Ploërmel. Le rassemblement à l’hôpital
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Publié le 22 décembre 2025
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Le monde agricole est inquiet pour son avenir. A Ploërmel, ce lundi en début d’après-midi un groupe d’une dizaine de membres de la FDSEA et des JA (jeunes agriculteurs) ont fait une visite remarquée au magasin Leclerc de la zone du Lac. Arrivés à bord de trois engins agricoles, ils ont effectué une inspection des rayons de la grande surface afin de vérifier l’origine des produits qui y étaient présentés. Une opération qui s’est déroulée dans le calme. Au cours de leur visite, les agriculteurs ont trouvé des produits « venus de nul part » pour reprendre le slogan qu’ils collaient sur les produits en question mais ils ont pu dialoguer avec le directeur, Thomas Rio. « J’entends les doléances, j’entends ce qu’on nous dit. Nous avons des produits français et européens pour répondre à la demande de tous nos clients. Mais nous faisons un gros effort d’étiquetage pour que les produits de France soient facilement identifiables et que les consommateurs puissent faire leurs choix en toute connaissance… », explique ce dernier qui avoue « comprendre » les préoccupations des agriculteurs et partage une de leurs remarques « on a tous besoin les uns des autres ». Un dialogue courtois et ressenti positivement par les agriculteurs. Certains d’entres eux ont expliqué les difficultés qu’ils rencontrent au moment de s’installer pour se projeter dans l’avenir, confrontés à cette concurrence de marchandises provenant de l’étranger…
« Globalement, on est content parce qu’on voit qu’ils jouent le jeu. En viande fraiche on trouve beaucoup de viandes française dont l’origine est bien indiquée et c’est également le cas en rayon. Sur la volaille, on retrouve la réalité d’une volaille sur deux importée. Leclerc est quand même engagé dans la filière avec Kerméné, il y a des producteurs qui sont en contrat avec eux, donc ce qu’on constate aujourd’hui est cohérent… », analyse Elodie Guillotel, membre des Jeunes Agriculteurs.
Au-delà de cette vérification, les agriculteurs étaient également venus adresser un message aux consommateurs qu’ils avait tracé en grosses lettres sur leur tracteur : « pour Noël, mangez français ». En arrière-plan, ils dénoncent les discussions en cours sur le Mercorsur dont ils redoutent l’aboutissement et une nouvelle taxe sur les engrais qui pourrait déstabiliser l’équilibre économique déjà précaire de leurs exploitations.
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