Morbihan. Le département placé en vigilance rouge canicule à partir de lundi midi
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Publié le 19 août 2026
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Face aux conséquences de la sécheresse et de la canicule sur les exploitations agricoles, la FDSEA du Morbihan réclame dans un communiqué, une revalorisation rapide des prix payés aux producteurs. Le syndicat alerte sur la baisse des rendements, les difficultés dans les élevages et la menace qui pèse sur les stocks fourragers. Il demande également des mesures de soutien à la trésorerie des exploitations et défend la création de réserves d’eau pour faire face aux futurs épisodes de sécheresse.

Le communiqué de la FDSEA :
« CANICULE ET SÉCHERESSE : UNE HAUSSE DES PRIX PAYÉS AUX PRODUCTEURS
EST INDISPENSABLE
Les agriculteurs morbihannais subissent de plein fouet les conséquences de la sécheresse et des fortes chaleurs. Alors que toutes les productions sont pénalisées et que les charges restent élevées, la FDSEA du Morbihan appelle tous les acteurs
du monde agricole et les services de l’état à prendre leurs responsabilités. La réponse à la crise climatique ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des producteurs.
L’été 2026 nous rappelle une réalité que les agriculteurs connaissent trop bien : notre agriculture est directement confrontée aux conséquences du changement climatique.
Après un hiver marqué par des épisodes d’excès d’eau, le Morbihan connaît désormais une sécheresse très grave, accompagnée de fortes chaleurs qui mettent à rude épreuve tous ceux qui travaillent dans nos fermes.
Dans les élevages, les animaux souffrent des températures élevées, avec, dans certains cas des mortalités importantes. Les prairies ne produisent plus, les stocks fourragers sont clairement menacés et le risque de décapitalisation des cheptels est au plus haut.
Dans les productions végétales, le constat est tout aussi dramatique. Le manque d’eau pénalise les cultures, les rendements sont affectés et certaines productions voient leur potentiel anéanti.
Au vu de ces conditions météorologiques exceptionnelles, nous demandons que les calendriers de semis et d’épandage soient adaptés à cette conjoncture exceptionnelle d’autant que les périodes de travail vont être très intenses.
Sans prix rémunérateurs, notre agriculture sera délocalisée
Derrière ce constat, des pertes économiques considérables se profilent pour les fermes morbihannaises. Face à cette situation, nous le rappelons clairement : les agricultrices et les agriculteurs ne doivent pas être la variable d’ajustement permanente de la chaîne alimentaire. La FDSEA du Morbihan demande donc une véritable revalorisation des prix à la production. Les pertes de production dans nos fermes engendrent une diminution de l’offre conséquente dans les industries en aval ce qui doit indéniablement se répercuter sur les prix de nos produits sans attendre !
Car chaque fois qu’une ferme cesse son activité faute de revenu, c’est une capacité de production qui disparaît. Chaque fois qu’un porteur de projet renonce à s’installer parce qu’il ne voit pas de perspective économique dans l’agriculture, c’est une ferme de moins pour demain. Et chaque fois que nous perdons une production française, nous devons davantage recourir aux importations alimentaires. La question du prix payé aux producteurs est donc directement liée à notre souveraineté alimentaire.
De plus, pour faire face à ces baisses de production et aux mauvaises récoltes, beaucoup d’entre nous auront besoin d’aides à la trésorerie (pour achats de fourrages, fermages…).
A ce titre, nous demandons que tous les leviers possibles soient activés pour répondre à ces besoins pressants (reports de cotisations sociales, annuités, exonération de taxes foncières…).
L’eau : anticiper plutôt que subir
La sécheresse que nous connaissons doit également nous conduire à accélérer notre adaptation au changement climatique. Nous devons être capables de disposer d’eau lorsque les cultures et les animaux en ont besoin. Cela implique de pouvoir stocker une partie de l’eau lorsqu’elle est disponible, afin de sécuriser les productions et de mieux faire face aux épisodes de sécheresse. La FDSEA du Morbihan continuera donc à défendre la création de réserves et les solutions permettant de sécuriser l’accès à l’eau pour l’agriculture et tous les usages.
En conclusion, face à la baisse des productions, à l’augmentation des risques et à la nécessité de continuer d’investir, les prix payés aux producteurs doivent augmenter de façon tangible pour que tout consommateur puisse encore manger français demain !
Nous demandons donc à tous les acteurs des filières de l’aval une revalorisation rapide de nos prix à la production pour que la terre morbihannaise demeure une terre nourricière ! »
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