colère du maire de Caro

 

Noël Colineaux, maire de Caro et vice-président de la CCVOL
Noël Colineaux, maire de Caro et vice-président de la CCVOL (photo d’archives)

Pas content le maire de Caro. Il vient de m’appeler pour me reprocher de l’avoir accusé d’un « déni de démocratie », d’être un suppôt de Christian Guillemot, de ne jamais contacter l’équipe dirigeante de la CCVOL et, menace suprême, de me laisser prendre des notes au conseil et de ne plus rien me dire. A lire également notre article sur le compte-rendu du conseil municipal.

On va prendre les choses à l’envers:

-Me laisser prendre des notes au conseil sans rien me dire. Je pense que vu ce qui vient de se passer, c’est plutôt une bonne chose. Parce que, si c’est pour me demander en début de conseil de ne pas révéler le nom de l’ensemble immobilier que veut acheter la commune, ça m’arrange. J’ai accepté de jouer le jeu, parce que « le contrat n’était pas encore signé », mais c’est vrai que ça m’a turlupiné. Donc, comme d’ailleurs tout le monde le sait à Caro, il s’agit de l’ensemble que la commune connaît sous le nom de « Lameule » qui inclut le restaurant des Bruyères et tous les bâtiments situés autour. Et puis, en matière de confidences, le coup de faire passer le vote sur le transfert de compétences derrière mon dos… j’ai connu mieux.

-De ne jamais contacter l’équipe dirigeante de la CCVOL. Oui, il a raison. J’ai appelé à de multiples reprises le secrétariat du président pour avoir un rendez-vous par exemple lorsqu’il était question du transfert de compétences du pouvoir de police à la CCVOL. Aucune réponse. Et ainsi de suite. La dernière en date, c’était pas plus tard qu’il y a une dizaine de jours pour avoir un rendez-vous sur le thème des fusions de communes. Pas de réponse. Donc, c’est clair, je ne vais pas perdre du temps et de l’énergie à supplier le président de la CCVOL de bien vouloir me parler… Le président n’est pas le seul membre de l’équipe dirigeante. J’apprécie beaucoup la 1ère vice-présidente, Gaelle Berthevas, avec qui il est possible de discuter très librement de multiples sujets et bien entendu je respecte la confidentialité nécessaire comme toujours avec mes interlocuteurs. Peut-être qu’elle cache son jeu, mais moi je n’ai rien à lui reprocher…

-D’être un suppôt de Christian Guillemot. C’est une règle qu’on connait bien dans la presse : quand les gens de gauche disent que vous êtes de droite et que ceux de droite disent que vous êtes de gauche, c’est bon signe. C’est que vous êtes objectif. Mais je pense, qu’à la CCVOL, on ferait mieux de jouer pleinement le jeu de la liberté de la presse, de la communication, comme d’ailleurs le fait très bien Christian Guillemot. Ca serait tellement plus agréable professionnellement, intéressant pour la population que de pouvoir donner l’avis de la CCVOL, lorsqu’il y a un sujet qui s’y prête. Beaucoup plus agréable que d’apprendre par la population que « quelqu’un à la CCVOL recommande aux employés de ne pas consulter notre site « les infos du pays Gallo » parce que « c’est malsain » ». J’ai posé la question à Alain Launay qui m’a juré ses grands dieux que bien sur ça ne pouvait pas être lui, qu’il ne voyait vraiment pas qui cela pouvait être. Tout juste s’il n’allait pas ouvrir une enquête… J’ai toujours pas de réponse, mais les employés de la CCVOL doivent bien savoir de qui il s’agit. Mais bon, quand on à l’habitude de l’ombre, on a du mal à aimer la lumière et la transparence. Et dans ces conditions, ben oui, c’est plus agréable de discuter avec Christian Guillemot. Au passage, le dernier entretien que j’ai eu avec Christian Guillemot -en dehors de la couverture des évènements qui se sont déroulés à la nurserie numérique- remonte au… 7 novembre. Quitte à être un suppôt de Christian Guillemot, il va falloir que je copine un peu plus…

-Déni de démocratie. Pour faire politiquement correct, on va dire non bien sur. Mais quand même, envoyer un compte-rendu du conseil municipal à la presse qui transforme la réalité, faire passer une délibération en douce, sans respecter la loi, ça pose problème. D’autant, puisque le maire de Caro joue les donneurs de leçon, qu’il aurait très bien pu modifier l’ordre du jour pour y intégrer ce sujet. La commune de Malestroit a annoncé le 9 décembre qu’elle engageait un recours et le conseil de Caro s’est tenu le… 17 décembre. Sachant que la convocation du conseil doit être publiée trois jours francs avant la réunion, il y avait de la marge. …

Après, qu’on comprenne bien que le conseil de Caro vote pour ou contre, revienne sur sa décision, s’en prenne à Malestroit ou à n’importe qui d’autre, cela m’est complètement indifférent. Ce que je dénonce c’est la volonté de cacher les choses publiques. Ca c’est malsain!

Au fait, le maire de Caro m’a raccroché au nez. Selon des spécialistes du comportement, il parait que ça à un sens…

Jacky Guyon

 

2 commentaires "EDITORIAL. La grosse colère du maire de Caro"

  1. Bonjour Jacky,
    Je travail à la CC et je suis bien placé pour savoir qu’il n’y a jamais eu d’injonction, ni même d’insinuation quant à la consultation de ton site. La seule remarque aura été d’éviter les contributions comme celle que j’adresse en ce moment pour assurer le devoir de réserve.
    Merci par avance pour la publication de cette petite précision.

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